Claude Debussy – Arabesque N°1

La musique de Claude Debussy (1862-1918) est à la musique classique ce que l’impressionnisme est à la peinture: le compositeur français nous plonge au milieu d’un mode de sensations, de couleurs, fait de petites touches composant un ensemble harmonieux… C’est une musique chatoyante, délicate et pleine d’audace, en recherche perpétuelle de nouvelles harmonies – et en rupture avec la musique classique des siècles précédents. Vous connaissez sans doute le célèbre Clair de Lune, aussi vous proposé-je aujourd’hui de découvrir une des autres pièces pour piano célèbres de Debussy .

C’est avec le pianiste Aldo Ciccolini que vous allez vous laisser entraîner dans le rêve de l’Arabesque N°1… Grand spécialiste de la musique française pour piano, Ciccolini a, entre autres, remporté le célèbre concours Marguerite-Long-Jacques-Thibaud en 1941.

PS: pour l’anecdote, vous connaissez (presque) tous le visage de Claude Debussy: il était représenté sur les billets de 20 francs!

Un billet de 20 Francs avec Claude Debussy

WA Mozart – Symphonie n°41 Jupiter – 4° mouvement

Woody Allen a dit de la dernière symphonie de Mozart qu’elle prouvait l’existence de Dieu, Richard Strauss que c’était la plus belle oeuvre qu’il ait jamais écoutée…

Le dernier mouvement de la symphonie dite Jupiter est l’un des plus beaux exemples de fugue de la musique classique: les mélodies et les instruments se fuient et se répondent, se quittent et se rejoignent… (on l’entend très bien notamment à partir de 5:23, lors de la fugue finale, autour du thème principal présenté dans les premières notes du mouvement).
Le chef d’orchestre Karl Böhm est ici à la direction.

PS: S’il y a quelques musiciens que ça amuse de suivre avec la partition, et quelques curieux que ça intéresse, vous pouvez la télécharger ici! (à partir de la page 35 :-))

Erik Satie – Gnossienne N°1

C’est une musique mystérieuse et envoûtante que la Gnossienne N°1 du compositeur français Erik Satie (1866-1925), première d’une série de six Gnossiennes. Ce terme vient du mot gnose, qui désigne un concept philosophico-religieux plus ou moins ésotérique, qui est à la recherche de la connaissance parfaite (en simplifié…). Cela n’est pas étonnant, Satie étant impliqué dans diverses sectes gnostiques au moment où il écrivit ses Gnossiennes – il avait même créé sa propre église, l’Eglise métropolitaine d’art de Jésus-Conducteur (dont il était le seul grand-prêtre… et fidèle!)

On retrouve ce morceau comme leitmotiv du film Paris de Cédric Klapisch, avec entre autres Juliette Binoche, Romain Duris  et Fabrice Luchini.

La première Gnossienne est ici interprétée par le pianiste chinois Lang Lang, à qui l’on reproche souvent, malgré son réel talent, d’avoir un style trop démonstratif, ainsi qu’un côté très marketing ( il a notamment joué aux cérémonies d’ouverture de la Coupe du Monde de football 2006 et des JO de Pékin en 2008, et possède son modèle de chaussures chez Adidas…)

Giuseppe Verdi – La Traviata – Prelude

Verdi (1813-1901 ) est principalement connu pour ses opéras, dont les quatre plus célèbres sont  Nabucco, Rigoletto, La Traviata et Aida. L’idée de la Traviata, qui nous intéresse ici, est venue à Verdi après qu’il eût assisté à une représentation de la Dame aux Camelias d’Alexandre Dumas fils (pas celui qui écrivit les Trois Mousquetaires, donc).

L’histoire de la Traviata est celle d’un amour impossible entre une demi-mondaine (Violetta) et un jeune homme de bonne famille (Alfredo), à qui son père interdit cette union. Ce dernier va la forcer à écrire une lettre de rupture à son fils, qui rendra celui-ci au désespoir. Quand Alfredo se rend compte que Violetta n’a cessé de l’aimer, il est trop tard, et celle-ci, atteinte d’une grave maladie, meurt dans ses bras. La première de cette opéra, donnée en 1853, fut un fiasco, notamment à cause de la corpulence de Violetta, qui n’allait pas avec la frêle jeune femme mourante dépeinte par Verdi..

On perçoit toute la dimension tragique de la Traviata en en écoutant l’ouverture/prélude à l’acte 1, dans laquelle sont présentés les principaux thèmes musicaux de l’oeuvre.

Le Royal Opera House est dirigé par Sir George Solti

Piotr Tchaikovski – Casse-Noisette – Danse de la fée Dragée

La Danse de la fée Dragée est l’un des passages les plus connus du ballet Casse-Noisette de Tchaikovski. Il est empreint d’une poésie mystérieuse, que transmet parfaitement ce passage du film Fantasia (1940). L’orchestre de Philadelphie est dirigé par Leopold Stokowski.

Et en bonus, voici une version cristalline de la danse de la fée Dragée…

Frédéric Chopin – Scherzo n°2 Op.31

Baudelaire évoque l’oeuvre de Frédéric Chopin (1810-1849) en ces termes: « cette musique légère et passionnée, qui ressemble à un brillant oiseau voltigeant sur les horreurs d’un gouffre ». On perçoit bien cette tension dans le Scherzo n°2, que Schumann comparait à une poésie de Lord Byron, « débordante de tendresse et de hardiesse, d’amour et de mépris ».

Yundi Li, plus jeune vainqueur du prestigieux concours Chopin à seulement 18 ans, interprète ici le Scherzo n°2. Si ça vous plaît, vous pourrez regarder et écouter la performance qui lui a permis de gagner le concours ici.

Ludwig van Beethoven – Sonate n°5 – 1° mouvement

Beethoven (1770-1827) est souvent reconnu comme le dernier grand compositeur de la période classique, et l’on dit qu’il a préparé la transition vers la musique romantique. On peut sentir poindre ce romantisme dans la sonate n°5 pour violon et piano, dite Printemps, dont voici le premier mouvement, dans une interprétation de Itzakh Perlman (violon) et Vladimir Ashkenazy (piano)