Gioachino Rossini – Petite messe solennelle – Cum Sancto Spiritu

L’équipe Lamusiqueclassique.com s’est octroyée une semaine de répit en cette rentrée surchargée, mais compte bien reprendre de plus belle dès ce lundi. Merci de votre indulgence et désolé de l’absence !

RossiniAprès vous avoir présenté le fameux Kyrie, (à réécouter de toute urgence), voici le deuxième air célèbre de la petite messe solennelle de Rossini. Ici encore, nous faisons le choix de vous présenter une version orchestrale de l’œuvre, bien qu’elle ne fût initialement créée que pour un chœur, des pianos, et un harmonium (pour respecter la volonté première de l’auteur, ce n’est pas un harmonium mais un accordéon qui aurait accompagné les voix !).

Ce morceau vient clore le Gloire à Dieu de la messe, composé de 6 parties. Le thème du Cum Sancto reprend le thème du début du Gloria, comme pour faire écho, donner une fin logique à la louange, et se conclut, comme souvent dans ce Gloria, par une nuance forte, que révèlent les gestes énergiques du chef d’orchestre.

Bonne semaine à tous !

Gioachino Rossini – Le barbier de Séville – Una voce poco fa

RossiniRetour à Rossini et son célèbre barbier de Séville! Dans cet air, la belle Rosina chante son amour pour Lindor (le comte Almaviva, en réalité), et sa détresse de ne pas pouvoir échapper à son tuteur.

C’est la Callas qui interprète ici le rôle de Rosina. En substance, voilà ce qu’elle dit : Lindor a ravi mon coeur, il sera mien, je le jure, je le vaincrai (« Lo giurai, lo vincero! »), et j’arriverai à passer outre mon tuteur qui voudra m’empêcher cet amour (première partie, jusqu’à 2:45) ; je suis docile, respectueuse, obéissante, mais en revanche, si l’on va contre ma volonté, je réagis comme une vipère! (deuxième partie)

Gioachino Rossini – Sonate pour cordes No. 1 – Allegro

RossiniC’est à l’âge de 12 ans que Rossini a composé ses six sonates pour cordes. A l’origine, elles étaient composées pour des quatuors, mais la majorité des interprétations sont aujourd’hui celles d’ensembles : la partition du premier et deuxième violons sont joués par 3 violonistes chacun, le violoncelle est dédoublé et une contrebasse s’ajoute souvent à l’ensemble.

Chacune des six sonates est composée en clé majeure et suit la forme conventionnelle d’un morceau à trois mouvements : rapide – lent – rapide. Si les mélodies ne sont pas aussi développées et recherchées que le seront celles des opéras que Rossini composera plus tard (cf. l’article Barbier de Séville), on ne peut qu’admirer le talent du jeune Rossini…

Gioachino Rossini – Duo des chats

chat au soleil couchantVoici une vidéo qui devrait vous étonner. Rossini s’est amusé à composer un duo (interprété ici par deux « Petits Chanteurs à la Croix de Bois ») où les deux personnages chantent en miaulant ! Derrière cette simplicité apparente, Rossini nous fait une démonstration de son talent, alternant cris de douleur et de joie , mêlant nuances et subtilité. Il réussit à donner de l’éloquence à un « Miaou » pour le moins basique et enfantin ! Enjoy ;)

Gioachino Rossini – Guillaume Tell – Ouverture – Allegro Vivace

RossiniPuisque Google nous le rappelle avec son Doodle amusant sur Rossini, voici l’occasion rêvée de mettre le feu à votre salon avec la dernière partie de l’ouverture très célèbre de l’opéra Guillaume Tell, dont je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler l’intrigue!

Rappelez-vous, ce passage fut habilement exploité par Kubrick dans Orange Mécanique pour accompagner une scène explicite…

Si ça vous plaît et que vous souhaitez voir l’opéra en entier, armez-vous de patience, il dure 5 heures! A l’époque, on savait lutter contre l’ennui, au lieu d’aller sur des blogs comme on fait aujourd’hui ;)

Gioachino Rossini – Petite messe solennelle – Kyrie Eleison

RossiniLe Kyrie Eleison est le premier mouvement de la Petite messe solennelle du compositeur italien Gioachino Rossini. Il l’a composée à la fin de sa vie, et la dédicace qu’il a laissée témoigne de l’humour dont fait preuve le compositeur, plus célèbre pour ses opéras comiques que pour ses oeuvres sacrées… « Bon Dieu, la voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? J’étais né pour l’opera buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde moi le Paradis. »

Ce Kyrie est composé en trois parties faciles à distinguer, autour de deux thèmes arrangés en ABA, correspondant naturellement aux Kyrie Eleison, Christe Eleison, Kyrie Eleison de la liturgie chrétienne (Seigneur prends pitié, Christ prends pitié, Seigneur prends pitié)

La version que je vous propose ici est une adaptation orchestrale de la version originale, qui prévoyait, pour accompagner les quatre solistes et le choeur, deux pianos et un harmonium.

