Johannes Brahms – Symphonie 4 – 4e mouvement « Allegro energico e passionato »

Revoyons aujourd’hui une sommité de la musique romantique, j’ai nommé Johannes Brahms, le fougueux et poignant compositeur allemand, élève de Schumann, à l’origine de nombreuses pépites que nous avons déjà bien entamés depuis la naissance de ce blog fin 2010. Attardons-nous donc sur sa 4e et ultime symphonie, qui certes a connu un accueil mitigé à ses débuts, mais qui n’en demeure pas moins un modèle d’orchestration et de composition.

Dans ce Final, Brahms démontre à nouveau sa grande culture musicologique, puisque cet ultime mouvement est écrit comme une passacaille, qui est une forme dansée extrêmement prisée à l’époque baroque, mais dont la popularité s’est effritée à l’époque romantique. Rigoureux, Brahms en respecte les règles et sa maîtrise est exemplaire : il rend hommage à Bach en introduisant le thème du final de « Nach dir, Herr, verlanget mich » (BWV 150) et réalise plus de soixante variations pour agrémenter l’écriture contrapuntique qui caractérise ce mouvement. On pourrait craindre qu’en rendant hommages à ses aînés baroques, Brahms renonce au tempérament fougueux qui caractérise sa musique…Mais que nenni ! L’intensité dramatique des cadences demeure bien ancrée et le style propre et carré, qui est certes perceptible au milieu du morceau, ne reste pas bien longtemps…

Du grand Brahms, dirigé par Herbert von Karajan, qui conclura votre semaine avec toute la passion que cet ultime mouvement symphonique saura vous procurer….

Georg Friedrich Handel – Suite pour clavecin en sol mineur – Passacaille (Halvorsen)

Georg Friedrich HaendelVoici le dernier mouvement de la suite pour clavecin en sol mineur HWV 432 du compositeur de musique baroque Haendel, dans un arrangement devenu célèbre pour violon et alto par le compositeur et violoniste norvégien Halvorsen. Les jeunes pianistes se sont peut-être amusés à jouer des variations autour de cet air à quatre mains avec des amis non-pianistes (en tout cas, je l’ai fait…), la variation étant assez simple à jouer en haut du clavier pour des personnes peu familières du clavier (la partie à 2:25 ici, notamment). La passacaille (terme inspiré du nom d’une danse espagnole) de la suite en sol mineur de Haendel est ici interprétée par deux grands noms de la musique classique que nous avons déjà rencontrés, Itzakh Perlman (violon) et Pinchas Zukerman (alto).