Anton Arensky – Trio pour piano N°1 en ré mineur – 3° mouvement « Elegie »

ArenskyPlace ce soir à un compositeur russe méconnu, Anton Arensky (1861-1906). Pourquoi est-il resté dans l’ombre? Sans doute à cause de sa difficulté à se forger un style propre, étant notamment fortement influencé par la musique de Tchaikovsky.

Faisons-le donc entrer un peu dans la lumière, en écoutant cette élégie tirée de son premier trio pour piano, avec son thème lancinant  (de 15:25 à 22:00 dans cette vidéo).

Gabriel Fauré – Barcarolle N°1

Gabriel FauréGabriel Fauré, compositeur français de la période romantique, a composé un cycle de 13 barcarolles pour piano tout au long de sa vie – morceaux dont le nom trouve sa source chez les gondoles véniciennes. Nous vous avions déjà présentées des barcarolles d’autres compositeurs, dont la plus célèbre est sans doute la barcarolle des contes d’Hoffman, d’Offenbach.

Le morceau que nous vous proposons d’écouter ce soir, la première de ses barcarolles, est délicat et complexe : la mélodie est tantôt dans les graves, tantôt dans les aigus, et tantôt encore dans le registre du milieu (avec des harpèges dans les aigus, qu’on entend bien à partir de 1:25). On se laisse entraîner par ces différentes mélodies, comme sur les eaux de la Sérénissime…

Otto Nicolaï – Les joyeuses commères de Windsor – Ouverture

Falstaff
Falstaff

Nous vous proposons d’écouter ce soir une oeuvre d’un compositeur allemand peu connu, Otto Nicolaï (1810-1849), dont on peut tout de même retenir qu’il a été à l’origine de l’orchestre philharmonique de Vienne.

L’opéra dont nous vous faisons découvrir l’ouverture est inspiré d’une comédie de Shakespeare, The merry wives of Windsor, que ce dernier aurait écrite en deux semaines à la demande de la reine d’Angleterre Elizabeth 1ère, qui aurait mis la pression au génie anglais pour qu’il écrive une pièce sur le personnage de Falstaff, qui apparaissait dans la pièce Henri IV  (non pas le nôtre, mais celui d’outre-manche) et avait plu à Sa Majesté.

Si Nicolaï n’a guère réussi à faire passer à la postérité que l’ouverture de son opéra, Verdi parviendra lui à faire rentrer Falstaff dans la légende…

Place à la musique, avec Daniel Barenboïm à la baguette!

Edouard Lalo – Concerto pour violoncelle – 2° mouvement

Edouard LaloUne fois n’est pas coutume, nous avions pris les choses à l’envers en vous présentant en premier le dernier mouvement du concerto pour violoncelle de Lalo. Continuons donc à remonter le courant, avec le deuxième mouvement de ce concerto en ré mineur. Celui-ci nous est ici interprété par Jacqueline du Pré (1945-1987), célèbre violoncelliste britannique, qui fut la femme de Daniel Barenboim. Comme souvent avec la musique romantique, on notera des alternances de passages tristes, gais, ou mélancoliques…

Et si Lalo vous plaît, allez (ré)écouter sa symphonie espagnole!

Piotr Tchaikovski – Eugène Onéguine – Polonaise

TchaikovskiNous vous avions présenté il y a quelques temps la « scène de la lettre » de l’opéra Eugène Onéguine de Tchaikovski, tiré de l’oeuvre éponyme d’Alexandre Pouchkine (que Jacques Chirac avait traduite en français dans sa jeunesse, pour l’anecdote…). Découvrons aujourd’hui la Polonaise provenant de cet opéra, qui intervient au début du troisième acte, lors du bal durant lequel Eugène va revoir Tatiana (pour l’histoire, retournez lire l’article cité plus haut). On peut aisément se figurer une salle de bal richement décorée, remplie de couples tournoyant au son de cette musique entraînante…

Place aux instruments, dirigés par le célèbre chef d’orchestre Claudio Abbado, qui nous a quittés l’an dernier.

Franz Schubert – Allegretto pour piano D.915

Franz Schubert adolescentNous vous proposons ce soir de découvrir l’une des dernières oeuvres du compositeur autrichien Franz Schubert, mort en 1828 à l’âge de 31 ans, succombant à la fièvre typhoïde. Si Schubert est surtout connu pour sa maîtrise des Lieder, il excellait également dans les compositions pour piano, comme nous pouvons l’entendre avec l’oeuvre que nous vous présentons ce soir. Un morceau très simple mais chargé d’émotion, d’autant plus lorsqu’il est interprété par le pianiste ukrainien Sviatoslav Richter (1915-1997).

Ludwig Van Beethoven – Sonate pour piano N°31

Hélène Grimaud et un loupCe soir, profitons d’un moment merveilleux tel que peut en produire la rencontre entre Beethoven, Hélène Grimaud et un piano Steinway. La sonate n°31 est un des derniers morceaux que Beethoven composera pour piano. Il a alors 50 ans révolus et il a déjà posé les bases du Romantisme sur lesquels Chopin, Liszt, Schumann et Schubert (notamment) pourront construire leurs oeuvres.

Comme la sonate N°32 (vous savez, celle où Ludwig invente le jazz), ce morceau est symptomatique de la maturité artistique de Beethoven. Il y fait preuve d’une grande audace dans la construction des phrases mélodiques et dans l’usage des rythmes.

Comme vous l’entendrez, plusieurs passages sont très intérieurs et chargés d’une grande intensité émotionnelle, presque lourds. D’autres sont si gracieux comme un ballet d’hirondelle célébrant le retour du printemps!

La belle Hélène Grimaud, presque aussi connue pour sa passion pour les loups que pour son immense talent pianistique, est extraordinaire de maîtrise et parvient à transmettre une large palette d’émotions.