WA Mozart – Sonate pour piano N°13 – 1° mouvement – Allegro

Wolfgang Amadeus MozartRetrouvons Mozart avec ce très joyeux premier mouvement de sa sonate pour piano N°13. Comme toujours, on est impressionné par la capacité de Mozart à nous surprendre au détour d’une phrase, dont on pense pouvoir deviner la manière dont elle va se conclure, avant de s’avouer vaincu par l’imagination débordante du maestro… Ainsi par exemple à 4:30, où il rajoute quelques notes sombres inattendues avant la résolution… On pense en rester là, mais non, il repart sur la fameuse tonalité sombre juste ensuite, faisant de ces quelques premières notes à 4:30 en apparence anodine un signe avant-coureur de ce qui va suivre … Si vous m’avez compris, bravo !

Voici donc cet allegro, interprété par le célèbre pianiste chinois Lang Lang.

WA Mozart – Cosi Fan Tutte – Ouverture

Mozart dans AmadeusNoblement, dignement, c’est ainsi que débute cette ouverture… Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est plutôt la folie qui animera cet opéra, comme on le comprend dès que la musique commence à s’emballer, juste après les six notes (0:45 à 0:53) sur lesquelles seront chantées les paroles « Cosi Fan Tutte » un peu plus tard !

Rappelons l’histoire de Cosi Fan Tutte (« Elles font toutes ainsi ») : deux officiers, convaincus de la fidélité parfaite de leurs épouses, décident de les mettre à l’épreuve : ils leur annoncent leur départ pour la guerre (quintette Sento oh dio…), et après des adieux déchirants (Soave sia il vento), reviennent aussitôt déguisés, chacun séduisant alors la femme de l’autre, les deux épouses ayant été mises en condition par une malicieuse servante les ayant incité à profiter de l’absence de leur mari (In Uomini, in soldati) …

WA Mozart – Concerto pour piano N°22 – 3° mouvement

Wolfgang Amadeus Mozart

Par Numa des Borderies – Audituri Te Salutant!

Ce concerto n’est pas le plus connu de l’œuvre de Mozart, peut-être trop souvent oublié car « coincé » entre le 21ème et le 23ème, si célèbres pour leurs deuxièmes mouvements respectifs. Il figure pourtant dans la bande son du film Amadeus, où l’on voit Mozart le jouer devant l’empereur Joseph II.

Aux antipodes de la mélancolie d’un deuxième mouvement du concerto N°21 ou de la tristesse ténébreuse de celui du N°23, ce morceau s’ouvre sur un joyeux refrain en rondo et plein d’entrain, lancé par le piano et aussitôt suivi par l’orchestre en choeur. C’est le mouvement le plus connu du 22ème concerto pour piano, de par son air reconnaissable et facile à chanter qui revient à plusieurs reprises. Basée sur un rythme sautillant, la mélodie évoque une marche joyeuse qui donne envie de gambader.

Très vite, le premier couplet se fait plus aérien, la main droite du pianiste soutenue tout en légèreté par les violons. Le morceau s’envole ensuite dans diverses variations qui laissent libre cours à la virtuosité du soliste, avant d’être suspendu vers son milieu par un menuet au rythme plus lent. Comme dans de nombreuses autres compositions, Mozart a fait ici le pari d’une structure en « Pot-pourri », c’est à dire un medley de différents passages qui ne suivent pas une structure répétitive de type couplet-refrain-couplet, malgré le thème principal qui revient plusieurs fois à la charge.

Cette vidéo est aussi l’occasion de redécouvrir le pianiste David Fray, qui livre ici une interprétation caractérisée par son jeu particulièrement chantant et son style concentré.

Christoph Willibald Gluck – Orphée et Eurydice – J’ai perdu mon Eurydice

Orphée et Eurydice sortant des enfersRetrouvons l’opéra Orphée et Eurydice de Gluck, dont nous vous avions déjà présenté la Danse des esprits bienheureux. L’air que nous vous présentons aujourd’hui se situe à la fin de l’opéra, alors qu’Orphée, précédant Eurydice dans le chemin les menant à la sortie des enfers, s’est retourné vers sa dulcinée, la condamnant par là-même à la mort…

Joseph Haydn – Sonate pour piano n°50 – 1er mouvement (Allegro)

Joseph HaydnPetite plongée dans le classicisme le plus pur ce soir avec un des maîtres du genre, l’autrichien Joseph Haydn. Souvent dans l’ombre de Mozart et de Beethoven (qu’il connut et soutint tous deux), il n’en fut pas moins un compositeur important de son temps, donc l’influence a été décisive sur la musique en Europe.

Le morceau du jour est un exemple de son talent. Difficile, quand on ne le sait pas déjà, de deviner si c’est de lui, de Wolfgang ou de Ludwig.

L’interprétation choisie est du néerlandais Ronald Brautigam, qui a visiblement choisi de souligner le côté entraînant et dynamique de cette sonate :)

WA Mozart – Symphonie N°5

Mozart enfantDepuis la mort du génie de Salzbourg, l’expression « petit Mozart » est devenue une manière de parler d’un jeune prodige, quelque soit la discipline. La symphonie suivante a été composée par le jeune Wolfgang durant un séjour aux Pays-Bas, en 1765, alors qu’il avait… 9 ans.

Après écoute, j’imagine que, comme moi, vous vous demanderez comment un enfant si jeune, sans ordinateur, sans chaîne Hi-Fi, sans Spotify (!) pouvait produire des mélodies si bien tournées. Combien de compositeurs adultes et moins doués auraient bien aimé créer quelque chose de ce niveau. D’accord, ça ne vaut pas la 5° de Beethoven, mais quand même, c’est pas mal!

Ludwig Van Beethoven – Concerto pour piano N°4 – I Allegro Moderato

Beethoven jeune hommeIl y a 3 ans, nous vous avions présenté le 3° mouvement du concerto pour piano N°4 de Beethoven, rythmé et enjoué. Ce soir, c’est la premier mouvement que nous vous proposons, interprété ici par Mitsuko Uchida, grande pianiste japonaise aux expressions faciales très prononcées! Décidément, nous sommes très « piano » en ce moment.

Ce mouvement n’est pas l’oeuvre la plus connue de Beethoven. Elle vaut pourtant la peine d’être écoutée. Plutôt paisible et réglée comme une mécanique, on la rangerait sans sourciller dans la période classique si certains passages n’étaient déjà trop audacieux pour être confondus avec du Mozart par exemple…