Giuseppe Verdi – La Traviata – Addio del passato

Maria CallasEn ce jour anniversaire des 90 ans de la naissance de Maria Callas, nous vous proposons d’écouter un « grand classique », l’aria finale de Violetta, dans l’opéra La Traviata, un rôle qui collait à la peau de la cantatrice… Dans cet aria, Violetta, malade, se meurt sans avoir revu son Alfredo…

Si ce morceau ne vous arrache pas quelques larmes…

Giuseppe Verdi – Un ballo in maschera – Ouverture

VerdiRetrouvons ce soir le grand Verdi, avec l’ouverture d’Un bal masqué, dont l’histoire est tirée d’une pièce de théâtre écrite par un auteur français, Eugène Scribe… lequel a donné son nom à une rue longeant l’Opéra Garnier à Paris (puisqu’on parle d’opéra :-))

J’aime beaucoup la majesté de la mélodie déployée dans cette ouverture, ainsi que les petites notes égrenées par la flûte et le hautbois dès l’ouverture, puis reprises et déclinées par divers instruments, venant ponctuer la musique d’une touche aérienne… On sent qu’il va y avoir de l’amour dans cet opéra, mais également sans doute quelques événements dramatiques… (cf. 3:21 à 3:48…)

Herbert von Karajan dirige ici le Berliner Philarmoniker.

Giuseppe Verdi – Aida – Marche triomphale

VerdiC’est un grand classique de l’opéra et de la musique classique en général que nous vous présentons ce soir ! Aida a été écrit en 1871 à l’occasion de l’inauguration de Canal de Suez. Pour vous donner une idée de l’importance de la pièce à l’époque, il faut que vous sachiez que non seulement une variante de la trompette fut imaginée et construite seulement pour Aida, mais surtout qu’ un opéra fut érigé au Caire pour l’occasion !

Vous reconnaîtrez à coup sûr le célèbre et majestueux thème entamé par les 2 Aida-trompettes à partir de 3’48 !

Bonne écoute :)

Giuseppe Verdi – Missa da Requiem – Lacrimosa

VerdiAprès la musique gaie d’hier, une musique un peu plus sombre ce aujourd’hui… Dans une messe de Requiem, le Lacrimosa constitue la dernière partie du poème du Dies Irae (Dies Irae du Requiem de Verdi que nous vous avions déjà présenté), et constitue, en gros, le moment où l’on pleure, où l’on implore le Seigneur de donner le repos au défunt… Les paroles sont les suivantes:

Lacrimósa dies illa, (Jour de larmes que ce jour-là)
qua resúrget ex favílla (où ressuscitera de la poussière)
judicándus homo reus. (l’homme coupable, pour être jugé)
Huic ergo parce, Deus. (Pardonne à cet homme-là, ô Dieu)
Pie Jesu Dómine, (Doux Seigneur Jésus)
dona eis réquiem. Amen (Donne-lui le repos. Amen)

Voici donc le magnifique et très touchant Lacrimosa du Requiem de Verdi, qui commence avec la femme (la mezzo-soprano Agnès Baltsa), puis l’homme (le baryton José van Dam) , puis le choeur, qui chantent leur supplique… L’interprétation est celle du Wiener Philarmoniker, dirigé par Herbert von Karajan…

Giuseppe Verdi – Le Trouvère – Il Coro degli Zingari

Gitans en musiqueUn concentré d’énergie bohémienne aujourd’hui avec le Choeur des Gitans, tiré de l’opéra Il Trovatore (Le Trouvère) de Verdi, un des génies de la musique romantique italienne.

L’intrigue se situe en Aragon et met en scène des nobles chevaliers, des amours difficiles, des gitans… un bon drame romantique!

Voici le choeur des Gitans dont une particularité est d’utiliser des marteaux sur des enclumes (à partir d’1:19)!

Les paroles en italien et leur traduction un peu emphatique en anglais au dessous de la vidéo!

Vedi! le fosche notturne spoglie
de’ cieli sveste l’immensa volta;
sembra una vedova che alfin si toglie
i bruni panni ond’era involta.

All’opra! all’opra!
Dagli, martella!

Chi del gitano i giorni abbella?
La zingarella!

Versami un tratto; lena e coraggio
il corpo e l’anima traggon dal bere.

Oh guarda, guarda! del sole un raggio
brilla piu vivido nel tuo bicchiere.

All’opra! all’opra!

Chi del gitano i giorni abbella?
La zingarella!

See how the clouds melt away
from the face of the sky when the sun shines, its brightness beaming;
just as a widow, discarding her black robes,
shows all her beauty in brilliance gleaming.
So, to work now!
Lift up your hammers!
Who turns the Gypsy’s day from gloom to brightest sunshine?
His lovely Gypsy maid!

Fill up the goblets! New strength and courage
flow from lusty wine to soul and body.
See how the rays of the sun play and sparkle
and give to our wine gay new splendor.
So, to work now!
Who turns the Gypsy’s day from gloom to brightest sunshine?
His lovely Gypsy maid!

