Sergueï Rachmaninov – Prélude op.23 n°2

Voilà cinq longues journées que ce site est resté désert, n’ayant pu répondre à l’exigence de l’article quotidien, par la faute de rédacteurs anormalement occupés en ce début de mois de juillet… Nous tenons à rattraper cela à tout prix !

On retrouve aujourd’hui Rachmaninov dans un de ses préludes les plus énergiques, les plus brillants mais aussi l’un des plus difficiles à jouer. Comme avec l’Etude Révolutionnaire de Chopin, le pianiste se doit de posséder une grande endurance à la main gauche, qui joue un ostinato éprouvant en accompagnant la brillante mélodie de la main droite. Le prélude entier repose sur une forme « ABA », c’est à dire qui comporte une reprise du thème initial vers la fin. Ce morceau suit plutôt bien la logique de tout l’opus 23, qui est composé alors que Rachmaninov sort d’une longue période de dépression, marquée notamment par l’échec de sa première Symphonie, bientôt contrebalancé par son second concerto pour piano qui connut le succès que vous savez. En tout cas, un très beau recueil à découvrir dès que possible !

Petit luxe supplémentaire : Sviatoslav Richter pour vous, au piano, qui comme vous en doutez négocie plutôt très bien la brillance du morceau !

Frédéric Chopin – Nocturne N°19

Chopin jeuneAprès le morceau moderne et déroutant d’hier, retour ce soir à la chaleur romantique chopinienne, avec ce nocturne qui semble sortir droit du fond de son coeur blessé, pour atteindre le nôtre…

Bien que ce nocturne soit numéroté 19, il semble qu’il ait été un des premiers composés. Sa notation vient du fait qu’il a été publié posthume.

Chopin posa donc ces notes sur portée quand il était encore en Pologne, et qu’il n’avait sans doute pas encore 20 ans… ça fait réfléchir sur les capacités de la jeunesse!

Tiens, je crois que je vais aller chercher la partition de ce morceau!

Johannes Brahms – Concerto pour piano N°2 – 3° mouvement « Andante »

Johannes BrahmsAprès vous en avoir présenté le vigoureux deuxième mouvement, voici ce soir le troisième mouvement du concerto pour piano N°2 de Brahms, bien plus apaisé…

La voie du piano est ici préparée par le violoncelle et ses accents langoureux, violoncelle qui réapparaîtra à la fin du mouvement. J’aime beaucoup la poésie de ce morceau, et l’atmosphère quasi mystique qui s’en dégage, culminant aux alentours de 8 minutes ici…

C’est le grand pianiste russe Sviatoslav Richter que vous entendrez nous livrer une interprétation que je trouve très réussie…

Bonne soirée à tous!

Serguei Rachmaninov – Concerto pour piano N°2 – II Adagio sostenuto

Sergei RachmaninovEn plus d’un grand compositeur romantique (un peu après l’heure, la période romantique se terminant fin XIX° – début XX°), l’Histoire se souvient également du compositeur russe Serguei Rachmaninov (1873-1943) comme d’un pianiste d’exception – exilé en 1917 à cause de la Révolution d’octobre, il se lancera dans une carrière de concertiste qui l’empêchera de composer pendant un moment. On a gardé de cette époque de nombreux enregistrements qui témoignent de la beauté de son jeu et de sa virtuosité. Rachmaninov était doté de mains prodigieusement grandes, ce qui lui permettait de jouer des accords très compliqués.

Nous écouterons ici une interprétation du deuxième mouvement de son deuxième concerto pour piano par le  pianiste russe Boris Berezovsky, accompagné de l’Ural Philarmonic Orchestra dirigé par Dmitry Liss. La fin du mouvement, à partir de 8:57 ici, en est l’un des moments les plus poignants –  mouvement qui est, à mon avis, l’un des plus beaux adagios de l’histoire des concertos pour piano :-)

De nombreux morceaux de musique plus récente et populaire ont emprunté différents thèmes de ce mouvement: on reconnaîtra ainsi facilement All by myself (dont une interprétation célèbre est celle de Céline Dion; flagrant dans le concerto N°2  à partir de 2:00 ici, par exemple), ou encore Life on Mars de David Bowie (le thème lancinant de 1:18, sur lequel commence la chanson de David Bowie, qui est d’ailleurs dans la même tonalité) ….