Johann Strauss – Ouverture de Die Fledermaus

Johann Strauss IIPar Henri Y.Q. – Audituri Te Salutant !

On ne vous présente plus Johann Strauss, 2e du nom. Le « roi de la valse » fait déjà suffisamment parler de lui tous les ans, à l’occasion du concert du Nouvel An, où la programmation fait toujours un triomphe rutilant à ses œuvres canoniques. Eh oui, traditionnellement, c’est toujours après les premières notes du Beau Danube Bleu que le chef d’orchestre se retourne pour souhaiter à l’assemblée, dans un allemand châtié, la bonne année à la (très) bonne société réunie dans la Salle dorée de Vienne.

Outre le registre de la valse et de la polka, Johann Strauss s’était également intéressé au registre de l’opérette, sous les conseils prodigués par son bon ami Offenbach.

Die Fledermaus, ou, pour les allergiques de la langue de Goethe, « La chauve-souris », fait partie des ces opérettes que Strauss a composées à ses heures perdues. S’il quitte son domaine de prédilection, la musique « dansante », celle-ci ne demeure cependant jamais très loin. Ainsi le livret de Die Fledermaus, qui reprend dans les grandes lignes l’argument du vaudeville Le Réveillon, inclut de nombreuses et plaisantes scènes dansées, même si sur la fin tous les protagonistes se retrouvent plus ou moins en prison par des concours de circonstances souvent grotesques. Long story short, on retiendra simplement qu’un notaire, le Dr. Falke, cherche à tout prix à prendre sa revanche sur le personnage principal, Eisenstein, car ce dernier a profité d’un moment d’ivresse pour le déguiser en chauve-souris géante et l’exposer sur la place publique. Oui, vraiment, ça vole très haut.

Le morceau suivant est « l’Ouverture », très connue, qui ne s’embarrasse d’aucune fioriture pour produire des thèmes gais, sur lesquels vous ne pourrez vous empêcher d’esquisser deux ou trois pas de danse. Une analyse détaillée n’est, je le pense, pas nécessaire tant ce morceau est accessible et attachant.

Ceux qui ont gardé une âme d’enfant ne refouleront pas quelques réminiscences d’un épisode de Tom et Jerry, où nos deux compères qui adorent se détester rivalisent, sur ce même morceau, au sujet de leurs qualités respectives de chef d’orchestre lors d’un concert… où tous les coups sont permis !

Johann Strauss II – La valse de l’empereur

En l’honneur de la saison des bals qui anime en ce moment la capitale de la valse, Vienne, nous vous présentons aujourd’hui une des plus belles valses de Strauss fils, qui avec Le beau Danube bleu, est l’une de ses œuvres les plus connues et appréciées.

Strauss a composé cette œuvre pour Joseph Ier d’Autriche et Guillaume II d’Allemagne, pour exprimer l’entente politique qui unissait ces deux pays, d’où le titre évocateur que le compositeur voulait initialement donner à son morceau : Main dans la main.

La valse débute sur un rythme qui évoque une marche militaire. Il y a à proprement parler trois valses qui composent ce morceau, toutes les trois entrecoupées de mélodies et ornements musicaux. Ceci rend la valse plus légère dans son ensemble… mais l’exercice plus difficile pour les valseurs qui doivent tenir plus de 10 minutes !

Les amateurs du film Sissi l’Impératrice reconnaitront sans difficulté la musique choisiepour la magnifique scène de la valse…

Johann Strauss – Le beau Danube bleu

Chaque année, le célèbre concert du nouvel an qui a lieu à Vienne se termine par le beau Danube bleu de Johann Strauss fils, puis la marche de Radetzky. L’an dernier, nous vous avions présenté la marche de Radetzky, c’est donc au tour du beau Danube bleu cette année! Nous vous proposons la version du concert du nouvel an 2011 – celui de 2012 n’étant pas encore accessible sur internet.  L’orchestre philarmonique de Vienne est dirigé par Franz Welser-Möst.

Bonne année à tous!

Johann Strauss II – Tritsch-Tratsch Polka

Aujourd’hui, nous vous proposons une petite virée bohémienne avec une Polka, écrite par Johann Strauss II, compositeur viennois et fils de Johann Strauss I, également illustre compositeur.

Strauss, deuxième du nom, est notamment réputé pour avoir fait de la valse et de la polka des références en musique classique, alors qu’auparavant, elles étaient considérées comme de simples danses, inadaptées pour le grand art.

Assez parlé! Je vous laisse apprécier la gaieté enjouée de la Tritsch-Tratsch Polka. Cela vous dit certainement quelque chose, puisqu’elle a été utilisée dans un certain nombre de cartoon américain pour accompagner des scènes que je n’ai guère besoin de décrire!

Pour l’anecdote, la vidéo ci-dessous a un côté authentique puisque l’interprétation de cette oeuvre viennoise est de l’orchestre philarmonique de Vienne, à Vienne.

Johann Strauss – Marche de Radetzky

Pour le jour de l’an, quoi de plus normal que d’écouter la fameuse Marche de Radetzky, composée par Johann Strauss père (1804-1849), qui vient chaque année conclure le Concert du Nouvel An, donné par l’Orchestre Philarmonique de Vienne.

Ce célèbre concert  a lieu tous les matins du 1er janvier, et est dirigé chaque année par un (grand) chef d’orchestre différent. Il se termine chaque fois par Le Beau Danube bleu (de Johann Strauss fils, et qui est traditionnellement interrompu au début pour que l’orchestre souhaite une bonne année au public) et la Marche de Radetzky. Celle-ci est toujours accompagnée par les battements de main du public, dirigé par le chef d’orchestre; c’est un moment très joyeux – ce qui explique que cette marche n’ait exceptionnellement pas été jouée le 1er janvier 2005, par égard pour les victimes du Tsunami du 26 décembre 2004.

Je vous propose d’écouter la version dirigée en 1987 par Herbert Von Karajan (1908-1989), incontestablement l’un des plus grands chefs d’orchestre du XX° siècle.

Bonne année à toutes et à tous!