Tomás Luis de Victoria – O Magnum Mysterium

Tomas Luis de VictoriaEncore de la musique « mystique » ce soir, avec cette magnifique messe polyphonique. C’est la première fois que nous publions une composition de Tomas Luis de Victoria. Vous allez voir, il n’est pas aussi connu qu’il le mérite.

Ce morceau sera également interprété au concert que je co-organise ce vendredi 11 décembre à St-Louis-en-l’île, au bénéfice d’une école au Cambodge. Venez, je serai à la billetterie et ravi de vous rencontrer!

Arvo Pärt – Magnificat

galaxie sur lamusiqueclassique.com

Moment sublime de musique éthérée ce soir, avec le Magnificat d’Arvo Pärt. Nous vous avions notamment déjà présenté Spiegel im Spiegel, sans doute une de ses oeuvres les plus connues.

Comme le démontre une fois de plus le morceau du jour, ce compositeur estonien prend plaisir à créer de la musique simple, sans multiplications des procédés virtuoses. Mais son génie est d’arriver, malgré cela, à proposer des compositions d’une complexité émotionnelle inouïe et d’une profondeur quasi métaphysique.

Cela me rappelle un peu le Lacrimosa de Zbigniew Preisner… Peut-être parce que dans les deux cas, il suffit de fermer les yeux pour sentir son âme transportée vers des dimensions stellaires…

Ce morceau sera également interprété au concert que je co-organise le 11 décembre à St-Louis-en-l’Île, au bénéfice d’une école au Cambodge. Rien que pour ce morceau, ça vaut le coup de venir, non? ;-)

Frank Martin – Messe pour double coeur – Agnus Dei

Changement de ton aujourd’hui avec une mélodie qui vous parlera sûrement en cette journée de pluie bien triste ! C’est l’occasion de vous présenter Franck Martin, grand nom du XXe, génie converti à la musique lors de l’écoute de la profonde Passion selon St Mathieu de Bach à l’âge de 12 ans. Ce dernier est devenu son mentor, et l’a poussé à la musique sacrée. Pour ma part, je mettrais sur un pied d’égalité beaucoup d’ œuvres sacrées de Bach et cet Agnus Dei de Martin. A vous d’en juger !

Michel Richard Delalande – Te Deum

Voici le morceau qui fut joué lors de l’inauguration de l’hôtel des Invalides, construit sur l’ordre de Louis XIV dans les années 1670, dans le but d’abriter les invalides de ses armées.

Successeur de Lully à la cour du roi, Delalande était spécialiste des motets, dans lesquels il fait la gloire de son Dieu et de son roi. Les sopranos dominent dans les petits ensembles, tandis que le solo de soprano chante le salut du monde, et que le baryton proclame l’abolition de la mort. Méconnu du grand public, Delalande a pourtant laissé de belles compositions derrière lui.

Antonio Vivaldi – Dixit Dominus

Voici une oeuvre datée du début du 18ème siècle et dont les manuscrits ont été seulement redécouverts en 2005 à Dresde! Il s’agit du Dixit Dominus de Vivaldi, divisé en 11 parties dont nous vous proposons aujourd’hui l’écoute des 5 premières. L’oeuvre avait passé 200 ans dans l’ombre, ayant en fait été attribuée par erreur au compositeur Baldassare Galuppi.

Le Dixit Dominus de Vivaldi est considéré comme l’une des plus importantes redécouvertes en musique baroque depuis les années 1920.

WA Mozart – Messe en Ut mineur – Laudamus Te

MozartAprès le Kyrie et le Qui tollis de cette messe en Ut mineur, voici le Laudamus Te dirigé par Leonard Bernstein. Il s’agit d’ un chant de louange à Dieu,  dynamique et aérien, on reconnaît bien là la marque de Mozart et ses fioritures et ornements musicaux qui se marient parfaitement avec la musique sacrée.

WA Mozart – Misericordias Domini

MozartAujourd’hui, comme souvent, petit passage par la musique sacrée de Mozart.  Ce morceau a un caractère contrapuntique remarquable. Le contrepoint est l’art de faire s’enchevêtrer de manière harmonieuse des phrases mélodiques. En l’occurrence, ces phrases sont celles des voix et des cordes.

Ce morceau a été composé en toute hâte (à peine quelques jours, semble-t-il) par le génial Autrichien. En effet, il devait pouvoir proposer une oeuvre en contrepoint à un prince qui l’avait requise pour la fin de la semaine.

On sait que Mozart, malgré son talent, a eu des difficultés à maîtriser l’art du contrepoint, et qu’il admirait particulièrement Bach à ce sujet. Enfin bon, quand on écoute ce morceau, composé à 19 ans, on relativise lesdites difficultés…

Je vous invite à tendre l’oreille à 1:00. Cela ne vous rappellerait pas une certaine Ode à la Joie?