Modeste Moussorgski – La destruction de Sennarcherib

MoussorgskiLa destruction de Sennarcherib de Moussorgski est inspirée d’un poème du même nom de Lord Byron (que vous pourrez retrouver ici), contant l’attaque de Jérusalem par le roi des assyriens, Sennarcherib. Mais cette attaque échouera, l’ange de l’Eternel frappant l’armée ennemie pendant la nuit, selon la Bible. C’est cet épisode qui est conté par Lord Byron, et mis en musique par Moussorgski… Et pour les anglophones, une des strophes du poème :

For the Angel of Death spread his wings on the blast,
And breathed in the face of the foe as he passed;
And the eyes of the sleepers waxed deadly and chill,
And their hearts but once heaved, and for ever grew still
!


http://www.youtube.com/watch?v=cLI_7_-X98U

Modeste Moussorgski – Tableaux d’une Exposition – Ballet des poussins dans leur coque / Promenade

Tableaux d’une Exposition (1874) est un grand classique de Moussorgski, compositeur russe du XIXe siècle, membre du Groupe des Cinq que nous avons délaissé pendant un bout de temps maintenant. Composés initialement pour piano, les Tableaux sont aujourd’hui plus connus grâce à la version orchestrée de Maurice Ravel (1922).

Ceux qui aiment ressentir des palpitations synesthésiques pendant leurs expériences musicales vont être servis : comme leur nom l’indique, les Tableaux retranscrivent des impressions nées de la contemplation de tableaux lors d’une exposition. C’est aux peintures de son ami Victor Hartmann, décédé en 1873, que Moussorgski fait allusion : ainsi, chaque pièce porte le nom d’une oeuvre de Hartmann (dont il ne nous reste plus grand chose aujourd’hui) et est précédée d’une « promenade » qui symbolise le mouvement du visiteur entre les différents tableaux.

On ne vous cachera pas que les pièces les plus jolies (et les plus connues) des Tableaux ne durent pas plus de quelques poignées de minutes. Ainsi ( en partie pour ne pas être taxé de fainéantise :P ) je vous propose d’écouter la « Promenade » (qui a été reprise pour un publicité il y a quelques années de cela) en plus du fameux « Ballet des Poussins dans leur coque », où fusera le son du piccolo qui mime les poussins de la basse-cour qui picorent joyeusement, à peine leur matrice ovale éclose… En image, le tableau de Hartmann en question est une esquisse pour des costumes de ballet. La « Promenade » est dirigée par Valery Gergiev, chef principal du London Symphony Orchestra (LSO).

Modeste Moussorgski – Une larme – par Brigitte Engerer

Brigitte EngererUne larme que versent aujourd’hui tous les amateurs de musique classique, qui vient de perdre une très grande pianiste en la personne de Brigitte Engerer. Pianiste française formée à l’école russe (elle est partie seule à Moscou à 17 ans, sans connaître un mot de russe!), elle a joué avec les plus grands… Elle s’est éteinte hier,après un combat de plusieurs années contre la maladie qui l’a emportée.

Modeste Moussorgski – Une nuit sur le mont chauve

Moussorgski
Moussorgski à la fin de sa vie (il était alcoolique)

Retrouvons ici un Russe, et pas le moindre: le compositeur romantique Moussorgski. Il vient compléter notre découverte du fameux Groupe des Cinq, dont nous nous avons déjà parlé, notamment avec Mikhail Glinka, Nikolaï Rimski-Korsakoff, Miki Balakirev et Alexander Borodine. Le morceau d’aujourd’hui a d’ailleurs de fortes similitudes avec Les Danses Polovtsiennes de Borodine. En effet, quand on écoute ces morceaux, on sent toute l’âme russe à l’origine de l’inspiration du Groupe des Cinq.

Ceux qui ont regardé Fantasia étant petit associeront sans difficulté la musique à la vidéo où l’on voit celui qu’on pense être le Diable s’amuser avec les âmes des morts d’un village slave.

En réalité, ce morceau est un poème symphonique, ce qui signifie que Moussorgski voulait dépeindre quelque chose avec sa musique. En l’occurrence, il voulait figurer le Sabbat des sorcières (le titre était originellement La nuit de la Saint-Jean sur le Mont Chauve), en s’inspirant d’une pièce de l’écrivain russe Gogol. En deux mots, il s’agit d’une sombre fête de sorcières en présence de la divinité païenne des ténèbres dans la Russie païenne.

J’ai personnellement découvert ce morceau à 4 ou 5 ans, avec Fantasia. 20 ans après, je continue à le trouver oppressant. Bonne écoute! Enfin, façon de parler.