Jean-Baptiste Lully – Marche royale

LullyLully est un compositeur français d’origine italienne, qui fut le surintendant de la musique de la première partie du règne de Louis XIV. Bien que nous en parlions peu dans notre blog, cet homme a marqué l’histoire de la musique française et son nom est un de ceux qui symbolisent la rigueur de la période baroque. Nous avions cependant déjà présenté sa célèbre Marche pour la cérémonie des Turcs.

Aujourd’hui, nous vous proposons la Marche royale. Très martiale, elle donne envie de marcher d’un air important…

Johann Sebastian Bach – Prélude et fugue en do majeur BWV 846

TBachrès grand hit de la musique classique aujourd’hui, tous les apprentis pianistes sont passés par ce morceau – ou au moins le célèbre prélude! Nous vous avions présenté il y a longtemps l’Ave Maria de Gounod, qui reposait sur le prélude

C’est le pianiste autrichien Friedrich Gulda (1930-2000) qui interprète ici le prélude et la fugue en do majeur, issus du premier livre du Clavier bien tempéré de Bach.

Bonne écoute!

Les Quatre Saisons – recomposées par Max Richter – L’été, 1er mouvement

Lorsqu’on évoque Vivaldi, ce sont souvent les Quatre Saisons qui viennent à l’esprit. Ces superbes concerti pour violons, composés aux alentours de 1720, sont aujourd’hui tellement connus qu’ils sont souvent considérés soit comme des emblèmes de la musique dite « classique », soit comme des morceaux rabâchés aux oreilles de ceux qui leur préfèrent des oeuvres sacrées comme le sublime Gloria par exemple.
Quoi qu’il en soit, ces oeuvres marquantes en ont inspirées plus d’un, dont le compositeur anglais d’origine allemande Max Richter. Ce compositeur contemporain né en 1966, connu notamment pour ses musiques de films, a suivi une formation classique tout en étant influencé par la musique punk et électronique. En octobre 2012, le Britten Sinfonia à Londres joue la première de sa Recomposition des Quatre Saisons. Le compositeur reconnaît s’être affranchi de 75% de la musique de Vivaldi, mais on retrouve tout de même constamment l’empreinte du prêtre roux dans chacun des mouvements.

L’écoute de l’oeuvre intégrale est recommandée (l’originale comme la recomposition, les deux ayant été enregistrées et publiées par Deutsche Grammophon :)). Mais pour vous donner un aperçu, voici un extrait de la recomposition: le 1er mouvement de l’Eté. Le début du mouvement a été peu retravaillé mais Richter prend plus de liberté pendant le développement. Le violoniste Daniel Hope nous offre une belle interprétation, d’autant plus remarquable qu’il est habitué à jouer le concerto original et qu’il lui a donc fallu réapprendre et savoir jongler entre les deux… on vous laisse imaginer la gymnastique mentale et le doigté qu’il faut pour y parvenir.
Cette oeuvre me semble être l’aboutissement et l’expression d’une grande liberté musicale, qui allie humilité et ambition pour un résultat étonnant peut-être mais qui ne devrait pas vous laisser indifférent. En tous cas, Max Richter avoue lui-même que son souhait était de retomber amoureux de l’oeuvre originale, et qu’il y est parvenu… Bonne écoute !

Giovanni Battista Pergolesi – Stabat Mater – Quando Corpus Morietur & Amen

Stabat MaterChers auditeurs/lecteurs, l’oeuvre d’aujourd’hui fut rapidement considérée comme un sommet de l’époque baroque. Mais son créateur, le jeune Pergolèse, n’en profita jamais car il mourut deux mois après l’avoir composée dans un monastère, à 26 ans, atteint d’une méchante tuberculose.

Il y a presque 4 ans, nous vous avions présenté l’introduction de ce même Stabat Mater, intitulée Stabat Mater Dolorosa. Pour rappel, cette oeuvre liturgique évoque Marie, mère de Jésus, souffrant au pied de la croix de son fils.

Aujourd’hui, c’est la conclusion que nous vous proposons. Afin d’apprécier davantage le sens derrière le son, je vous mets les paroles sous la vidéo.

Cette musique est l’une de mes préférées dans le registre de la musique sacrée. Je trouve le final, avec tous les « Amen » qui s’enchevêtrent, particulièrement éblouissant.

Quando corpus morietur (A l’heure où mon corps va mourir)

Fac ut animae donetur (A mon âme, fais obtenir)

Paradisi gloria (la gloire du paradis).

Amen, Amen….. Amen!

Le Messie – Georg Friedrich Haendel

Voici un article hors-jeu que l’on doit à la musique de Haendel, compositeur génial dont nous avons eu l’occasion de vous présenter quelques oeuvres par le passé. Son ‘Messie », oratorio composé en 1741, a eu un retentissement énorme et influença de nombreux artistes jusqu’à aujourd’hui. Mozart éprouva même le besoin d’en réorchestrer la partition…

Mais ce qui peut paraître encore plus surprenant, c’est la réappropriation de l’oeuvre par des musiciens beaucoup plus récents. En 1992, un album de gospel intitulé « Haendel’s Messiah, A Soulful Celebration » a été produit, qui reprend une quinzaine de morceaux du Messie, interprétés par des chanteurs plus ou moins connus, comme Tramaine Hawkins ou Stevie Wonder.

Nous vous proposons ici l’écoute de l’air original « O thou that tellest good tidings to Zion » interprété par le contre-ténor allemand Andreas Scholl.

En dessous se trouve une version tirée de l’album de 1992 par Stevie Wonder qui chante a capella…!

J. S. Bach – Le Clavecin bien tempéré – Livre 1 n°24

Le Clavecin bien tempéré, c’est un peu le Bescherelle des jeunes pianistes de nos jours. Vous ne trouverez pas mieux pour exercer votre oreille à la logique du rythme et des harmonies qui fondent la musique classique.

Mais, comme en témoignent le prélude déjà présenté et cette belle fugue, ces morceaux n’en demeurent pas moins très agréables à écouter. Laissez-vous apaiser par la douceur de cette fugue en cette fin de journée de labeur!