Wolfgang Amadeus Mozart – Messe en ut mineur – Et incarnatus est

MozartAprès le morceau d’hier, un peu de sacré pour nous remettre dans le droit chemin ;-)

Retrouvons donc ce soir la messe en ut mineur de Mozart, dont nous vous avions déjà présenté les superbes Kyrie , Laudamus Te, et Qui Tollis! Cette messe fait partie du genre d’oeuvres que nous aimons beaucoup chez lamusiqueclassique.com, tant on peut puiser dedans en étant certain de vous proposer de véritables bijoux…

Continuons donc à découvrir cette messe ce soir, avec le magnifique « Et incarnatus est », dans lequel est chantée l’incarnation du Christ qui se fait chair… Les paroles sont assez simples : « Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine, et homo factus est » (je pense que vous parviendrez à traduire facilement!). Je trouve que cette musique tellement pure et simple à la fois correspond bien au mystère qu’elle décrit : un être de condition divine qui prend la condition humaine… A cet égard, je suis à chaque fois bluffé par l’inspiration de Mozart, à 7:38 ici, qui met littéralement la musique sur « pause », comme s’il voulait nous faire prendre du recul pour qu’on se rende compte de cela… Bref, trêve de méditations pseudo-métaphysiques, et place à la musique de Mozart!

Nous retrouvons ici Leonard Berstein à la baguette, et la soprano américaine Arleen Auger…

WA Mozart – Messe en Ut mineur – Laudamus Te

MozartAprès le Kyrie et le Qui tollis de cette messe en Ut mineur, voici le Laudamus Te dirigé par Leonard Bernstein. Il s’agit d’ un chant de louange à Dieu,  dynamique et aérien, on reconnaît bien là la marque de Mozart et ses fioritures et ornements musicaux qui se marient parfaitement avec la musique sacrée.

Wolfgang Amadeus Mozart – Messe en Ut mineur – Qui tollis

Retour à la musique sacrée aujourd’hui, et à Mozart avec le Qui Tollis de sa messe en Ut mineur. Mozart considérait sa messe écrite en 1783 comme la réalisation d’une promesse, celle d’écrire une grande oeuvre sacrée pour remercier Dieu de lui avoir permis d’épouser Constance après sa maladie.

Dans le Qui tollis qu’on vous propose aujourd’hui, on ressent tantôt l’angoisse de Mozart, la confusion dans laquelle il est plongé, sa peur de la mort, et tantôt le bonheur que l’hymen avec Constance semble représenter pour le génie ( d’où l’alternance mineur/majeur au sein d’une même phrase…). Nous vous avons déjà proposé l’écoute du Kyrie, partie la plus célèbre de la messe.

Je trouve particulièrement réussie la performance du duo formé par le chef d’orchestre John Eliot Gardiner et la mezzo-soprano Anne Sofie von Otter. Nous ne manquerons pas de vous faire découvrir d’autres mouvements de cette messe moins connus, mais non moins émouvants…

WA Mozart – Messe en Ut mineur – Kyrie

Kyrie MozartCe Kyrie de Mozart fait partie des morceaux qui ont posé un jalon mémorable dans ma découverte du génie autrichien. Mais comment ne pas ressentir de frisson, à l’écoute d’une telle beauté, d’une telle profondeur?

Pour l’anecdote, dans le film Amadeus, ce morceau est celui qui fait dire à Salieri « Displace one note, and there would be diminishment, displace one phrase and the structure would fall… Here again was the very voice of God… ».

A écouter avec de bonnes enceintes, dans un endroit calme…