Morten Lauridsen – O magnum mysterium

L'étoile qui a guidé les rois magesEn ce jour de Noël, nous vous proposons d’écouter l’oeuvre O magnum mysterium, de la main du compositeur américain Morten Lauridsen (né en 1943). Ce n’est pas le premier O magnum mysterium que nous vous proposons sur lamusiqueclassique.com, le dernier en date étant celui de Tomas Luis de Victoria. ce chant contemplatif grégorien est chanté lors des matines de Noël.

En voici une version interprétée par l’ensemble vocal Les Métaboles, choeur de très grande qualité, que j’ai eu le plaisir d’écouter chanter dernièrement. Composé de jeunes professionnels chantant a cappella, il s’intéresse notamment au répertoire des XX° et XXI° siècle.

Joyeux Noël à tous !

 

Pour ceux qui souhaitent suivre, voici les paroles en latin, et la traduction.

O magnum mysterium,
et admirabile sacramentum,
ut animalia viderent Dominum natum,
jacentem in praesepio!
Beata Virgo, cujus viscera
meruerunt portare
Dominum Christum.
Alleluia.

O grand mystère,
et admirable sacrement,
que des animaux voient leur Seigneur nouveau-né,
couché dans une mangeoire!
Heureuse Vierge, dont le sein
a mérité de porter
Le Christ Seigneur.
Alleluia!

Franz Liszt – Suite de l’arbre de Noël – Carillon

Franz LisztPériode de Noël oblige, ce soir, nous vous proposons de découvrir une suite peu connue de Liszt, intitulée l’arbre de Noël, par le biais du sixième morceau: Carillon. Le génial Hongrois composa cet ensemble de 12 pièces pour piano dans les années 1870, alors qu’il avait déjà 60 ans passés. Il dédia cette oeuvre à sa petite-fille Daniela von Bülow, alors jeune adolescente. Etant née la veille du jour de Noël en 1860, sa famille avait l’habitude de lui célébrer son anniversaire le jour même de Noël. On comprend donc pourquoi son grand-père nomma cette suite L’arbre de Noël.

Pour ma part, je trouve le morceau du jour d’une étonnante modernité: il pourrait être composé aujourd’hui! Par bribes, on reconnaît assez bien les charmantes cloches qui devaient sonner Noël dans Rome à cette époque (Liszt passa, en effet, une bonne partie de ses dernières années à Rome). Mais je trouve la montée à 0’50 particulièrement intéressante: on a l’impression que Liszt utilise habilement la dissonance pour rendre l’imperfection de la justesse des cloches.

Antonio Vivaldi – Concerto Il Riposo per Il Santissimo Natale

En ce jour de Noël, nous vous proposons l’écoute d’un Concerto pour violon du prêtre rouge (ainsi surnommait-on Vivaldi en raison de ses cheveux roux).

Pour ceux qui aiment la musique de Vivaldi et qui sont à Paris, vous pouvez en ce moment vous rendre à l’église de la Madeleine pour assister à l’interprétation de ses concerti les plus connus (les Quatre Saisons), ainsi que des chants de Noël et les Ave Maria de Schubert et de Gounod, que nous avons déjà présenté sur ce site et qu’il faut réécouter!

Bonne écoute, et Joyeux Noël à tous!

This Little Babe – Benjamin Britten

Jesus Is BornDécouvrons aujourd’hui les Christmas Carols de Benjamin Britten (1913-1976). Ce musicien anglais , parfois considéré comme le plus grand compositeur classique depuis Henry Purcell, a marqué le XX° siècle de son empreinte. Il a pris ses distances avec les compositeurs de musique atonale, tout en étant bien sûr influencé par eux.

Je trouve ce morceau particulièrement plein d’espoir, et de joie. On a l’impression d’entendre des anges chanter! Les paroles (que j’ai mises plus bas) sont très évocatrices et d’une grande poésie. Je n’ai pas trouvé de traduction et ne me sens guère de taille à en faire une correcte, donc pour ceux qui ont la version française ou qui sont « très bilingues » (amazing!), les commentaires sont faits pour ça!

J’espère que cela vous donnera envie de découvrir un peu plus Benjamin Britten et que vous avez passé un joyeux Noël :)

This little Babe so few days old,
Is come to rifle Satan’s fold;
All hell doth at his presence quake,
Though he himself for cold do shake;
For in this weak unarmed wise
The gates of hell he will surprise.

With tears he fights and wins the field,
His naked breast stands for a shield;
His battering shot are babish cries,
His arrows made of weeping eyes,
His martial ensigns cold and need,
And feeble flesh his warrior’s steed.

His camp is pitched in a stall,
His bulwark but a broken wall;
The crib his trench, haystalks his stakes,
Of shepherds he his muster makes;
And thus as sure his foe to wound,
The Angels’ trumps alarum sound.

My soul with Christ join thou in fight,
Stick to the tents that he hath pight;
Within his crib is surest ward,
This little Babe will be thy guard;
If thou wilt foil thy foes with joy,
Then flit not from this heavenly boy.