Piotr Illitch Tchaikovski – Sérénade de Don Juan

Habituellement, les chansons classiques , à l’instar des lieder, sont de facture plutôt calme, très élégiaque, voire parfois lénifiante. A en voir le nombre de lieder tristes que nous vous avons déjà présentés, il faut bien croire que cela rencontre son public ! Mais lorsque l’on tombe sur un chant tel que celui-ci, beaucoup plus énergique, fougueux, endiablé, on ne dit pas non. Il s’agit de la « Sérénade de Don Juan » que Tchaikovski a composée en hommage au Don Giovanni de Mozart, un opéra qu’il admirait. Dès les premières notes, on ressent toute la flamme et l’ardeur propres au mythe et à la figure de ce légendaire séducteur. La tonalité et le thème introducteur ne sont pas sans rappeler ceux des danses orientales, un peu comme dans la « Danse d’Anitra » du Peer Gynt où Grieg pastiche le style à merveille.

Bien que le mythe donjuanesque est originaire d’Europe Occidentale (Tirso de Molina, le premier à en faire une pièce de théâtre, était espagnol), le traitement ici est 100% russe : le texte est de Tolstoï, l’harmonie rappelle étrangement les chansons d’Aliabiev (cf. Le Rossignol) et le chanteur, Dmitri Hvorostovsky, est connu pour ses interprétations d’oeuvres typiquement russes. Fixez bien son regard, qui dans la vidéo est bien adapté au côté ténébreux du morceau !

Voilà donc un petit quelque chose qui vous sensibilisera davantage à la « russitude », telle que la décrit notre ami Pavel Alexandre Persikov ;)

Johannes Brahms – Sérénade No 1 en ré majeur Opus 11 – Allegro Molto

Nous vous proposons aujourd’hui l’écoute du premier mouvement de la Sérénade No 1 (l’oeuvre comporte 6 parties) du compositeur allemand Brahms, écrite en 1857.

Généralement, à la différence des grandes compositions pour orchestre des ères classique et romantique, les Sérénades affichent un style assez calme et léger (le mot vient d’ailleurs de l’Italien ‘sereno’); comme des symphonies légères! L’extrait que vous entendez ici constitue le premier travail pour orchestre du compositeur allemand. A l’époque, Brahms travaillait également sur l’écriture de son premier concerto pour piano, dont nous vous avions présenté sur ce site le premier mouvement.

Quasiment tous les grands compositeurs des ères classiques et romantiques ont composé leurs Sérénades, et je suis certain que nous auront l’occasion de vous en présenter d’autres encore!

L’extrait est malheureusement coupé brièvement avant la fin du mouvement, mais il a fallu se plier à l’offre de Youtube: l’interprétation du St Louis Symphony Orchestra sous la direction de Leonard Slatkin me paraît excellente.

Antonin Dvorak – Sérénade pour cordes en mi majeur – Tempo di Valse

Nous vous avions déjà proposé sur ce site l’écoute de deux extraits d’oeuvres du compositeur tchèque Dvorak, grand représentant tardif de la musique romantique.

En mai 1875, à l’âge de 34 ans, il compose cette sérénade en à peine deux semaines (j’aimerais pouvoir en faire autant). La même année, il aura également composé sa Symphonie numéro 5, son quartet pour cordes numéro 2, son trio pour piano numéro 1 et l’Opéra Vanda entre autres. Année pour le moins fructueuse pour la musique de Dvorak, elle marque le début de la reconnaissance du compositeur, son mariage et la naissance de son premier enfant.

Nous vous proposons ici l’écoute du 2ème mouvement: pour ceux qui savent danser la valse, ça vaut le coup d’essayer…

Wolfgang Amadeus Mozart – Sérénade KV 361 – Adagio et Finale

La sérénade KV 361 de Mozart est un pur chef d’oeuvre du répertoire de la musique de chambre des vents. Nous vous en proposons aujourd’hui l’écoute de l’Adagio et du Finale.

L’Adagio est sans doute le mouvement le plus impressionnant de l’oeuvre. Vous reconnaîtrez peut-être le mouvement pour l’avoir entendu dans le film Amadeus lorsque Salieri découvre la partition qui achève de le convaincre du génie de Mozart.

Le Finale constitue un rondo tout en allégresse. Le mouvement perpétuel est composé d’un refrain, deux couplets, et d’une coda.