Piotr Tchaikovski – valse sentimentale

TchaikovskiRetrouvons ce soir Tchaikovski et ses mélodies reconnaissables entre mille. Lorsque l’on cherche au-delà des inévitables monuments de la musique que le génie russe nous a légués, on trouve des oeuvres plutôt courtes, moins connues mais qui portent sa signature faite d’un mélange réussi entre les canons de la musique occidentale et l’expression ultra-sensible de l’âme russe.
C’est le cas de cette valse magnifique et, reconnaissons-le, assez peu dansante, sauf par moments. Elle commence par une montée plutôt triste. S’ensuit alors une hésitation entre ce même thème tourmenté et une mélodie plus joyeuse, et plus « tournoyante ». Le morceau s’achève dans un retour au thème nostalgique.
Laissez-vous embarquer!

Claude Debussy – La plus que lente

DebussyNous fêtions aujourd’hui les 95 ans de la mort de l’un des plus grands compositeurs français, Claude Debussy… L’occasion de découvrir l’une de ses pièces pour piano, et plus précisément, une valse, intitulée « La plus que lente ».  Debussy l’a composée peu après avoir écrit ses Préludes, que nous avions commencé à vous présenter avec La fille aux cheveux de Lin.

Je vous laisse entre de bonnes mains, en l’occurrence celles du pianiste Arthur Rubinstein. Bonne soirée!

Frédéric Chopin – Valse en Mi mineur, op. posthume

Frédéric Chopin

Une très belle valse de Chopin pour en finir avec les tourments de la semaine… Un opus posthume, en plus, de quoi donc découvrir ce que le maestro avait en tête avant de rejoindre les Cieux, à seulement 39 ans. Et malgré son état tuberculeux chronique, force est de constater qu’il est toujours aussi en forme et inspiré pour nous offrir de jolies choses ! Bonne nuit à tous.

Fritz Kreisler – Alt-Wiener Tanzweisen – Liebesleid

Et une petite friandise pour terminer la semaine en beauté ! Faites connaissance avec Fritz Kreisler, compositeur autrichien décédé il y a maintenant 50 ans. Il connut de son vivant une très belle carrière de violoniste virtuose, légitimée par un parcours musical impressionnant : enfant prodige, il fut admis au conservatoire de Vienne à 7 ans et en sortit diplômé à 10, avant d’enchaîner les tournées en Europe et aux Etats-Unis, si bien qu’à une trentaine d’années à peine, sa réputation était déjà faite dans les milieux les plus élitistes de la musique. Sir Edward Elgar en personne lui dédia son Concerto pour violon, que Kreisler créa en 1910 avec le London Symphony Orchestra.

En tant que compositeur, Kreisler se singularisa surtout comme un grand spécialiste des pastiches. Ainsi, son penchant naturel pour le style romantique ne l’a pas empêché de reproduire de manière très crédible le style de Vivaldi ou de Gaetano Pugnani dans des oeuvres composées pour formations de chambre.

Mais, puisque nous n’en sommes qu’à notre premier article sur lui, autant vous présenter ce que Kreisler a fait de plus connu : les Mélodies viennoises de l’ancien temps (traduction littérale de Alt-Wiener Tanzweisen), qui regroupent des pastiches de valses à la viennoise. « Liebesleid » (« Douleur de l’Amour ») véhicule dans sa tonalité en La mineur une douce langueur qui traduit le chagrin dolent que tous les amoureux de la Terre ont dû un jour ou l’autre ressentir face à l’absence de l’être aimé. D’une fluidité sans égale, ce morceau éveille néanmoins un certain plaisir en vous, notamment vers la fin où la tonalité majeure conclusive annonce une joie certaine au terme d’une longue souffrance.

Ci-dessous, une version de Kreisler lui-même, qui adorait jouer ce morceau en concert lors des rappels, au plus grand plaisir des spectateurs. Notez que contrairement à d’autres virtuoses comme Jascha Heifetz, Kreisler dans ses interprétations s’impliquait beaucoup d’un point de vue émotionnel. Voilà de quoi réjouir nos lecteurs au caractère fleur bleue :)

Frédéric Chopin – Valse n°3 Op. 32

En ce samedi soir, et cette journée de dimanche, quoi de mieux qu’une douce valse de Chopin pour se vider l’esprit ? Chopin, en bon romantique, laisse une liberté assez grande au pianiste, notamment lorsqu’il inscrit ses « morendo » ou encore ses « ma non troppo » (difficile de savoir ce qu’il voulait dire exactement par  » ralentir et diminuer », et « mais pas trop » !). C’est la raison pour laquelle on trouve tant d’interprétations différentes de cette valse, par exemple. En espérant que celle-ci vous plaira !

Piotr Tchaikovski – Le Lac des Cygnes – Valse

On se retrouve ce soir avec une valse du fameux Lac des Cygnes, du vénérable Tchaikovski ! Traditionnellement, en représentation, il s’agit du 3e morceau programmé et celui-ci constitue une pièce incontournable à l’oeuvre. Cette élégante et mémorable valse survient à un moment particulier : elle dépeint un bal donné en l’honneur de Siegfried, le héros, qui arrive à sa majorité et qui doit donc subir l’épreuve de se choisir une moitié parmi la légion de jeunes filles en fleur invitées pour l’occasion. Le problème – je vous le donne en mille – c’est que Siegfried, héros romantique et passionné, se montrera insensible à cette atmosphère surannée, limite posh. Contre les commandements de ses nobles parents, il s’offusquera de ne pouvoir choisir sa dulcinée par amour et ses atermoiements le conduiront dans les bois où il croisera Odette, transformée en cygne par le sorcier Rotbarth…

En attendant, rien n’empêche d’éprouver un sentiment d’agréable à l’écoute de cette valse particulièrement brillante et efficace sur le plan mélodique. Les différents thèmes sont percutants et enchanteurs, témoignant du grand talent qu’avait Tchaikovski de produire des « tubes » à son époque… A n’en point douter, si Piotr vivait aujourd’hui, il ferait un sacré carton dans les bacs !

Emile Waldteufel – Estudiantina

Nous vous avons déjà présenté Emile Waldteufel et sa valse des patineurs. Aujourd’hui, de nouveau, voici une valse de Waldteufel, mais dans un ton beaucoup plus joyeux et coloré,  qui fait sonner cymbales et triangles à tire-larigot !

Personnellement, quand j’écoute cette valse tard le soir, il me prend des envies de réveiller la ville entière avec ! Mettez le son à fond et imaginez-vous la scène. :)