Frédéric Chopin – Grande Polonaise Brillante

Malheur à nous, qui n’avons encore rien écrit sur les fabuleuses Polonaises de Chopin ! Il faut dire qu’elles ont forgé la singularité du compositeur. Originaire du Duché de Varsovie, Chopin a connu une enfance baignée dans l’allégresse des fêtes populaires villageoises, au point qu’une fois devenu un compositeur accompli, il rendit fréquemment hommage aux danses et aux mélodies qui ont jalonné ses jeunes années – ses Mazurkas, ses Polonaises, son Rondo à la Krakowiak même ses Chansons moins connues écrites en polonais en sont la preuve !

Même si ce blog a déjà bien taillé dans le sujet, il nous reste donc encore beaucoup à découvrir de Chopin ! Mais restons modestes pour ce soir et intéressons-nous à cette « Grande Polonaise Brillante » : joué par la main du maestro pour la première fois en 1836, ce morceau élégant rappelle une flamboyante fanfare militaire, qui marche au rythme d’une danse populaire polonaise, en 3 temps bien marqués. Un savant mélange, que Yundi Li, lauréat du concours Chopin à 18 ans en 2000, interprète dans cette version pour piano seul.

Vous avez sûrement entendu ce petit bijou à la fin du film Le Pianiste de Polanski, où le héros, Szpilman, campé par Adrien Brody, joue ce morceau cette fois-ci accompagné d’un orchestre. Cette séquence, si belle, m’a tellement marqué que je n’ai pas résisté à vous l’offrir ce soir ! Bonne écoute !

http://www.youtube.com/watch?v=rCaOcqp3uQg

Frédéric Chopin – Nocturne Op.9 N°2

Frédéric ChopinNous vous proposons de passer la soirée avec la musique de Chopin, et son superbe nocturne Opus 9 N°2, empreint d’une douce mélancolie… Fermez les yeux et laissez-vous transporter par les belles sonorités de ce morceau, sa main gauche dont la régularité a un côté rassurant, sa main droite en proie à la tristesse, au doute… Le morceau s’achève après une série de trilles décisive, dont l’issue semble être l’anéantissement ou la renaissance de l’espoir… c’est finalement cette dernière option qui l’emporte, et le nocturne s’achève avec apaisement dans les dernières notes.

Ce nocturne est ici interprété par Yundi Li, plus jeune vainqueur du concours Chopin, puisqu’il remporte celui-ci à l’âge de 18 ans…

Frédéric Chopin – Fantasie Impromptu, Op. 66

Cette œuvre, une des plus connues de Chopin, ne fut éditée qu’en 1855  (6 ans après sa mort) par son ami Fontana, qui ajouta sans raison le mot Fantaisie. Si le terme Impromptu renvoie à l’idée d’ improvisation (ici des flots cristallins de notes se meuvent sur le clavier, sans développement), la structure n’en est pas pour autant négligée, le morceau se composant, comme les trois autres Impromptus du compositeur, de trois parties bien distinctes : un premier thème, un épisode central plus expressif, contrastant dans le caractère avec le précédent, et enfin la réexposition du sujet initial.

Notez que Chopin, de son vivant, avait refusé de publier cette oeuvre et aujourd’hui encore, personne n’en connait la raison exacte. Certains prétendent qu’il détestait l’oeuvre qu’il venait de composer, et d’autres soutiennent que c’est à cause du passage qui affiche exactement les mêmes notes que la cadence de la sonate au clair de lune de Beethoven, dernier mouvement presto agitato ainsi que d’autres similitudes avec l’oeuvre en question ( La tonalité, le tempo indiqué, etc…). Cette parenté pourrait expliquer le refus de Chopin de voir sa composition publiée.

Il ne vous reste plus qu’à admirer la virtuosité de Yundi Li, sur la vidéo que nous vous proposons: remarquez que la main droite joue des doubles croches tandis que la main gauche joue des sextolets de croches, ce qui, vous le devinez, ajoute largement à la difficulté du morceau…Voyez par vous même sur la partition ci-dessous.

Frédéric Chopin – Scherzo n°2 Op.31

Baudelaire évoque l’oeuvre de Frédéric Chopin (1810-1849) en ces termes: « cette musique légère et passionnée, qui ressemble à un brillant oiseau voltigeant sur les horreurs d’un gouffre ». On perçoit bien cette tension dans le Scherzo n°2, que Schumann comparait à une poésie de Lord Byron, « débordante de tendresse et de hardiesse, d’amour et de mépris ».

Yundi Li, plus jeune vainqueur du prestigieux concours Chopin à seulement 18 ans, interprète ici le Scherzo n°2. Si ça vous plaît, vous pourrez regarder et écouter la performance qui lui a permis de gagner le concours ici.