Franz Schubert – Impromptu Op.90 No.1

Franz Schubert adolescent Aujourd’hui, nous vous proposons l’écoute d’un des huit impromptus de Franz Schubert, qui fut l’élève d’Antonio Salieri (le célèbre rival de Mozart). Le compositeur, mort à l’âge de 31 ans, a pourtant laissé un millier d’oeuvres derrière lui. Cela semble peu au regard de sa productivité, mais plus que ce que Robert Schumann ou Frédéric Chopin auront publié au même âge.

Ses impromptus sont interprétés de bien des manières, aujourd’hui. Nous vous avions proposé l’interprétation du troisième impromptu du pianiste Krystian Zimerman. Aujourd’hui, nous vous donnons l’occasion d’écouter le premier des huit impromptus, joué par Alfred Brendel, qui reçut en 2004 le Prix Ernst von Siemens, équivalent pour la musique du prix Nobel pour les sciences et la paix.

Frédéric Chopin – Fantasie Impromptu, Op. 66

Cette œuvre, une des plus connues de Chopin, ne fut éditée qu’en 1855  (6 ans après sa mort) par son ami Fontana, qui ajouta sans raison le mot Fantaisie. Si le terme Impromptu renvoie à l’idée d’ improvisation (ici des flots cristallins de notes se meuvent sur le clavier, sans développement), la structure n’en est pas pour autant négligée, le morceau se composant, comme les trois autres Impromptus du compositeur, de trois parties bien distinctes : un premier thème, un épisode central plus expressif, contrastant dans le caractère avec le précédent, et enfin la réexposition du sujet initial.

Notez que Chopin, de son vivant, avait refusé de publier cette oeuvre et aujourd’hui encore, personne n’en connait la raison exacte. Certains prétendent qu’il détestait l’oeuvre qu’il venait de composer, et d’autres soutiennent que c’est à cause du passage qui affiche exactement les mêmes notes que la cadence de la sonate au clair de lune de Beethoven, dernier mouvement presto agitato ainsi que d’autres similitudes avec l’oeuvre en question ( La tonalité, le tempo indiqué, etc…). Cette parenté pourrait expliquer le refus de Chopin de voir sa composition publiée.

Il ne vous reste plus qu’à admirer la virtuosité de Yundi Li, sur la vidéo que nous vous proposons: remarquez que la main droite joue des doubles croches tandis que la main gauche joue des sextolets de croches, ce qui, vous le devinez, ajoute largement à la difficulté du morceau…Voyez par vous même sur la partition ci-dessous.