Morten Lauridsen – O magnum mysterium

L'étoile qui a guidé les rois magesEn ce jour de Noël, nous vous proposons d’écouter l’oeuvre O magnum mysterium, de la main du compositeur américain Morten Lauridsen (né en 1943). Ce n’est pas le premier O magnum mysterium que nous vous proposons sur lamusiqueclassique.com, le dernier en date étant celui de Tomas Luis de Victoria. ce chant contemplatif grégorien est chanté lors des matines de Noël.

En voici une version interprétée par l’ensemble vocal Les Métaboles, choeur de très grande qualité, que j’ai eu le plaisir d’écouter chanter dernièrement. Composé de jeunes professionnels chantant a cappella, il s’intéresse notamment au répertoire des XX° et XXI° siècle.

Joyeux Noël à tous !

 

Pour ceux qui souhaitent suivre, voici les paroles en latin, et la traduction.

O magnum mysterium,
et admirabile sacramentum,
ut animalia viderent Dominum natum,
jacentem in praesepio!
Beata Virgo, cujus viscera
meruerunt portare
Dominum Christum.
Alleluia.

O grand mystère,
et admirable sacrement,
que des animaux voient leur Seigneur nouveau-né,
couché dans une mangeoire!
Heureuse Vierge, dont le sein
a mérité de porter
Le Christ Seigneur.
Alleluia!

Arvo Pärt – Magnificat

galaxie sur lamusiqueclassique.com

Moment sublime de musique éthérée ce soir, avec le Magnificat d’Arvo Pärt. Nous vous avions notamment déjà présenté Spiegel im Spiegel, sans doute une de ses oeuvres les plus connues.

Comme le démontre une fois de plus le morceau du jour, ce compositeur estonien prend plaisir à créer de la musique simple, sans multiplications des procédés virtuoses. Mais son génie est d’arriver, malgré cela, à proposer des compositions d’une complexité émotionnelle inouïe et d’une profondeur quasi métaphysique.

Cela me rappelle un peu le Lacrimosa de Zbigniew Preisner… Peut-être parce que dans les deux cas, il suffit de fermer les yeux pour sentir son âme transportée vers des dimensions stellaires…

Ce morceau sera également interprété au concert que je co-organise le 11 décembre à St-Louis-en-l’Île, au bénéfice d’une école au Cambodge. Rien que pour ce morceau, ça vaut le coup de venir, non? ;-)

Les Quatre Saisons – recomposées par Max Richter – L’été, 1er mouvement

Lorsqu’on évoque Vivaldi, ce sont souvent les Quatre Saisons qui viennent à l’esprit. Ces superbes concerti pour violons, composés aux alentours de 1720, sont aujourd’hui tellement connus qu’ils sont souvent considérés soit comme des emblèmes de la musique dite « classique », soit comme des morceaux rabâchés aux oreilles de ceux qui leur préfèrent des oeuvres sacrées comme le sublime Gloria par exemple.
Quoi qu’il en soit, ces oeuvres marquantes en ont inspirées plus d’un, dont le compositeur anglais d’origine allemande Max Richter. Ce compositeur contemporain né en 1966, connu notamment pour ses musiques de films, a suivi une formation classique tout en étant influencé par la musique punk et électronique. En octobre 2012, le Britten Sinfonia à Londres joue la première de sa Recomposition des Quatre Saisons. Le compositeur reconnaît s’être affranchi de 75% de la musique de Vivaldi, mais on retrouve tout de même constamment l’empreinte du prêtre roux dans chacun des mouvements.

L’écoute de l’oeuvre intégrale est recommandée (l’originale comme la recomposition, les deux ayant été enregistrées et publiées par Deutsche Grammophon :)). Mais pour vous donner un aperçu, voici un extrait de la recomposition: le 1er mouvement de l’Eté. Le début du mouvement a été peu retravaillé mais Richter prend plus de liberté pendant le développement. Le violoniste Daniel Hope nous offre une belle interprétation, d’autant plus remarquable qu’il est habitué à jouer le concerto original et qu’il lui a donc fallu réapprendre et savoir jongler entre les deux… on vous laisse imaginer la gymnastique mentale et le doigté qu’il faut pour y parvenir.
Cette oeuvre me semble être l’aboutissement et l’expression d’une grande liberté musicale, qui allie humilité et ambition pour un résultat étonnant peut-être mais qui ne devrait pas vous laisser indifférent. En tous cas, Max Richter avoue lui-même que son souhait était de retomber amoureux de l’oeuvre originale, et qu’il y est parvenu… Bonne écoute !

Zbigniew Preisner – La double vie de Véronique – Van den Budenmayer concerto

La double vie de véroniqueGeoffroy vous avait fait découvrir le compositeur de musique de film Zbigniew Preisner, avec son Lacrimosa. Retrouvons le polonais ce soir, avec un morceau tiré de La double vie de Véronique, de Krzysztof Kieslowski, avec Irène Jacob. Ce morceau est attribué dans les crédits du film à un compositeur néerlandais du XVIII° siècle du nom de Van den Budenmayer… pseudonyme que Preisner reprend dans d’autres films.

Je suis certain que la beauté mystique de ce morceau saura vous toucher…

John Barry – A Childhood Memory

John Barry est un compositeur anglais (principalement de musique de films), né en 1933 et mort en 2011. Il est connu pour avoir composé notamment les bandes originales de 11 James Bond, mais aussi de Out of Africa ou encore Danse avec les loups.
Son père était projectionniste de films muets et sa mère était pianiste. Il a grandi dans le milieu du cinéma et la musique et il reconnaissait que les moments passés dans les cinémas de son père au nord de l’Angleterre influencèrent ses goûts musicaux et ces centres d’intérêts.
Laissez-vous bercer tranquillement par ces harmonies qui évoquent peut-être ses souvenirs d’enfance!

Bugge Wesseltoft et Henning Kraggerud – Stevtone

Last SpringDécouvrons ce soir des musiciens dont le nom vous est sans doute moins familier que ceux que nous évoquons habituellement sur ce site… Bugge Wesseltoft est un pianiste et compositeur de jazz, et Henning Kraggerud un violoniste classique. Les deux ont publié ensemble un album intitulé Last Spring, à la croisée du jazz et du classique (on y retrouve notamment une reprise du Wiegenlied de Brahms). Nous vous proposons d’écouter une version live de Stevtone, l’un des morceaux de Last Spring. Comme tout l’album, ce morceau est très calme et apaisant… Bonne soirée!

Leonard Bernstein – West Side Story – Somewhere

Douce petite musique contemporaine en cette heure tardive… Une des pièces les plus belles de West Side Story, le chef d’oeuvre de Leonard Bernstein, sacré légende de Broadway !

« Somewhere » arrive au début de l’acte II, lorsque Tony, après avoir tué un membre du gang ennemi dont fait partie sa bien-aimée Maria, vient de nouveau sous le balcon de celle-ci pour implorer son pardon. C’est là qu’il se prennent à oser un monde meilleur, où ils pourraient vivre en harmonie, où les Jets et les Sharks (du nom des deux gang rivaux) pourraient enfin se donner la main…

Bonne nuit à tous !