Richard Strauss – Der Rosenkavalier – Air final

Richard StraussDécouvrons ce soir le Chevalier à la rose, opéra de Richard Strauss  peu connu du grand public…  Il serait pourtant dommage de passer à côté, notamment à cause du morceau que nous vous présentons ce soir! Il s’agit de l’air final, dans lequel Sophie et Octavian, les deux amants que tout séparait au début de l’opéra (l’une étant promise au baron Ochs, l’autre étant l’amant de la Maréchale), se chantent enfin leur amour…

Nous vous proposons deux versions de cet air : d’abord, la version originale (le duo à proprement parler commence aux alentours de 4:30), puis une  très belle version adaptée pour le piano par le compositeur australien Percy Grainger.

Bonne (fin de) soirée…

Richard Strauss – Une vie de héros (2/4)

Deuxième épisode de la vie du héros, alias Richard Strauss faisant vaillamment front aux détracteurs qui veulent lui faire la peau ! Après avoir entendu le thème majestueux puis celui, perfide, des adversaires du héros, voici la troisième « section » de ce poème symphonique, qui met un violon au centre de l’action. Une section dont la forme ressemble de près à un récitatif d’opéra, le violon étant le soliste jouant seul de longs phrasés, introduisant des nouveaux motifs qui seront repris par la suite. De temps en temps, Strauss glisse des petits « aide-mémoire », en casant ci et là les thèmes des deux premières sections, qu’on reconnaît sans peine.

Dans cette troisième partie, la compagne du héros est à l’honneur : elle qui, contre vents et marées, défend son bien-aimé, méritait bien ce long récitatif conduit par un instrument si délicat qu’est le violon ! L’épouse de Strauss, Pauline de Ahna, est bien sûr la source d’inspiration de cette section. Elle figurera également comme la muse du compositeur dans certains lieder ainsi que dans la célèbre Sinfonia Domestica.

Petite note du mélomane : si vous avez envie d’écouter « Une vie de héros » en concert, vous serez servis dès septembre prochain. Vous aurez même l’embarras du choix quant à la date : la salle Pleyel à Paris l’a programmée à cinq reprises (sic).

Richard Strauss – Une vie de héros (1/4)

Richard Strauss

On connaît Richard Strauss pour son fameux Zarathoustra, un poème symphonique dont la célébrissime introduction est aujourd’hui surexploitée (bandes sonores de films et autres clips de campagne BDE…). Cela est fort dommage : si Zarathoustra est bien une oeuvre gigantesque, elle ne doit point éluder les autres poèmes musicaux tout aussi passionnants nés de la plume inspirée de Strauss. « Une Vie de Héros » (Ein Heldenleben, auf Deutsch), par exemple, ne devrait pas échapper à votre culture musicale, bien que celle-ci soit déjà bien fournie, nous n’en doutons pas ;-) .

« Une Vie de Héros » a été achevé en 1898 et est le premier poème de Strauss qui ne soit pas inspiré d’une oeuvre littéraire (exemples : Zarathoustra, Don Quichotte, Macbeth etc.), même si sa trame peut faire penser aux étapes narratives du grand roman de Cervantès. Le poème, dont l’exécution est quasi-ininterrompue sur plus de 40 minutes, se décompose officieusement en plusieurs sections qui dépeignent chacune dans son style une étape de la vie du héros. Le sujet n’étant pas le chevalier de la Mancha, le « héros » ici est en réalité une personnification du compositeur lui-même, qui s’érige en véritable Surhomme effarouché bravant les dangers et les péripéties d’une vie authentiquement épique. Dans l’esprit de Strauss, il s’agissait de mettre en musique son combat ininterrompu et éreintant contre ses détracteurs, une funeste cabale qui donnait bien du fil à retordre à sa prometteuse carrière… mais je suis sûr que chacun de nous se reconnaîtra dans cette « vie de héros », tant nous aussi, nous avons nos némésis, nos compagnons de route et notre oeuvre personnelle vers la grandeur et la paix universelle !