Giuseppe Verdi – La Traviata – Libiamo ne’ lieti calici

 Plácido Domingo, José Carreras et Luciano PavarottiL’air d’opéra que nous vous proposons aujourd’hui est extrêmement célèbre, mais connaissez-vous le fantastique trio qui l’interprète? Il se compose tout simplement de trois amis, trois titans de l’opéra, Plácido DomingoJosé Carreras et Luciano Pavarotti ! Les Trois Ténors ont chanté ensemble pour la première fois à Rome, la veille de la finale de la coupe du Monde organisée en Italie en 1990! Comme s’il n’y avait pas suffisamment de stars sur la scène, Zubin Mehta, l’illustre chef d’orchestre indien, fils du fondateur et directeur de l’opéra de Bombay, dirige l’orchestre.

Pendant que celui-ci tient la baguette  (avant de se mettre à diriger la foule derrière lui!), les Ténors font le spectacle et amusent le public! On s’aperçoit que chacun a une voix bien spécifique, une résonance propre. Lequel préférez-vous? Pour ma part, la voix et le timbre de Carreras me semblent particulièrement adaptés à l’air de Verdi. Il est d’ailleurs considéré comme le spécialiste de Verdi…

Les Ténors se montrent également comédiens : constatez vous-mêmes combien leur jeu est en accord avec les paroles chantées (inscrites en dessous de la vidéo), qui sont une invitation aux libations et une louange de l’amour?

Enjoy!

Livret original
Traduction en français
Alfredo :
Libiamo, libiamo ne’lieti calici
Che la bellezza infiora.
E la fuggevol, fuggevol ora
S’inebrii a voluttà.
Libiamo ne’dolci fremiti
Che suscita l’amore,
Poiché quell’ochio
Al core onnipotente va.
Libiamo, amore, amore fra i calici
Più caldi baci avrà.

Coro :
Ah ! Libiamo, amore, amore fra i calici
Più caldi baci avrà

Violetta :
Tra voi tra voi saprò dividere
Il tempo mio giocondo;
Tutto è follia, follia nel mondo
Ciò che non è piacer.
Godiam, fugace e rapido
E il gaudio dell’amore,
E un fior che nasce e muore,
Ne più si può goder.
Godiamo, c’invita, c’invita
Un fervido accento lusinghier.

Coro :
Godiamo, la tazza, la tazza e il cantico,
La notte abbella e il riso ;
In questo, in questo paradiso
Ne scopra il nuovo dì.

Violetta :
La vita è nel tripudio
Alfredo :
quando non s’ami ancora…
Violetta :
Nol dite a chi l’ignora ,
Alfredo :
e’ il mio destin così.

Tutti :
Godiamo, la tazza, la tazza e il cantico
La notte abbella e il riso ;
In questo, in questo paradiso
Ne scopra il nuovo dì.

Alfredo :
Buvons, buvons dans ces joyeuses coupes,
Que la beauté fleurit ;
Et que l’heure fugitive
S’enivre de volupté.
Buvons dans les doux frissons
Que suscite l’amour,
Puisque ces yeux tout-puissants
Percent le cœur.
Buvons ! l’amour, l’amour entre les coupes
Aura des baisers plus ardents.

Le chœur :
Ah ! buvons ; l’amour, l’amour entre les coupes
Aura des baisers plus ardents.

Violetta :
Parmi vous je saurai partager
Mes heures les plus joyeuses ;
Tout ce qui n’est du plaisir
Est folie dans le monde.
Amusons-nous, rapide et fugace
Est le plaisir de l’amour.
C’est une fleur qui naît et meurt,
Et l’on ne peut plus en jouir.
Réjouissons-nous !
De fervents et flatteurs accents
Nous y invitent.

Le chœur :
Ah ! Réjouissons-nous !
Les verres, les chansons
Et les rires embellissent la nuit ;
Que dans ce paradis
Nous retrouve le jour nouveau.

Violetta (à Alfredo) :
La vie est allégresse.
Alfredo (à Violetta):
Quand on ne s’aime pas encore…
Violetta :
N’en parlez pas à qui l’ignore.
Alfredo :
C’est là mon destin.

Tous :
Ah ! Réjouissons-nous !
Les verres, les chansons
Et les rires embellissent la nuit ;
Que dans ce paradis
Nous retrouve le jour nouveau

Giuseppe Verdi – Rigoletto – Caro Nome

Rigoletto est un opéra en trois actes composé par Verdi et dont la création eut lieu à La Fenice de Venise le 11 mars 1851.

L’Opéra est inspiré de la pièce controversée de Victor Hugo « Le Roi s’amuse » mais les personnages ainsi que les lieux finirent par être changés afin d’échapper à la censure.

Voici l’interprétation par Natalie Dessay de Caro Nome qui intervient à la Scène 2 de l’Acte I lorsque Gilda clame son amour pour le Duc de Mantua.