Gioachino Rossini – Le Barbier de Séville – Entrée de Figaro

Retrouvons aujourd’hui le grand Rossini avec le fameux air qui introduit Figaro dans son opéra le Barbier de Séville, considéré comme le chef d’oeuvre des opéras-bouffe italien. Voici également l’occasion de découvrir un peu plus Hermann Prey, un des plus fameux interprètes de Figaro (que ce soit celui de Mozart ou celui de Rossini).

Dans cette scène, le héros se félicite de son bonheur d’être barbier. La joie procurée par la musique de Rossini est renforcée par le côté cabotin de Prey. Les paroles, assez comiques, ne sont pas pour rien non plus dans cette joie. Ce morceau est cité comme un des plus difficiles au monde pour un baryton, à cause de son rythme effréné, à contre-temps, et des escalades et descentes de la voie.

Pour vous aider à suivre, les paroles sont en-dessous de la vidéo.

Largo al factotum della città, largo !
Presto a bottega che l’alba è già, presto !

Ah, che bel vivere, che bel piacere
che bel piacere, per un barbiere di qualità, di qualità !

Ah, bravo Figaro!
Bravo, bravissimo! Bravo !
Fortunatissimo per verità, Bravo !

Fortunatissimo per verità !
Fortunatissimo per verità !

Pronto a far tutto,
la notte e il giorno
sempre d’intorno in giro sta.
Miglior cuccagna per un barbiere,
vita più nobile, no, non si da.

Rasori e pettini
lancette e forbici,
al mio comando
tutto qui sta.
x2

V’è la risorsa,
poi, de mestiere
colla donnetta… col cavaliere…
colla donnetta… col cavaliere…

Ah, che bel vivere, che bel piacere
che bel piacere, per un barbiere di qualità, di qualità

Tutti mi chiedono, tutti mi vogliono,
donne, ragazzi, vecchi, fanciulle:
Qua la parrucca… Presto la barba…
Qua la sanguigna…
Presto il biglietto…
Qua la parrucca, presto la barba,
Presto il biglietto, ehi!

Figaro! Figaro! Figaro!, ecc.
Ahimè, che furia!
Ahimè, che folla!
Uno alla volta, per carità!

Figaro! Son qua.
Ehi, Figaro! Son qua.
Figaro qua, Figaro là,
Figaro su, Figaro giù,

Pronto prontissimo son come il fulmine:
sono il factotum della città.
Ah, bravo Figaro! Bravo, bravissimo;
a te fortuna non mancherà.

Faites place au factotum de la cité.
Se précipitant dans son échoppe dès l’aube.

Ah, quelle belle vie, quelle vie plaisante
pour un barbier de talent !

Ah, bien joué Figaro !
Bien joué, vraiment bien joué !
Le plus chanceux du monde, en vérité !

Le plus chanceux du monde, en vérité !
Le plus chanceux du monde, en vérité !

Prêt à tout faire,
nuit et jour,
toujours occupé, toujours à courir.
Pour un barbier, une meilleure vie,
une vie plus noble n’est pas possible.

Rasoirs et peignes
lancettes et ciseaux,
sous mon commandement,
tous à portée de main.
x2

Tels sont les outils
de mon commerce
avec les dames… avec les hommes…
avec les dames… avec les hommes…

Ah, quelle belle vie, quelle vie plaisante
pour un barbier de talent !

Tous me demandent, tous me veulent,
Les femmes, les jeunes hommes, les vieillards, les demoiselles :
et pour la perruque… un rasage rapide…
une saignée…
vite, la note…
et pour la perruque… un rasage rapide,
allons, la note, dépêche-toi !

Figaro ! Figaro ! Figaro ! etc.
Bon sang, quelle folie !
Bon sang, que de monde !
Un par un, je vous en prie !

Figaro ! Je suis là.
Viens Figaro ! Je suis là.
Figaro, ici, Figaro, là,
Figaro, en haut, Figaro, en bas,

De plus en plus vite, je cours comme l’éclair,
Je suis le factotum de la cité.
Ah, bien joué Figaro ! Bien joué, vraiment bien joué,
La chance sera toujours avec toi.