Johann Strauss – Marche de Radetzky

Pour le jour de l’an, quoi de plus normal que d’écouter la fameuse Marche de Radetzky, composée par Johann Strauss père (1804-1849), qui vient chaque année conclure le Concert du Nouvel An, donné par l’Orchestre Philarmonique de Vienne.

Ce célèbre concert  a lieu tous les matins du 1er janvier, et est dirigé chaque année par un (grand) chef d’orchestre différent. Il se termine chaque fois par Le Beau Danube bleu (de Johann Strauss fils, et qui est traditionnellement interrompu au début pour que l’orchestre souhaite une bonne année au public) et la Marche de Radetzky. Celle-ci est toujours accompagnée par les battements de main du public, dirigé par le chef d’orchestre; c’est un moment très joyeux – ce qui explique que cette marche n’ait exceptionnellement pas été jouée le 1er janvier 2005, par égard pour les victimes du Tsunami du 26 décembre 2004.

Je vous propose d’écouter la version dirigée en 1987 par Herbert Von Karajan (1908-1989), incontestablement l’un des plus grands chefs d’orchestre du XX° siècle.

Bonne année à toutes et à tous!

WA Mozart – Concerto N°10 pour Deux Pianos – Rondo: Allegro

Entre sa première composition à l’âge de 6 ans (pour les curieux, voir ici) et sa mort à l’âge de 35 ans, Mozart (1756-1791) a produit près de 900 oeuvres! Pour combien d’entre elles s’est-il approché de la perfection? A vous de juger!

Aujourd’hui, nous vous proposons un passage d’un concerto pour Deux Pianos, à la fois touchant et magistral.

Cette oeuvre en 3 mouvements a été écrite à l’âge de 23 ans pour s’amuser avec sa grande soeur Nannerl, alors que Wolfgang allait définitivement quitter la maison familiale de Salzburg (Autriche)  pour Vienne. Il faut s’imaginer le frère et la soeur se souriant et se répondant l’un à l’autre par pianos interposés, entourés de quelques camarades aux hautbois, violons, cors et bassons…

A l’écoute de ce morceau à la fois gai et dramatique, la scène suivante m’apparaît lorsque je ferme les yeux: un ciel bleu, calme et parsemé de quelques nuages surplombe une forêt qui foisonne d’une faune bondissante (0:01-0:31)… Soudain, deux oiseaux virevoltent (0:31-:2:21), s’élèvent, replongent, tantôt joueurs, tantôt chamailleurs. Leur batifolage se mêle à celui du reste des animaux jusqu’à que tous soient surpris par un gros nuage porté par une bourrasque (2:22-3:08 ). Ce changement de météo provoque une légère angoisse qui donne des frissons. Ensuite, la tension retombe petit à petit (3:08-3:27) et cède la place à l’harmonie de nouveau, désormais empreinte de davantage de gravité. Vers 5:20, la légèreté reprend ses droits et le concerto s’achève gaiement. Bon, c’est un peu cliché, ok…

Cette interprétation virtuose est due à Géza Anda et Clara Haskil.

Ludwig Van Beethoven – Symphonie N°7 – 2ème Mouvement Allegretto

Beethoven Nous vous proposons aujourd’hui une petite virée dans l’univers de ce cher Ludwig Van (1770-1827) avec cette symphonie toute en paradoxes. A la fois violente et calme, apaisante et torturée…

Mais après tout, n’est-ce pas normal pour celui à qui Haydn écrivit en 1793: « Vous avez beaucoup de talent et vous en acquerrez encore plus, énormément plus. Vous avez une abondance inépuisable d’inspiration, vous aurez des pensées que personne n’a encore eues, vous ne sacrifierez jamais votre pensée à une règle tyrannique, mais vous sacrifierez les règles à vos fantaisies ; car vous me faites l’impression d’un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes. »

L’interprétation est du New-York Philarmonic Orchestra, dirigé par le compositeur de West Side Story, Leonard Bernstein (1918-1990).

Montez le son…

WA Mozart – Symphonie n°41 Jupiter – 4° mouvement

Woody Allen a dit de la dernière symphonie de Mozart qu’elle prouvait l’existence de Dieu, Richard Strauss que c’était la plus belle oeuvre qu’il ait jamais écoutée…

Le dernier mouvement de la symphonie dite Jupiter est l’un des plus beaux exemples de fugue de la musique classique: les mélodies et les instruments se fuient et se répondent, se quittent et se rejoignent… (on l’entend très bien notamment à partir de 5:23, lors de la fugue finale, autour du thème principal présenté dans les premières notes du mouvement).
Le chef d’orchestre Karl Böhm est ici à la direction.

PS: S’il y a quelques musiciens que ça amuse de suivre avec la partition, et quelques curieux que ça intéresse, vous pouvez la télécharger ici! (à partir de la page 35 :-))

Ludwig van Beethoven – Sonate n°5 – 1° mouvement

Beethoven (1770-1827) est souvent reconnu comme le dernier grand compositeur de la période classique, et l’on dit qu’il a préparé la transition vers la musique romantique. On peut sentir poindre ce romantisme dans la sonate n°5 pour violon et piano, dite Printemps, dont voici le premier mouvement, dans une interprétation de Itzakh Perlman (violon) et Vladimir Ashkenazy (piano)

WA Mozart – La Flûte enchantée – In Diesen Heil’gen Hallen

Aujourd’hui, je vous propose d’écouter l’aria de Sarastro dans la Flûte enchantée, In Diesen Heil’gen Hallen (dans ces salles sacrées)
Comme toujours chez Mozart, on est frappé par la magie de l’adéquation entre la musique et les paroles, qui évoquent ici un lieu sacré où règne l’amour entre les hommes.

L’interprétation est de Kurt Moll – célèbre basse allemande – accompagné par le Metropolitan Opera Orchestra dirigé par James Levine.

Pour les paroles, vous les trouverez ici avec la traduction anglaise.