Franz Liszt – Suite de l’arbre de Noël – Carillon

Franz LisztPériode de Noël oblige, ce soir, nous vous proposons de découvrir une suite peu connue de Liszt, intitulée l’arbre de Noël, par le biais du sixième morceau: Carillon. Le génial Hongrois composa cet ensemble de 12 pièces pour piano dans les années 1870, alors qu’il avait déjà 60 ans passés. Il dédia cette oeuvre à sa petite-fille Daniela von Bülow, alors jeune adolescente. Etant née la veille du jour de Noël en 1860, sa famille avait l’habitude de lui célébrer son anniversaire le jour même de Noël. On comprend donc pourquoi son grand-père nomma cette suite L’arbre de Noël.

Pour ma part, je trouve le morceau du jour d’une étonnante modernité: il pourrait être composé aujourd’hui! Par bribes, on reconnaît assez bien les charmantes cloches qui devaient sonner Noël dans Rome à cette époque (Liszt passa, en effet, une bonne partie de ses dernières années à Rome). Mais je trouve la montée à 0’50 particulièrement intéressante: on a l’impression que Liszt utilise habilement la dissonance pour rendre l’imperfection de la justesse des cloches.

Franz Liszt – Harmonies poétiques et religieuses – N°3

Franz LisztDécouvrons ce soir un recueil peu connu de Franz Liszt : Harmonies poétiques et religieuses. Cet ensemble de pièces pour piano est calqué sur le recueil de poèmes éponyme de Lamartine, dans lequel Liszt est allé prendre 10 poèmes pour en faire 10 morceaux. Nous vous proposons d’écouter le très beau 3° morceau, intitulé Bénédiction de Dieu dans la solitude, dans une interprétation du pianiste Claudio Arrau.

Franz Liszt – Sonate pour piano en si mineur

Si vous aimez le piano et la musique romantique, il est difficile de passer à côté de la magnifique Sonate pour piano de Liszt, composée en 1853. Cette oeuvre a été beaucoup étudiée et a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment à cause de sa forme. Clara Schumann n’entendait dans cette sonate, dédiée à son mari, qu’un « bruit assourdissant »…

Bien que le morceau se joue d’une seule traite, on peut encore distinguer 4 ‘mouvements’ typiques des structures de sonate. Techniquement, l’oeuvre n’est pas évidente, mais il est injuste de penser, à l’instar des adversaires de ce qu’on appelait à l’époque « la musique de l’avenir », qu’elle n’est que pure virtuosité. La musique de Liszt est toujours belle et tumultueuse, et géniale: ce qui fait dire à son compatriote Bartók: « Pour l’évolution future de la musique, la portée des oeuvres de Liszt me parut beaucoup plus considérable que celle, par exemple, des créations de Wagner et de Strauss » (Autobiographie, 1921).

Nous vous proposons ici l’écoute d’une interprétation du pianiste canadien André Laplante.

Franz Liszt – Ave Maria

Franz Liszt
Franz Liszt

Peu le savent, Franz Liszt portait un intérêt soutenu à la spiritualité, et bien qu’une certaine réputation (justifiée, il semble) de tombeur l’ait suivi pendant longtemps, il alla jusqu’à rentrer dans le tiers-ordre franciscain dans ses dernières années!

Connaître ce trait de la personnalité du génie Hongrois permet d’apprécier un peu différemment ses compositions religieuses, comme son Ave Maria que nous vous présentons aujourd’hui. Liszt avait 58 ans lorsqu’il le composa en 1869.

Désolé, cette bonne version ne permet pas d’intégration vidéo, il vous faudra donc cliquer sur le lien pour accéder à la vidéo:

Ave Maria de Franz Liszt

Franz Liszt – Totentanz (Danse macabre)

Fermez les rideaux, éteignez la lumière, montez le son… C’est bon, vous êtes dans l’ambiance pour cette danse des morts!

Toute l’oeuvre est construite autour du thème médiéval du Dies Irae, que nous avions évoqué lors de la présentation de la rhapsodie sur un thème de Paganini, de Rachmaninov, et que vous pouvez déchiffrer ci-dessous. Ce thème est tantôt brutal (dès l’ouverture), tantôt insaisissable (3:33), sait se faire apaisant (4:00), ou encore fascinant (6:11) jusqu’à devenir extatique (6:45) ou glorieux (9:25)… comme autant d’images que l’on peut se faire de la mort… Je vous laisse méditer…

C’est à la pianiste argentine Martha Argerich, ainsi qu’à l’orchestre de Paris dirigé par Daniel Barenboim, que nous devons ces quelques frissons, qui nous viennent tout droit de l’année 1986, depuis la salle Pleyel…

Dies Irae thème médiéval

Franz Liszt – Rhapsodie Hongroise N°12

Nous vous avions déjà proposé l’écoute de la deuxième du nom sur ce site, très connue. Voici la 12ème, en do dièse mineur, que certains d’entres vous découvrent peut-être. Parmi les 19 rhapsodies du génie hongrois (composées entre 1846 et 1886), celle-ci est sans doute l’une qui contient le plus de thèmes, 8 en tout. Deux thèmes émergent dès l’introduction, rapidement suivis par les autres qui se succèdent. On a parfois presque l’impression d’entendre un orchestre, tellement le morceau est riche en couleurs et dynamiques.

En voici une interprétation du pianiste d’origine russe Evgeny Kissin, 19 ans à l’époque.

Franz Liszt – Grand Galop Chromatique

Franz LisztRetrouvons ce soir celui que certains considèrent comme l’un des plus grands virtuoses de tous les temps (ou encore la réincarnation de Liszt!) : György Cziffra, interprétant le grand galop chromatique de ce cher Franz. Ce morceau est susceptible de provoquer chez vous une augmentation de la température corporelle, voire quelques hallucinations… En effet, on a peine à croire ce qu’on voit (et entend!) tant cela va vite! Mais vous vous consoleriez en vous disant vous feriez alors sans doute sourire Liszt depuis sa tombe, puisque 126 ans après sa mort, il sera encore parvenu à atteindre l’effet escompté de ce morceau : bluffer son auditoire!