Ennio Morricone – Gabriel’s Oboe and The Fall

Après réflexion, je ne pense pas faire d’écart au principe de ce site en vous proposant l’écoute d’une composition de Ennio Morricone (nous vous avions déjà d’ailleurs présenté une de ses oeuvres à l’occasion d’une Série). D’une part parce qu’il est reconnu aujourd’hui comme l’un des plus grands compositeurs et chefs d’orchestre du XXème siècle, d’autre part car j’ai eu l’occasion d’entendre l’oeuvre suivante sur « Classic FM ». :)

Vous reconnaîtrez le thème pour l’avoir peut-être entendu dans le film « Mission » réalisé par Roland Joffé. Voici une interprétation du morceau intitulé « Gabriel’s Oboe and the Falls » par le fameux violoncelliste américain Yo-Yo Ma. Le thème fait écho à la scène dans laquelle le héros, Jésuite espagnol, joue du hautbois, ce qui fascine les indiens Guarani qui lui laissent la vie sauve. D’où l’importance de savoir bien jouer d’un instrument de musique facilement transportable. Bonne écoute!

Antonin Dvorak – Le Calme de la Forêt (Waldesruhe)

DvorakPar Henri Y.Q. – Audituri Te Salutant!

Imaginez vous dans les bois : vous vous échappez de toute réalité anthropique pour errer sans direction précise, vous humez les délicates senteurs d’une nature luxuriante, vous vous délectez de l’apaisement dans votre solitude où vous vous retrouvez seul avec votre conscience et vous-mêmes… Vous n’y arrivez pas ? La cacophonie incessante des villes vous en empêche ? Comme c’est triste. Pour y remédier je vous encourage à relire les Rêveries du Promeneur solitaire, ou, si le temps venait à vous manquer, à vous attarder sur le morceau suivant.

Ce morceau, c’est le « Waldesruhe », tiré des Légendes de la Forêt de Bohême, d’Antonin Dvorak, dont la réputation auprès du grand public n’est plus à faire, notamment grâce à la Symphonie du Nouveau Monde, œuvre monumentale aujourd’hui jouée et rejouée à toutes les sauces, dans tous les conservatoires de musique de France, de Navarre et du reste monde. D’ailleurs, vous vous souvenez du dernier mouvement de cette symphonie, où la musique agitée mime l’inquiétude, la nervosité de l’immigré débarquant à New York, de surcroît subjugué par ces immenses buildings érigés en ce début de XXe siècle ? Ça tombe bien : ici, vous avez exactement l’inverse. Dans ce morceau, tout n’est que calme, quiétude, sérénité. Ce morceau, c’est la traduction du ressenti de Dvorak qui erre, sans but, dans une forêt qu’il connaît bien mais dont la majesté des bouleaux millénaires et l’étincellement du soleil déversant sa lueur sur les clairières continuent de le subjuguer.

Je vous offre ici 7 minutes. 7 minutes pour vous délecter des phrasés suaves d’un morceau non moins langoureux, mené à la perfection par le légendaire Yo Yo Ma au violoncelle et le grand Seiji Ozawa à la baguette. 7 minutes pour vous évader de la cacophonie urbaine et du bourdonnement des autres hommes qui vous insupportent, je n’en doute pas. 7 minutes pour vous transporter dans la vaste forêt de Bohême, matrice de moult contes et légendes qui ont, jadis, bercé l’enfance de Dvorak.

Piotr Tchaïkovski – Quatuor à cordes N° 1, Op. 11 – Andante Cantabile

Aujourd’hui nous vous proposons l’écoute d’une oeuvre mélancolique du compositeur russe Tchaïkovski, composée en 1871. L’origine de ce mouvement est parfois attribuée à une chanson populaire que le compositeur aurait entendu siffler de la bouche d’un peintre en bâtiment!

L’oeuvre a été jouée lors d’un hommage à l’écrivain Léon Tolstoï, qui aurait eu les larmes aux yeux en entendant ce mouvement. Ca se comprend!

Il s’agit ici d’une interprétation du violoncelliste Yo-Yo Ma, que nous vous avons déjà présenté à plusieurs reprises sur ce site. Dans cette interprétation, le Pittsburg Symphony Orchestra prend son temps puisque la durée moyenne d’interprétation de ce mouvement est en général bien inférieure. Mais je trouve que l’oeuvre n’en est pas moins dansante, et, si je devais réaliser le prochain film Fantasia, j’y intégrerais ce morceau avec certitude! ;-)

Edward Elgar – Concerto pour violoncelle en mi mineur – Adagio

Ce soir, une musique de solstice d’hiver! Voici une oeuvre magistrale du compositeur anglais Sir Edward Elgar, qui ne récolta pourtant pas le succés mérité lors de la première à Londres juste après la 1ère Guerre Mondiale en Octobre 1919 (peut-être entre autres parce que l’on accorda pas assez de temps aux répétitions).

Ce concerto rompt avec l’oeuvre plutôt joviale du compositeur et reflète en quelque sorte l’état d’esprit d’Elgar après la Guerre.

J’ai choisi l’interprétation du violoncelliste Yo-Yo Ma et du Chicago Symphony Orchestra dirigé par Daniel Barenboim au Carnegie Hall, bien que l’extrait soit coupé avant la fin, car elle me semble être exceptionnelle. Mais pour les amateurs, je vous conseille de mettre la main sur celle de Jacqueline du Pré qui a largement contribué à faire redécouvrir le Concerto dans les années 60.

Yo-Yo Ma et Lil Buck : Le Cygne de Camille Saint-Saëns

Aujourd’hui, onzième épisode des vidéos hors-jeu! Tous les vendredi soirs, une vidéo décalée (passionnante, bizarre, impressionnante ou simplement drôle) vous attendra pour vous donner le sourire après une dure semaine!

Au programme, une collaboration inattendue entre le grand violoncelliste Yo-Yo Ma et le danseur Lil Buck, sur l’air du Cygne, tiré du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Le résultat est très beau…

Antonin Dvorak – Humoresque N°7

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèqueVous comprendrez tout de suite, en l’écoutant, pourquoi ce morceau porte le nom d’humoresque… Ce terme a été inventé par Robert Schumann, et Dvorak l’a repris pour un cycle de huit pièces pour piano, composées vers la fin de sa vie, et qui se trouvera être son dernier cycle de compositions pour piano.

Comme souvent, Dvorak s’est inspiré de mélodies entendues dans le « Nouveau Monde » (il a été directeur du Conservatoire de New York de 1892 à 1895), qu’il avait l’habitude de noter dans de petits carnets. Rentré en Bohème pendant l’été 1894, il compose alors ses humoresques pour piano. L’humoresque N°7 est la plus célèbre des huit, et de nombreux arrangements en ont été faits – mais jamais par son compositeur…

Nous vous proposons donc d’écouter la version originale pour piano, puis un arrangement pour violon, violoncelle et orchestre, avec les célèbres Itzhak Perlman et Yo Yo Ma dans les deux premiers rôles…