Ludwig van Beethoven – Symphonie n°3 « Héroïque » – Marche funèbre

Chers lecteurs-auditeurs,

En ce jour de deuil national, nous peinons tous à trouver les mots face à l’innommable horreur qu’a vécue notre pays. Même la musique semble impuissante pour accompagner ces moments difficiles. À notre tout petit niveau, nous tenions toutefois à rendre un dernier hommage à nos compatriotes qui sont tombés. Voici la marche funèbre de la troisième de Beethoven.

WA Mozart – Concerto pour piano N°20 – 1° mouvement

Wolfgang Amadeus MozartSi vous avez vu le film Amadeus, vous reconnaîtrez sûrement ce morceau, qui intervient au moment où un mystérieux messager vêtu de noir vient commander une messe de Requiem à Mozart… Cette musique l’accompagne sur le chemin, jusqu’au moment où Mozart vient lui ouvrir la porte… ce sont alors les premiers accords de l’ouverture de Don Giovanni qui retentissent brutalement – la transition se fait bien, les deux morceaux étant dans la même tonalité de ré mineur…

WA Mozart – Fantaisie en do mineur KV 475

Wolfgang Amadeus MozartDécouvrons ce soir une fantaisie de Mozart… Qu’est-ce qu’une fantaisie? Un morceau de musique ne répondant pas à une forme imposée… Le compositeur est ainsi plus libre – par exemple, ici, Mozart explore différents thèmes, dans différentes tonalités…

Comme souvent avec Mozart, il est difficile de trouver les mots pour essayer de décrire sa musique… Chacun, à sa manière, sera sensible à l’une ou l’autre des multiples phrases de sa poésie… Et quand celle-ci est déclamée par les mains habiles de Friedrich Gulda, spécialiste de Mozart, alors…

WA Mozart – Symphonie Concertante pour Violon et Alto – 2° mouvement « Andante »

Wolfgang Amadeus MozartAprès une absence un peu trop prolongée sur lamusiqueclassique.com, je profite d’une journée un peu moins chargée pour vous faire passer ce début de soirée avec Mozart et sa symphonie concertante, dont nous vous avions déjà présenté le premier mouvement

Il est maintenant temps d’en découvrir le deuxième, empreint de mélancolie…

Bonne soirée!

Ludwig Van Beethoven – Sonate pour piano n°29 : Hammerklavier

Hammerklavier. Littéralement, « piano-marteau ». Mais l’allemand donne à ce terme le sens de piano-forte. Beethoven a d’ailleurs choisi ce titre pour rappeler à l’Europe l’origine allemande de cette nuance (cordes frappées). Ecouter les premiers accords de cette sonate suffit amplement pour comprendre l’utilisation du Hammerklavier qui en est faite.

La composition de cette sonate date de l’époque où Beethoven était devenu totalement sourd. Il y a quelque chose de fascinant à penser que le compositeur jouait avec les nuances alors qu’il ne pouvait les entendre. On n’a pas de mal à se chanter une mélodie dans notre tête, mais essayez donc d’en varier le volume sonore. Personnellement, j’y vois les limites de mon imagination et l’infini génie de Beethoven  !

Un mot enfin sur le caractère complet de l’oeuvre. Jonglant de fortissimo à pianissimo, de mélodies gaies à des airs nostalgiques, Beethoven a créé ici sa plus longue oeuvre pour piano (elle dure presque une heure !). Le pianiste et musicologue Paul Badura-Skoda en parle bien mieux que moi :   « La Hammerklavier est pour nous pianistes, ce que la neuvième symphonie est pour le chef d’orchestre: l’œuvre monumentale, l’œuvre culminante, ou, mieux encore, l’œuvre qui parcourt tout autant les profondeurs que les sommets. Aussi ne l’approchons-nous qu’avec respect ».


Joseph Haydn – Symphonie n°6 « Le Matin » – 1er mouvement

Un peu de Haydn en ce jeudi soir…

Nous sommes en 1761 et Haydn vient de rejoindre la Cour du Prince hongrois Nikolaus Eszterhazy, et veut bien se faire voir de cette dernière éminence dans l’espoir de garder sa place un petit bout de temps. Au printemps de cette même année, il composa sa 6e symphonie dont il reprend des traits du concerto grosso, très en vogue depuis Vivaldi et Albinoni. Grâce à cette forme particulière, il a l’opportunité de faire jouer des solos de flûte et de cors, très rares à l’époque. Cela eut pour effet de plaire au Prince et de prolonger les séjours des musiciens de Haydn au sein de la Cour des Eszterhazy…

Les Symphonies 6, 7 et 8 ayant toutes été composées en hommage au concerto grosso, et comme en ce premier mouvement de la 6e Symphonie le début (un exemple de canon) sonne comme un magnifique lever de soleil, le surnom de ces morceaux fut tout trouvé : à la Symphonie 6 le « matin », la 7 le « midi » et la 8 le « soir ».

Donc, pour vous mettre plus dans l’ambiance, voilà un morceau à écouter demain au réveil ;)