WA Mozart – Don Giovanni – Ouverture

Un grand classique aujourd’hui, avec l’ouverture de Don Giovanni de Mozart (1756-1791), ouverture qui fut écrite par celui-ci la veille de la répétition générale!  Dès le premier accord, ainsi que dans les gammes chromatiques ascendantes et descendantes qui viennent ensuite, on sent la force du destin tragique du protagoniste… Mais la seconde partie de l’ouverture, bien plus gaie, vient rappeler le caractère libertin du coureur de jupons qu’est Don Giovanni.

La célèbre scène du commandeur (« Don Giovanni, a cenar t’eco m’invinasti »), dernière bravade de Don Giovanni, se fait l’écho de cette ouverture à la fin de l’opéra – nous l’évoquerons sûrement un jour…

L’ouverture de Don Giovanni est ici dirigée par le grand chef d’orchestre allemand Whilelm Fürtwangler (1886-1954)

WA Mozart – Ave Verum Corpus

Nous vous proposons aujourd’hui l’écoute d’un des plus beaux morceaux de musique sacrée: l’Ave Verum Corpus de Mozart, le plus connu de ses motets, qu’il composa pour un de ses amis à l’occasion de la fête du Corps du Christ, moins de six mois avant de mourir. Ce morceau est touchant par sa beauté, sa paix, son équilibre…

Liszt et Tchaikovski rendront hommage à  Mozart et son Ave Verum Corpus, l’un en en faisant un arrangement au piano, l’autre en le reprenant dans le troisième mouvement de sa suite orchestrale  N°4 (dite Mozartiana) , composée pour commémorer le 100° anniversaire de Don Giovanni.

Le grand pianiste et chef d’orchestre américain Leonard Bernstein, que nous avons déjà présenté (Symphonie N°7 de Beethoven) est ici à la direction.

WA Mozart – 12 variations autour de Ah vous dirais-je maman

Retour en enfance aujourd’hui, avec les variations de Mozart autour de Ah vous dirais-je Maman, chacune dans un style différent. Ces variations sont autrement plus joyeuses que la variation Nimrod d’Elgar que nous avons découverte il y a peu…

J’aime pour ma part beaucoup la cinquième variation (3:47 à 4:31, sur le mode question-réponse, et la onzième (8:15 à 10:43).

Bon week-end!

WA Mozart – Concerto N°10 pour Deux Pianos – Rondo: Allegro

Entre sa première composition à l’âge de 6 ans (pour les curieux, voir ici) et sa mort à l’âge de 35 ans, Mozart (1756-1791) a produit près de 900 oeuvres! Pour combien d’entre elles s’est-il approché de la perfection? A vous de juger!

Aujourd’hui, nous vous proposons un passage d’un concerto pour Deux Pianos, à la fois touchant et magistral.

Cette oeuvre en 3 mouvements a été écrite à l’âge de 23 ans pour s’amuser avec sa grande soeur Nannerl, alors que Wolfgang allait définitivement quitter la maison familiale de Salzburg (Autriche)  pour Vienne. Il faut s’imaginer le frère et la soeur se souriant et se répondant l’un à l’autre par pianos interposés, entourés de quelques camarades aux hautbois, violons, cors et bassons…

A l’écoute de ce morceau à la fois gai et dramatique, la scène suivante m’apparaît lorsque je ferme les yeux: un ciel bleu, calme et parsemé de quelques nuages surplombe une forêt qui foisonne d’une faune bondissante (0:01-0:31)… Soudain, deux oiseaux virevoltent (0:31-:2:21), s’élèvent, replongent, tantôt joueurs, tantôt chamailleurs. Leur batifolage se mêle à celui du reste des animaux jusqu’à que tous soient surpris par un gros nuage porté par une bourrasque (2:22-3:08 ). Ce changement de météo provoque une légère angoisse qui donne des frissons. Ensuite, la tension retombe petit à petit (3:08-3:27) et cède la place à l’harmonie de nouveau, désormais empreinte de davantage de gravité. Vers 5:20, la légèreté reprend ses droits et le concerto s’achève gaiement. Bon, c’est un peu cliché, ok…

Cette interprétation virtuose est due à Géza Anda et Clara Haskil.

WA Mozart – Symphonie n°41 Jupiter – 4° mouvement

Woody Allen a dit de la dernière symphonie de Mozart qu’elle prouvait l’existence de Dieu, Richard Strauss que c’était la plus belle oeuvre qu’il ait jamais écoutée…

Le dernier mouvement de la symphonie dite Jupiter est l’un des plus beaux exemples de fugue de la musique classique: les mélodies et les instruments se fuient et se répondent, se quittent et se rejoignent… (on l’entend très bien notamment à partir de 5:23, lors de la fugue finale, autour du thème principal présenté dans les premières notes du mouvement).
Le chef d’orchestre Karl Böhm est ici à la direction.

PS: S’il y a quelques musiciens que ça amuse de suivre avec la partition, et quelques curieux que ça intéresse, vous pouvez la télécharger ici! (à partir de la page 35 :-))

WA Mozart – La Flûte enchantée – In Diesen Heil’gen Hallen

Aujourd’hui, je vous propose d’écouter l’aria de Sarastro dans la Flûte enchantée, In Diesen Heil’gen Hallen (dans ces salles sacrées)
Comme toujours chez Mozart, on est frappé par la magie de l’adéquation entre la musique et les paroles, qui évoquent ici un lieu sacré où règne l’amour entre les hommes.

L’interprétation est de Kurt Moll – célèbre basse allemande – accompagné par le Metropolitan Opera Orchestra dirigé par James Levine.

Pour les paroles, vous les trouverez ici avec la traduction anglaise.