Franz Liszt – Rhapsodie Hongroise N°12

Nous vous avions déjà proposé l’écoute de la deuxième du nom sur ce site, très connue. Voici la 12ème, en do dièse mineur, que certains d’entres vous découvrent peut-être. Parmi les 19 rhapsodies du génie hongrois (composées entre 1846 et 1886), celle-ci est sans doute l’une qui contient le plus de thèmes, 8 en tout. Deux thèmes émergent dès l’introduction, rapidement suivis par les autres qui se succèdent. On a parfois presque l’impression d’entendre un orchestre, tellement le morceau est riche en couleurs et dynamiques.

En voici une interprétation du pianiste d’origine russe Evgeny Kissin, 19 ans à l’époque.

Franz Liszt – Rhapsodie Hongroise N°2

Franz LisztAujourd’hui, intéressons-nous de plus près à un genre qu’a largement exploré Liszt, la rhapsodie. Ce genre est apparu au XIX° siècle, et se veut la plupart du temps un travail de valorisation d’une culture locale par la musique. On trouve ainsi des rhapsodies espagnoles, slaves, norvégiennes… et bien sûr hongroises, ce que l’on peut comprendre étant données les origines de Liszt.

Il semble que les premiers compositeurs de rhapsodies, et notamment Tamasek, aient voulu établir un parallèle entre leurs créations et la culture hellénistique, puisqu’un rhapsode est un artiste qui, dans la Grèce antique, déclamait les épopées écrites par un autre. Quelque part, en effet, une rhapsodie parle de la grandeur d’un peuple par le moyen de ses thèmes musicaux…

En ce qui concerne les rhapsodies hongroises de Liszt, il a été démontré qu’elles font en réalité souvent appel à des thèmes plus spécifiquement tziganes que simplement hongrois.

J’ai trouvé la performance de Jung Lin (jeune virtuose Taiwano-Américaine) ci-dessous particulièrement admirable, parce qu’en plus de l’émotion et de la sensibilité qu’elle y met, son jeu est techniquement irréprochable, ce qui est extraordinaire compte tenu du fait que Liszt avait des mains immenses, même pour un homme.