Piotr Tchaikovski – Symphonie N°6 « Pathétique » – 1°mouvement

TchaikovskiSouvent sur lamusiqueclassique.com, nous aimons vous présenter une oeuvre en commençant par le dernier mouvement… C’est ce que nous avons fait par exemple avec la symphonie pathétique de Tchaikovski, dont nous vous avions présenté l’Adagio Lamentoso. Le compositeur a mis beaucoup de sa personne dans cette oeuvre, et est mort quelques jours après sa création…

Aujourd’hui, écoutons donc le premier mouvement de cette symphonie, dans lequel on perçoit le ton tragique dès les premières notes… Ce mouvement étant un peu long, il sera divisé en deux vidéos.Le chef Herbert van Karajan est ici à la baguette.

L’acmé de ce premier mouvement est atteinte à 3:38 dans la deuxième vidéo: le morceau atteint une tension dramatique rare, avant de s’apaiser progressivement – j’aime beaucoup l’effet produit par les cordes descendant plusieurs fois la même gamme en pizzicato (en pinçant les cordes), à partir de 7:23…

Richard Wagner – Le vaisseau fantôme – Ouverture

vaisseau fantômeVous aussi, vous avez peut-être subi aujourd’hui l’une de ces belles ondées auxquelles on commence à s’habituer en cette fin de mois de mai 2013…. Vous êtes donc dans l’ambiance pour le morceau de ce soir, l’ouverture du Vaisseau Fantôme de Wagner, dont nous fêtons, rappelons-le, les 200 ans cette année! On y ressent toute la fureur de l’océan déchaîné, de la tempête… On ne peut qu’être saisi par la puissance de la musique de Wagner!

L’histoire du Vaisseau Fantôme est celle d’un capitaine maudit, obligé d’arpenter les mers jusqu’à ce qu’une jeune femme accepte de l’aimer… Parviendra-t-il à la rédemption tant espérée? Les quelques passages plus doux que l’on entend dans cette ouverture peuvent le laisser penser…

C’est le grand chef d’orchestre autrichien Herbert von Karajan qui est ici à la baguette. Bonne soirée à tous!

Jean Sibelius – Valse Triste

Pour accompagner ce temps morose, voici la célèbre « Valse Triste » de Sibelius, le plus célèbre des compositeurs finlandais, que nous avons déjà rencontré à maintes reprises. Comme pour la suite Karélia, il s’agit encore ici d’une musique de scène, composée pour servir l’action et accompagner le mouvement lors d’une pièce de théâtre. Cette valse, par son lyrisme et sa lenteur mortifère, s’associe à « Kuolema » d’Arvid Järnefelt, qui traite précisément de l’idée de la mort. Mais le destin de cette valse sera bien plus qu’une musique incidente : ayant reçu l’approbation du public et de la critique, elle connut une vie à part entière et devint même l’une des pièces signature de Sibelius.

Voilà donc un petit « quelque chose » qui vous fera mieux connaître ce grand compositeur !

Johannes Brahms – Symphonie 4 – 4e mouvement « Allegro energico e passionato »

Revoyons aujourd’hui une sommité de la musique romantique, j’ai nommé Johannes Brahms, le fougueux et poignant compositeur allemand, élève de Schumann, à l’origine de nombreuses pépites que nous avons déjà bien entamés depuis la naissance de ce blog fin 2010. Attardons-nous donc sur sa 4e et ultime symphonie, qui certes a connu un accueil mitigé à ses débuts, mais qui n’en demeure pas moins un modèle d’orchestration et de composition.

Dans ce Final, Brahms démontre à nouveau sa grande culture musicologique, puisque cet ultime mouvement est écrit comme une passacaille, qui est une forme dansée extrêmement prisée à l’époque baroque, mais dont la popularité s’est effritée à l’époque romantique. Rigoureux, Brahms en respecte les règles et sa maîtrise est exemplaire : il rend hommage à Bach en introduisant le thème du final de « Nach dir, Herr, verlanget mich » (BWV 150) et réalise plus de soixante variations pour agrémenter l’écriture contrapuntique qui caractérise ce mouvement. On pourrait craindre qu’en rendant hommages à ses aînés baroques, Brahms renonce au tempérament fougueux qui caractérise sa musique…Mais que nenni ! L’intensité dramatique des cadences demeure bien ancrée et le style propre et carré, qui est certes perceptible au milieu du morceau, ne reste pas bien longtemps…

Du grand Brahms, dirigé par Herbert von Karajan, qui conclura votre semaine avec toute la passion que cet ultime mouvement symphonique saura vous procurer….

WA Mozart – Messe du couronnement – Gloria

MozartNous vous avions présenté il y a quelques temps la messe du couronnement de Mozart, avec son superbe Kyrie. Au tour ce soir du magnifique Gloria, dans lequel les éclatants « Gloria! » réveilleront les auditeurs les plus distraits…

C’est Herbert von Karajan qui dirige ici le philharmonique de Vienne, depuis la basilique Saint-Pierre de Rome. Le montage vidéo est assez intéressant, les plans sur les solistes mettant bien en valeur la complexité des mélodies entrecroisées par Mozart – et le génie de celui-ci!

Giuseppe Verdi – Un ballo in maschera – Ouverture

VerdiRetrouvons ce soir le grand Verdi, avec l’ouverture d’Un bal masqué, dont l’histoire est tirée d’une pièce de théâtre écrite par un auteur français, Eugène Scribe… lequel a donné son nom à une rue longeant l’Opéra Garnier à Paris (puisqu’on parle d’opéra :-))

J’aime beaucoup la majesté de la mélodie déployée dans cette ouverture, ainsi que les petites notes égrenées par la flûte et le hautbois dès l’ouverture, puis reprises et déclinées par divers instruments, venant ponctuer la musique d’une touche aérienne… On sent qu’il va y avoir de l’amour dans cet opéra, mais également sans doute quelques événements dramatiques… (cf. 3:21 à 3:48…)

Herbert von Karajan dirige ici le Berliner Philarmoniker.

Franz von Suppé – Die Leichte Kavallerie – Ouverture

Aujourd’hui, c’est le 14 juillet : l’heure du traditionnel défilé sur les Champs-Elysées. L’occasion est trop belle de vous sortir de notre chapeau un beau morceau de fanfare pour célébrer l’événement !

C’est pourquoi vous allez faire connaissance avec l’Autrichien Franz von Suppé (1819-1895). Ce dernier, chef d’orchestre de son état, fut également un compositeur prolifique d’opérettes et opéras, dont la postérité n’a retenu que les élégantes et puissantes ouvertures. L’ouverture de la Cavalerie Légère fait partie de ces morceaux très souvent joués et admirés pour le sentiment de grandiose et d’héroïsme qu’ils procurent. Faisant la part belle aux cuivres, Suppé mime l’arrivée en grandes pompes d’un cortège impérial précédé par la cavalerie légère, qui symbolise à travers l’élégance équestre l’ordre et la légitimité du pouvoir.

A la barre, Herbert von Karajan conduit l’exécution d’un morceau qui vous réconciliera avec les cuivres : trompettes, cors, trombones, voire même ce mastodonte qu’est le tuba!