Giovanni Battista Pergolesi – Stabat Mater – Quando Corpus Morietur & Amen

Stabat MaterChers auditeurs/lecteurs, l’oeuvre d’aujourd’hui fut rapidement considérée comme un sommet de l’époque baroque. Mais son créateur, le jeune Pergolèse, n’en profita jamais car il mourut deux mois après l’avoir composée dans un monastère, à 26 ans, atteint d’une méchante tuberculose.

Il y a presque 4 ans, nous vous avions présenté l’introduction de ce même Stabat Mater, intitulée Stabat Mater Dolorosa. Pour rappel, cette oeuvre liturgique évoque Marie, mère de Jésus, souffrant au pied de la croix de son fils.

Aujourd’hui, c’est la conclusion que nous vous proposons. Afin d’apprécier davantage le sens derrière le son, je vous mets les paroles sous la vidéo.

Cette musique est l’une de mes préférées dans le registre de la musique sacrée. Je trouve le final, avec tous les « Amen » qui s’enchevêtrent, particulièrement éblouissant.

Quando corpus morietur (A l’heure où mon corps va mourir)

Fac ut animae donetur (A mon âme, fais obtenir)

Paradisi gloria (la gloire du paradis).

Amen, Amen….. Amen!

Giovanni Battista Pergolesi – Stabat Mater Dolorosa

Nous avons déjà eu l’occasion de vous présenter Pergolesi (1710-1736), souvent appelé Pergolèse en France, lorsque nous avions publié son Se Tu m’Ami.  Encore un génie enlevé trop jeune (26 ans) par une tuberculose.

Aujourd’hui nous profitons de l’occasion du samedi Saint pour vous présenter un de ses morceaux, chef d’oeuvre de la musique sacrée: le Stabat Mater. Ce morceau est inspiré d’un des textes les plus poignants de la liturgie chrétienne puisqu’il met en scène une mère (Marie) qui se tient près de son fils (Jésus) pendant sa Passion.

Antonio Vivaldi – Stabat Mater

VivaldiPar Camille Steiblen – Audituri Te Salutant!

Le Stabat Mater (abréviation du premiers vers, Stabat Mater dolorosa) est un poème latin médiéval qui évoque la douleur de Marie lors de la crucifixion de son Fils. Il a été écrit au XIIIème siècle par un moine franciscain, et mis en musique par de nombreux compositeurs. Celui de Vivaldi a été composé en 1712 pour l’église de sa ville natale (Brescia) mais n’a ensuite été rejoué qu’à partir de 1939. Vivaldi n’utilise que 10 des 20 vers du poème original. Il est très généralement interprété par un contre-ténor ou un haute-contre, mais il semblerait que Vivaldi aimait l’entendre chanter par des voix d’alto.

Voici le premier mouvement (Largo), interprété par le célèbre Andreas Scholl (contre-ténor). Je ne peux que vous conseiller d’écouter cette oeuvre magnifique en entier (notamment le Eias Mater).

Stabat Mater dolorosa
Iuxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransiuit gladius.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Vnigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat,
Pia Mater cum uidebat
Nati pœnas incliti.

(Debout, la Mère, pleine de douleur,
Se tenait en larmes, près de la croix ,
Tandis que son Fils subissait son calvaire.

Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive transperça.

Qu’elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !

Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.