Niccolo Paganini – Variations sur « God save the King »

De la virtuosité ce soir, avec Paganini qui nous a déjà donné à voir de toutes les couleurs avec ce magnifique instrument qu’est le violon ! Voilà de quoi vous convaincre davantage du génie de Paganini – ou de son sadisme envers tous les violonistes du monde, cela dépend de comment on le voit ;)

Pour son 9e opus, voilà que le grand maître nous livre de très belles variations sur l’hymne national du Royaume-Uni, « God save the King » (à l’époque le souverain était le Roi George III), très difficiles à exécuter… Mais qui fait diablement bien son effet lors d’un rappel comme ci-dessous, avec le violoniste Ning Feng !

Bonne écoute et surtout bon courage pour tous ceux qui auront l’ambition de le tenter un jour !

Niccolò Paganini – Première Sonate pour violon et guitare

PaganiniPar Noé Stoat – Audituri Te Salutant!

Aujourd’hui, voici la première sonate pour violon et guitare du virtuose génois, également désignée sous le nom de Centone di Sonate. S’il était extrêmement doué pour jouer de la guitare, Paganini (1782-1840) n’a pas cherché à rendre hommage à l’instrument dans la mesure où elle occupe dans ces sonates un rôle relativement ingrat, se contentant d’accompagner les élucubrations violonistiques typiques de ses compositions. Ces sonates ont été composées en 1820 pour son premier amour, Eleanora Quilici, et à cet égard on traverse bien toutes les émotions successives que peut faire naître ce sentiment : passion ensorcelante, exaltation incandescente (Allegro Maestoso, 1:00) et  soupirs langoureux (2:00), effervescence chantant à tue-tête (Rondoncino, 4:27) pour terminer sur une conclusion enragée. Pour explorer tous ces sentiments Paganini déploie toute sa palette technique notamment dans le jeu de l’archet, fondamental pour la dynamique du morceau, mais aussi en usant des pizzicati (dont l’usage soudain ne déteint pas avec le jeu d’archet, ce qui illustre l’importance de ce dernier) dans le Rondoncino, sans jamais se départir d’un tempo endiablé.

Au-delà des déchaînements passionnels cette sonate est très représentative du courant romantique et de l’influence qu’a eu Paganini sur des compositeurs tels que Liszt ou Schumann d’un point de vue de la virtuosité, élément caractéristique de la musique de Paganini.

Caprice n°24 de Paganini…joué à la guitare!

Ce vendredi comme chaque vendredi, vous avez droit à votre récompense de la semaine : une vidéo hors-jeu!

Nous vous avons présenté le caprice n°5 et le n°24 de Paganini récemment, avec Itzhak Perlman à l’archet. Techniquement, la performance du virtuose était à peine croyable. Ce que nous vous proposons aujourd’hui, ce sont tout simplement les mêmes notes, mais cette fois jouées à la guitare, donc sans archet pour aider à lier les notes!

D’abord une version avec une guitare classique (qui comme vous le verrez, requiert une technique fantastique à certains moments…) puis une adaptation à la guitare électrique que je trouve très réussie :)

Le caprice n°24, comme vous le constatez, passione encore beaucoup de musiciens aujourd’hui, en particulier pour le défi technique qu’il représente. Si bien que le guitariste John Williams lui-même (à ne pas confondre avec l’homme qui a composé la musique de Star Wars, Harry Potter, et autres musiques de film cultes) en a écrit une adaptation pour guitare… Pour ceux qui aimeraient voir ce que donne la rencontre de deux génies de la musique : http://www.youtube.com/watch?v=39iSblezm1M&feature=related

Niccolò Paganini – Caprice N°5

paganiniNous vous  avions déjà présenté l’immense violoniste italien Paganini dans l’article sur son fameux caprice n°24.

Poursuivons aujourd’hui avec le caprice n°5, composé au début du 19° siècle, et célèbre pour son extraordinaire vitesse et difficulté technique. La légende veut que Paganini ait été capable de jouer ce morceau sur une seule corde. Les violonistes pourront dire ce qu’ils en pensent dans la partie commentaires en dessous de l’article…

Comme d’habitude, Paganini fait jaillir des flammes de son archet. Et comme d’habitude, Itzhak Perlman est tout indiqué pour nous le faire rencontrer à travers ses notes…

Niccolo Paganini – Caprice n° 24

paganiniDécouvrons aujourd’hui l’oeuvre de l’italien Paganini (1782-1840). Bien qu’il ne soit pas compté parmi les plus grands compositeurs de son temps, il n’en reste pas moins une figure phénoménale de la période romantique. Sa virtuosité était telle qu’aujourd’hui encore, de nombreux spécialistes se risquent à affirmer qu’il est le plus grand violoniste qui ait jamais existé.

Inventeur de nombreuses techniques de jeu, il suscitait avec son archer des émotions rarement éprouvées jusque là et le public en raffolait jusqu’à l’hystérie. Son influence sur la façon de jouer du violon est comparable à celle qu’ont pu avoir Chopin et Liszt sur le piano et Beethoven et Berlioz sur l’art de la symphonie.

Schubert et Liszt, qu’on ne peut suspecter de naïveté en la matière eurent pour lui la plus grande admiration. Celui-ci s’exclama: « Quel homme ! Quel violon ! Quel artiste ! Quelle souffrance, quelle angoisse, quels tourments ces quatre cordes peuvent exprimer ! ». Et celui-là: « Dans l’adagio de Paganini, j’entendis le chant des Anges. On ne verra jamais personne comme lui ».

Découvrons le avec une de ses plus célèbres compositions, superbement interprété par un de ses dignes héritiers, Itzhak Perlman