John Williams – Schindler’s List

Schindler's ListAujourd’hui, un hors-jeu un peu particulier puisqu’il s’agit d’une musique de film, comme nous avions fait pour Pride and Prejudice.

Mais cette fois, ça ne devrait pas susciter que des émotions joyeuses, désolé… Je vous propose le thème principal de La Liste de Schindler, le chef d’oeuvre de Spielberg. Ce thème a été composé par le génial John Williams (celui de Star Wars, Indiana Jones, Les Dents de la Mer, Jurassic Park, Harry Potter et tant d’autres…) qui montre qu’il peut se hisser à la hauteur des grands compositeurs romantiques (enfin c’est un point de vue).

Deux vidéos pour (re)découvrir ce morceau magistral qui a remporté l’Oscar de la meilleure musique en 1994: la première semble être la version officielle et la deuxième un live d’ Itzhak Perlman et John Willliams, précédé d’une interview de l’immense violoniste (d’ailleurs, tâchez de regarder le journaliste sans sourire…)

Sortez les mouchoirs…

Niccolò Paganini – Caprice N°5

paganiniNous vous  avions déjà présenté l’immense violoniste italien Paganini dans l’article sur son fameux caprice n°24.

Poursuivons aujourd’hui avec le caprice n°5, composé au début du 19° siècle, et célèbre pour son extraordinaire vitesse et difficulté technique. La légende veut que Paganini ait été capable de jouer ce morceau sur une seule corde. Les violonistes pourront dire ce qu’ils en pensent dans la partie commentaires en dessous de l’article…

Comme d’habitude, Paganini fait jaillir des flammes de son archet. Et comme d’habitude, Itzhak Perlman est tout indiqué pour nous le faire rencontrer à travers ses notes…

Antonin Dvorak – Humoresque N°7

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèqueVous comprendrez tout de suite, en l’écoutant, pourquoi ce morceau porte le nom d’humoresque… Ce terme a été inventé par Robert Schumann, et Dvorak l’a repris pour un cycle de huit pièces pour piano, composées vers la fin de sa vie, et qui se trouvera être son dernier cycle de compositions pour piano.

Comme souvent, Dvorak s’est inspiré de mélodies entendues dans le « Nouveau Monde » (il a été directeur du Conservatoire de New York de 1892 à 1895), qu’il avait l’habitude de noter dans de petits carnets. Rentré en Bohème pendant l’été 1894, il compose alors ses humoresques pour piano. L’humoresque N°7 est la plus célèbre des huit, et de nombreux arrangements en ont été faits – mais jamais par son compositeur…

Nous vous proposons donc d’écouter la version originale pour piano, puis un arrangement pour violon, violoncelle et orchestre, avec les célèbres Itzhak Perlman et Yo Yo Ma dans les deux premiers rôles…

Niccolo Paganini – Caprice n° 24

paganiniDécouvrons aujourd’hui l’oeuvre de l’italien Paganini (1782-1840). Bien qu’il ne soit pas compté parmi les plus grands compositeurs de son temps, il n’en reste pas moins une figure phénoménale de la période romantique. Sa virtuosité était telle qu’aujourd’hui encore, de nombreux spécialistes se risquent à affirmer qu’il est le plus grand violoniste qui ait jamais existé.

Inventeur de nombreuses techniques de jeu, il suscitait avec son archer des émotions rarement éprouvées jusque là et le public en raffolait jusqu’à l’hystérie. Son influence sur la façon de jouer du violon est comparable à celle qu’ont pu avoir Chopin et Liszt sur le piano et Beethoven et Berlioz sur l’art de la symphonie.

Schubert et Liszt, qu’on ne peut suspecter de naïveté en la matière eurent pour lui la plus grande admiration. Celui-ci s’exclama: « Quel homme ! Quel violon ! Quel artiste ! Quelle souffrance, quelle angoisse, quels tourments ces quatre cordes peuvent exprimer ! ». Et celui-là: « Dans l’adagio de Paganini, j’entendis le chant des Anges. On ne verra jamais personne comme lui ».

Découvrons le avec une de ses plus célèbres compositions, superbement interprété par un de ses dignes héritiers, Itzhak Perlman

Serguei Rachmaninov – Vocalise

Nous retrouvons aujourd’hui Natalie Dessay, dans cette vocalise d’une beauté hypnotisante, que Rachmaninov a écrite  dans une période de grande anxiété; il était en effet tourmenté par la pensée de la mort, qui venait notamment de frapper son ami et rival Scriabine, ainsi que son ancien professeur. D’après Marietta Shaginyan, jeune femme avec laquelle il entretenait une correspondance à cette époque, la mort l’épouvantait: »On ne peut pas vivre si c’est pour mourir; comment pouvez-vous supporter l’idée que vous êtes mortels? » lui écrivait-il.

Long cri mystérieux, implorant, on ressent toute la souffrance du compositeur à travers cette vocalise…

De nombreuses transcriptions de ce morceau ont été faites; s’il vous a plu, vous ne devriez pas rester insensibles à cette interprétation de Itzhak Perlman:

Ludwig van Beethoven – Sonate n°5 – 1° mouvement

Beethoven (1770-1827) est souvent reconnu comme le dernier grand compositeur de la période classique, et l’on dit qu’il a préparé la transition vers la musique romantique. On peut sentir poindre ce romantisme dans la sonate n°5 pour violon et piano, dite Printemps, dont voici le premier mouvement, dans une interprétation de Itzakh Perlman (violon) et Vladimir Ashkenazy (piano)