Felix Mendelssohn – Romance sans paroles Op.38 n°2

mendelssohnRetour à Mendelssohn aujourd’hui avec une superbe romance sans paroles, très joliment interprétée par Daniel Barenboim, quoique le tempo soit un peu rapide à mon goût (le compositeur avait inscrit « Allegro non troppo« !). Derrière ses airs joyeux, ce morceau exprime, selon moi, une réelle tristesse et la nostalgie d’une époque révolue. D’ailleurs, en cherchant le titre exacte du morceau, j’ai noté que Mendelssohn l’avait nommé « Bonheur perdu »…

Les premières phrases se répondent et évoquent comme un souvenir vague et global, une tentation de se replonger dans le passé. Ces phrases se terminent par une reprise, comme pour marquer cette hésitation de refaire surgir le souvenir douloureux d’un passé qui ne reviendra pas, de revivre une fois cette expérience à travers des images et des sentiments conservés par l’esprit et le coeur. Puis l’on s’y plonge, avec réserve au début, puis de plus en plus fatalement, avec un crescendo désespéré de 1’20 à 1’30. Les dernières notes, répétitives, sont un retour au calme après la tempête, un bonheur désabusé, vain et passager de souvenirs heureux ravivés. On comprend pourquoi la romance est sans paroles !

Bonne soirée à tous !

Gabriel Fauré – Romance sans paroles – Op. 17 n°1

Romance sans paroles. En entendant ces mots, on pense à Verlaine qui, lui-même s’inspire du titre de Mendelssohn pour rédiger son recueil de poèmes. Et pourtant, Fauré est bien, lui aussi, l’auteur d’une romance sans parole. Et je dois dire qu’elle n’a pas à rougir devant celles de Felix Mendelssohn.

Avec sa romance, Fauré nous prouve une fois de plus qu’il était de ces compositeurs passés maîtres dans l’art de la mélodie. Celle qu’on retient dès la première écoute, et dont on ne se lasse pas. Celle de sa Sicilienne ou de Pavane. Celles qui font aimer la Flûte Enchantée aux « opéraphobes ». Ces mélodies sont peut-être le trait de génie qui a manqué à d’autres? Pourtant, un compositeur comme Rachmaninov, n’est pas connu pour ses mélodies. De là à dire qu’il aurait moins de génie que Fauré…Personnellement, j’ai mes doutes ! À chacun sa réponse, je crois !

Bonne écoute ! :)

Félix Mendelssohn – Romances Sans Paroles – Venezianisches Gondellied

Vous souvenez-vous des fameuses Romances Sans Paroles du maestro Mendelssohn, qui ne sont décidément pas étrangers à sa célébrité ? Et pour cause : le morceau qui suit vous rentre dans l’esprit et, for sure, n’en sort plus. « Venezianisches Gondellied » ( ou Venetian Gondola Song, en français : « Chanson de gondole vénitienne »), car tel est son petit nom, nous emmène une fois de plus en Italie, ou plutôt devrais-je dire l’Italie que Mendelssohn nous fait découvrir par sa musique. Nul besoin de mots, juste une mélodie lancinante et un rythme ternaire qui mime l’inlassable mouvement de la gondole vénitienne pilotée par un rameur sous les lueurs de la pleine lune. Inlassable, mais pas moins romantique : ne sentez-vous pas émerger des sueurs froides lorsque Daniel Barenboïm, au clavier, fait scintiller des trilles mimant les gouttes d’eau qui ruissellent délicatement de la coque de la gondole ? A défaut d’une image qui vous convienne, rien ne vous empêche d’apprécier une musique langoureuse vous tenant compagnie en cette douloureuse fin de week-end… :)

Felix Mendelssohn – Romance sans paroles op. 38 n°6

Nous vous avions proposé l’écoute de la première des Romances sans Paroles du compositeur allemand Mendelssohn. En voici une autre, interprétée par le même expert Daniel Barenboim (qui dirigera la Neuvième Symphonie de Beethoven le 13 juillet prochain à Versailles: ça doit valoir le coup pour ceux qui sont disponibles et qui en ont les moyens).

Mendelssohn donna le nom de « Duetto » à ce morceau, car comme vous pouvez l’entendre, on perçoit clairement deux mélodies qui pourraient représenter deux chanteurs. L’oeuvre a été composée en 1836, juste après qu’il eut rencontré sa future femme. C’est le Mendelssohn enjoué des jours heureux! :-)

Felix Mendelssohn – Romances sans paroles Op.30 N°1

Felix MendelssohnLa série Dies irae est terminée, nous espérons qu’elle vous aura plu! Reprenons aujourd’hui avec les Les Lieder ohne Worte (romances sans paroles) du compositeur romantique allemand Felix Mendelssohn Bartholdy, qui sont une série de huit livrets musicaux, chacun d’entre eux comprenant six morceaux de piano. Ces livrets, en majorité  dédiés à des femmes (cinq sur huit, dont celui d’aujourd’hui), ont été composés à différents moments de la vie du compositeur.

Comme indiqué par le titre, ces romances sont sans paroles: c’est du piano que ressort la mélodie…

La superbe première  romance sans paroles opus 30 est ici interprétée par le grand pianiste et chef d’orchestre Daniel Barenboim, que nous avons déjà rencontré dans son rôle de chef d’orchestre. A ne pas écouter par moments de déprime…