Robert Schumann – Ouverture de la fiancée de Messine

En 1851-1852, Schumann compose l’Ouverture de la fiancée de Messine. Cette oeuvre symphonique est inspirée d’une tragédie de Schiller écrite en 1803 et qui suscita des controverses pour ses emprunts à la tragédie grecque considérée au début du XIXème siècle comme obsolète.
Vous apprécierez ici la musique de Schumann que beaucoup considèrent comme le plus représentatif des compositeurs romantiques. Ecoutez la fougue, l’élan et l’excitation folle que réussit à rendre cette composition!!

Robert Schumann – Symphonie n° 3 – 1er mouvement « Rhenish »

Nous vous proposons aujourd’hui l’écoute du 1er mouvement de la Symphonie n° 3 en mi bémol majeur opus 97 de Robert Schumann, composée en 1850 en l’espace d’un mois. Il s’agit de la dernière symphonie écrite par le compositeur allemand. L’oeuvre reflète le voyage de Schumann et de sa femme en Rhénanie, la première eut d’ailleurs lieu à Düsseldorf. Les spécialistes reconnaissent dans la tonalité de cette symphonie un écho à l’idée que se faisait Jean-Sébastien Bach des trois bémols de la clef (mi, la et si), symbolisant la Sainte Trinité. Outre l’influence du grand compositeur baroque, Schumann puisait son inspiration dans la musique de Beethoven mais aussi de Mendelssohn, Berlioz ou encore Schubert.

Ce premier mouvement, « Lebhaft » (entraînant), a été composé sous la forme classique de la sonate du XIXème siècle. Laissez-vous porter par l’interprétation du London Philarmonic…

Robert Schumann – Arabesque Op.18

Robert SchumannNous vous avions déjà fait découvrir Schumann avec sa Rêverie tirée des scènes d’enfance, avec Vladimir Horowitz au piano… Et bien, retrouvons le même couple aujourd’hui, pour découvrir l’arabesque op.18, écrite pendant une période durant laquelle le père de Clara s’opposait avec véhémence au mariage de sa fille avec le compositeur… L’émotion est palpable à l’écoute de ce morceau :-)

Robert Schumann – Kinderszenen – Träumerei

Robert Schumann (1810-1856) est l’un des grands compositeurs de la période romantique, et sa vie, à l’image de sa musique, fut d’un romantisme passionné et sans limites… On pense à la paralysie de sa main droite, suite à l’invention d’un mécanisme censé augmenter sa dextérité, qui l’a en fin de compte poussé à abandonner sa carrière de pianiste pour celle de compositeur à temps plein… A l’histoire d’amour de sa vie avec Clara Wieck, fille de son professeur de jeunesse, qui deviendra sa femme après qu’ils eurent vaincu la résistance acharnée du père de celle-ci… Et à sa folie, sa tentative de suicide en se jetant dans le Rhin, qui l’amènera à passer les deux dernières années de sa vie dans un asile, où il continuera néanmoins à composer; il ne revit Clara, qui refusait de lui rendre visite, que sur son lit de mort… « Il me sourit, racontera-t-elle, et d’un grand effort m’enserra dans ses bras. Et je ne donnerais pas cette étreinte pour tous les trésors du monde »

Les Kinderszenen (scènes d’enfants) datent de l’époque où le père de Clara refusait la main de sa fille à Schumann. La scène intitulée Träumerei (Rêverie) est sans doute la plus connue des Kinderszenen. L’interprétation que je vous propose est encore celle du maître Vladimir Horowitz. J’aime beaucoup sa petite mimique à la fin, qui semble vouloir dire : « Et bien voilà, j’espère que ça vous a plu! »