Beethoven – La lettre à Elise – slightly different

Par Laurent Barbezieux – Audituri Te Salutant!

Aujourd’hui, troisième épisode des vidéos HORS-JEU! Tous les vendredi soirs, une vidéo décalée (passionnante, bizarre, impressionnante ou simplement drôle) vous attendra pour vous donner le sourire après une dure semaine de boulot!

On ne présente plus La lettre à Elise, célébrissime composition pour piano de Beethoven, qui n’est d’ailleurs une « lettre » qu’en français. Le titre original est en effet Für Elise, soit Pour Elise : une fois n’est pas coutume, la version allemande est plus concise!

Ce morceau donc, à la mélodie entêtante, a été joué – et parfois un peu massacré, il faut bien le dire! – par des générations de pianistes parfois un trop débutants. Le morceau est en effet assez simple, mais l’on retrouve dans la deuxième partie du morceau le romantisme cher à Beethoven.

Edvard Grieg – Concerto pour piano en la mineur – 1er mouvement

Nous avons déjà évoqué ici le compositeur norvégien Edvard Grieg. Nous vous proposons aujourd’hui l’écoute du mouvement Allegro molto moderato de son concerto pour piano en la mineur, chef d’œuvre et monument de la musique romantique. Il s’agit du seul concerto que Grieg ait jamais achevé!

Nous vous proposons ici une interprétation du concertiste russe Evgeny Kissin.

Malheureusement nous ne pouvons vous proposer ici qu’une partie du concerto, mais je vous conseille de l’écouter en entier et vous comprendrez alors pourquoi il s’agit des d’un des plus grands concerto pour piano jamais écrit… Nous vous présentons son deuxième mouvement

Pour les cinéphiles, ce mouvement est utilisé dans le film Lolita de Adrian Lyne en 1997.

WA Mozart – Concerto N°10 pour Deux Pianos – Rondo: Allegro

Entre sa première composition à l’âge de 6 ans (pour les curieux, voir ici) et sa mort à l’âge de 35 ans, Mozart (1756-1791) a produit près de 900 oeuvres! Pour combien d’entre elles s’est-il approché de la perfection? A vous de juger!

Aujourd’hui, nous vous proposons un passage d’un concerto pour Deux Pianos, à la fois touchant et magistral.

Cette oeuvre en 3 mouvements a été écrite à l’âge de 23 ans pour s’amuser avec sa grande soeur Nannerl, alors que Wolfgang allait définitivement quitter la maison familiale de Salzburg (Autriche)  pour Vienne. Il faut s’imaginer le frère et la soeur se souriant et se répondant l’un à l’autre par pianos interposés, entourés de quelques camarades aux hautbois, violons, cors et bassons…

A l’écoute de ce morceau à la fois gai et dramatique, la scène suivante m’apparaît lorsque je ferme les yeux: un ciel bleu, calme et parsemé de quelques nuages surplombe une forêt qui foisonne d’une faune bondissante (0:01-0:31)… Soudain, deux oiseaux virevoltent (0:31-:2:21), s’élèvent, replongent, tantôt joueurs, tantôt chamailleurs. Leur batifolage se mêle à celui du reste des animaux jusqu’à que tous soient surpris par un gros nuage porté par une bourrasque (2:22-3:08 ). Ce changement de météo provoque une légère angoisse qui donne des frissons. Ensuite, la tension retombe petit à petit (3:08-3:27) et cède la place à l’harmonie de nouveau, désormais empreinte de davantage de gravité. Vers 5:20, la légèreté reprend ses droits et le concerto s’achève gaiement. Bon, c’est un peu cliché, ok…

Cette interprétation virtuose est due à Géza Anda et Clara Haskil.