Pour ne pas occuper toute votre soirée avec ce morceau, nous vous proposons d’écouter seulement les deux premières « étapes » de cette vie héroïque décidément bien remplie :

- Le Héros (Der Held) : présentation du personnage éponyme, annoncé par un thème brillant joué à l’unisson par les cors et les violoncelles, qui passent ensuite le relais aux vents et aux cordes aiguës qui, à leur tour, produisent un motif de contraste lyrique. La trompette vient compléter l’ambiance de fanfare qui accompagne le héros. La section s’achève sur un grand silence – la seule interruption que la pièce comptera.

- Les adversaires du Héros (Des Helden Widersacher) : une section moins énergique et ainsi moins charmante, mais c’est l’effet recherché puisqu’il s’agit de dégager musicalement la perfidie des adversaires qui osent barrer la route des louables desseins de notre personnage – mais après tout, un héros serait-il ce qu’il est sans ennemis? Les bois et les cuivres font l’essentiel du travail ici. À noter le leitmotiv très court (quatre notes) très célèbre joué aux tubas, censé évoquer un redoutable critique viennois de l’époque, Eduard Hanslick.

A la fin de la vidéo, un violon commencera son solo mais il est préférable d’en rester là : l’oeuvre est certes prenante mais comme je l’ai dit, loin de nous l’idée de vous faire rester toute une soirée devant votre écran ^^ A très bientôt pour la suite des aventures, que nous vous assurons trépidantes : il faut dire qu’avec un chef de l’envergure de Mariss Jansons, vous ne risquez pas de vous ennuyer un seul instant !

Richard Strauss – Concerto pour cor N°1 – Premier mouvement

Richard StraussAllez, un peu de cor ce soir! Cet instrument est rarement à l’honneur sur notre site, et c’est malheureux, car il possède vraiment un son magnifique, empreint d’une grand noblesse… Le cor n’est pas toujours relégué à un rôle d’accompagnement, et tient parfois le premier rôle, comme dans ce premier concerto pour cor de Richard Strauss… Celui-ci a composé deux concertos pour cor, à 60 ans d’intervalle! Celui-ci a été écrit à l’âge de 19 ans…

Le corniste soliste est ici Barry Tuckwell.

Si le cor vous plaît, allez écouter le rondo du concerto pour Cor N°1 de Mozart que nous vous avions présenté! Dans un tout autre style, mais tout aussi beau!

Richard Strauss – Also Sprach Zarathustra

Richard Strauss
Richard Strauss

Tout le monde connaît l’introduction du poème symphonique Also Sprach Zarathustra (Ainsi parlait Zarathoustra), composé par l’allemand Richard Strauss en 1896. Elle est notamment célèbre pour avoir été utilisée par Stanley Kubrick (qui aimait beaucoup les grands compositeurs classiques) dans 2001, A Space Odyssey.

Ce poème symphonique trouve son inspiration dans l’oeuvre éponyme de Nietzsche qui met en scène le prophète antique Zarathoustra, qu’on retrouve d’ailleurs dans le personnage Sarastro de La Flûte Enchantée.

Nietzsche
Nietzsche

Strauss voulait mettre en musique la marche de l’humanité, de ses origines jusqu’à l’avènement du Surhomme souhaité par le philosophe allemand. Il est donc logique que l’on trouve ce morceau harmonieux, triomphal, tel un lever de rideau sur une scène cosmique…

PS: Mettez le son fort au début pour entendre la basse…

Richard Strauss – Salomé – la danse des sept voiles

En 1905, le compositeur allemand Richard Strauss (1864-1949) connaît un succès éclatant avec l’Opéra Salomé, drame en un acte d’après la pièce de l’écrivain irlandais Oscar Wilde. Cet Opéra met en scène le récit biblique de l’exécution du prophète Jean-Baptiste.

La danse des sept voiles, dont nous vous proposons aujourd’hui un extrait, est la partie orchestrale la plus connue et la plus jouée. L’oeuvre est composée dans une forme continue avec des touches de tonalité libre et cent deux musiciens sont nécessaires pour l’interpréter…