Domenico Scarlatti – Sonate K. 141

Un peu de Scarlatti ne nous ferait pas de mal ! Surtout en écoutant une de ses très belles sonates (il en a écrit 555, rien que ça!), toutes composées alors qu’il officiait à la Cour d’Espagne, en tant que musicien et pédagogue de l’infante du Portugal Maria Barbara. Les sonates furent d’ailleurs pour une grande partie écrites en guise d’exercices pour clavecin : autant dire, en écoutant la sonate ci-dessous (K. 141, K voulant dire Kirkpatrick, du nom de celui qui classifia et publia les 555 sonates), que Scarlatti n’a pas gâté son élève ! Dès le début, le claveciniste (et plus tard le pianiste) se doit être agile des mains pour jouer rapidement une même note en la tapotant avec trois doigts différents. Mais l’atmosphère générale du morceau, lancinante sans tomber dans le mélancolique, rappelle les musiques fastes de la Cour espagnole, qui n’ont sans doute pas laissé Scarlatti indifférent.

Ci-dessous, une interprétation de cette sonate par Emil Gilels, pianiste soviétique du XXe siècle. Sur Youtube, il existe aussi une vidéo avec une version par Martha Argerich, où vous pouvez voir ses mains et donc prendre conscience de toute la difficulté technique du morceau. Mais, c’est le problème souvent avec Martha, le tempo est vraiment très rapide…

Domenico Scarlatti – Sonate L118

Domenico ScarlattiRetrouvons ce soir Domenico Scarlatti, que nous vous avions présenté avec sa joyeuse sonate K 430. La sonate de ce soir est un peu moins gaie, mais tout aussi belle. Elle s’organise autour d’un thème lancinant que l’on  repère très rapidement, et qui va revenir tout le long du morceau, sous sa forme originale, ou déclinée de différentes manières, mais toujours avec la même rythmique.

Et en prime, vous avez le droit d’écouter la sonate L391 qui vient juste après, et vous réveillera sans doute un peu plus…

Domenico Scarlatti – Sonate K 430

Domenico Scarlatti (1685-1757) est un compositeur et claveciniste de la période baroque – il est d’ailleurs né la même année que les deux autres grands compositeurs baroques que nous vous avons déjà présentés, Bach et Haendel.

Je vous propose aujourd’hui d’écouter une version jouée au piano, par le grand pianiste Glenn Gould.