Claude Debussy – La Mer – Dialogue du vent et de la mer

DebussyNous complétons ce soir la présentation de La Mer de Claude Debussy, après vous en avoir présenté il y a quelques temps les deux premiers mouvements : De l’aube à midi sur la mer, et Jeux de Vagues. Voici donc le dernier mouvement! Comme la fin du premier, celui se termine de manière majestueuse… Mais avant d’en arriver là, il faudra encore traverser les eaux quelque peu troublées par le souffle du vent!

Claude Debussy – La Mer – Jeux de vagues

La Mer, Debussy
La vague, de Hokusai, que Debussy voulait sur la couverture de la partition

Nous vous avions déjà présenté le premier mouvement de La Mer de Debussy, intitulé De l’aube à midi sur la mer, dans une interprétation dirigée par Claudio Abbado. Remontons dans sa barque, pour découvrir le deuxième mouvement, Jeux de vagues. Je vous laisse apprécier les merveilles sonores imaginées par Debussy… J’apprécie particulièrement le passage de 4:17 à 5:22, où l’on a la sensation d’être pris dans un grand un tourbillon de plus en plus agité, qui explose brutalement à la fin… Puis, la mer semble se calmer… C’est compter sans le dernier mouvement, durant lequel la tempête fera rage… Nous aurons l’occasion de vous le présenter un peu plus tard…

Claude Debussy – La Mer – De l’aube à midi sur la mer

La Mer, Debussy
La vague, de Hokusai, que Debussy voulait sur la couverture de la partition

Si l’oeuvre n’a pas reçu bon accueil lors de sa première exécution en 1905, La Mer est désormais l’une des oeuvres pour orchestre les plus jouées du compositeur moderne français Debussy. S’apparentant à une symphonie, Debussy ne la présente cependant pas comme telle, en lui adjoignant le titre de trois esquisses symphoniques pour orchestre.

Fait intéressant: c’est en Bourgogne, entre quatre murs, que Debussy a composé la grande majorité de cette oeuvre, en s’appuyant sur « d’innombrables souvenirs »… Encore une fois, dans son style qui lui est propre, le compositeur n’essaie pas de décrire la mer, mais plus de la suggérer, avec cette sorte d’impressionnisme musical dont il a le secret.

Des trois mouvements que constituent l’oeuvre (De l’aube à midi sur la mer, Jeux de vagues, et Dialogue du vent et de la mer), nous vous proposons l’écoute du premier. On ressent bien le calme avant le lever du soleil au début, le bruit des vagues vers le milieu avec les violoncelles, et l’éclatement du soleil au zénith à la fin…

Le chef d’orchestre Claudio Abbado est ici à la baguette. Peut-être vous faudra-t-il plus d’une écoute pour « rentrer » dedans, l’oeuvre n’étant pas des plus abordables… Mais une fois que vous y serez, quel délice!