Heitor Villa-Lobos – Bachianas Brasileiras nº 4 – Prelude

Villa Lobos

Une musique brésilienne empreinte de nostalgie ce soir, avec ce prélude de la quatrième des Bachanias Brasileiras d’Heitor Villa-Lobos, compositeur que nous vous avions présenté il y a quelques temps avec son prélude N°1.

C’est un célèbre pianiste brésilien qui officie ici, en la personne de Nelson Freire.

Jean Sibelius – Étude Op.76 n°2

Jean SibeliusUne musique pleine de calme, dont l’écoute se prête bien à une fin de soirée, à l’heure où l’on commence à tomber de fatigue… C’est ce que nous vous proposons d’écouter maintenant, avec cette étude du compositeur finlandais Jean Sibelius, dans une adaptation pour violoncelle et guitare – vous retrouverez la version originale au piano ensuite, qui est, elle, un peu plus dynamique.

Serguei Prokofiev – Toccata Op. 11

ProkofievNous vous avons globalement présenté des morceaux assez « soft » de Prokofiev depuis le lancement de ce site. Rentrons ce soir un peu plus dans le vif du sujet, avec cette Toccata pour piano Op. 11. Prokofiev peut être défini comme un compositeur ayant un style de musique assez anti-conventionnel, et un grand sens du rythme. Nul doute que vous parviendrez à sentir ces deux aspects à l’écoute de ce morceau, dans une interprétation de la pianiste Marta Argerich qu’on ne vous présente plus !

Et pour ceux que ce morceau aura perturbés,  allez ensuite écouter l’andante de son concerto pour violon N°2 qui vous calmera sûrement !

Claude Debussy – La cathédrale engloutie

cathédrale engloutieDès le début de ce prélude pour piano, Debussy nous plonge au fond de l’océan, comme en atteste l’indication « Profondément calme (dans une brume doucement sonore) ». On n’aperçoit pas encore la cathédrale. A 1:25, Debussy commence à nous sortir de notre torpeur, nous réveillant avec ces arpèges qui sont comme autant de poissons se dirigeant vers la cathédrale, qui soudain apparaît, imposante, à 2:08. Le côté majestueux et vertical de la cathédrale est évoqué par les nombreux accords plaqués, à partir de 2:36. A 3:38, peut-être avons-nous poussé les portes de la cathédrale, et sommes-nous ébahis devant le spectacle qui s’offre à nous… Je vous laisse imaginer votre propre histoire en écoutant cette interprétation de la cathédrale engloutie par le pianiste brésilien Nelson Freire…

Joaquin Rodrigo – Fantaisie pour un gentilhomme – Españoleta

Joaquin RodrigoNous vous avions déjà présenté l’adagio du concerto d’Aranjuez, l’oeuvre la plus célèbre de l’espagnol Joaquin Rodrigo. Voici un autre concerto pour guitare du compositeur, dont nous vous proposons d’écouter la première partie de son mouvement lent. La guitare y est principalement accompagnée par les cordes, et l’ensemble dégage une grande impression de douceur.

George Gershwin – Un américain à Paris

George GershwinParisien ou non, vous avez probablement tous un jour subi l’agression auditive des bruits de klaxon de la capitale… C’est en tout cas ce qu’a connu George Gerswhin lors d’un séjour à Paris, et qui lui a peut-être donné l’idée de cette pièce originale, dans laquelle sont reproduits les fameux coups de klaxon parisiens qui ont marqué le compositeur – on n’était pourtant que dans les années 1920… Pour la création de l’oeuvre (sa première représentation), Gershwin avait même ramené des klaxons de taxis parisiens!

La première partie de la pièce est plutôt agitée, et fait sans doute référence à la vie  des rues parisiennes. La deuxième partie, à partir de 6:30 environ, plus calme, évoquerait plutôt la rêverie nostalgique de l’américain qui pense à son pays, avec des airs plus jazzy... avant de se réveiller au milieu du bruyant Paris!

Maurice Ravel – Miroirs – Noctuelles

ravel_02Il y a bientôt 4 ans, nous vous avions proposé l’écoute du mouvement Une  barque sur l’océan, tiré de l’ensemble musical Miroirs, de Maurice Ravel. Ce morceau était dédié au peintre Paul Sordes, ami du compositeur et membre comme lui du groupe des Apaches.

Ce soir, voici le mouvement Noctuelles, dédié à l’écrivain Léon-Paul Fargue, lui aussi membre de ce groupe artistique.

Ravel est souvent cité comme une figure maîtresse de l’impressionnisme (mouvement artistique plus imposant en peinture qu’en musique). Ce morceau résolument moderne peut aider à comprendre pourquoi: il n’y a guère de mélodie précise, le but n’est pas la précision ni la perfection harmonique, mais plutôt de laisser une impression pénétrer le coeur de l’auditeur…