Niccolo Paganini – Variations sur « God save the King »

De la virtuosité ce soir, avec Paganini qui nous a déjà donné à voir de toutes les couleurs avec ce magnifique instrument qu’est le violon ! Voilà de quoi vous convaincre davantage du génie de Paganini – ou de son sadisme envers tous les violonistes du monde, cela dépend de comment on le voit ;)

Pour son 9e opus, voilà que le grand maître nous livre de très belles variations sur l’hymne national du Royaume-Uni, « God save the King » (à l’époque le souverain était le Roi George III), très difficiles à exécuter… Mais qui fait diablement bien son effet lors d’un rappel comme ci-dessous, avec le violoniste Ning Feng !

Bonne écoute et surtout bon courage pour tous ceux qui auront l’ambition de le tenter un jour !

Joseph Haydn – Das Lied der Deutschen

Mitterrand KohlAujourd’hui, 8 Mai, armistice de la Seconde Guerre Mondiale. L’occasion de faire un point sur le magnifique hymne allemand, qui a suscité quelques controverses.

Comme en Italie (avec Va Pensiero dans Nabucco de Verdi), c’est un morceau d’un grand compositeur germanophone (autrichien), Joseph Haydn (1732-1809) qui a été choisi par les allemands en 1922 comme hymne national.

Rappelons simplement qu’à la base, ce morceau a été composé par Haydn en 1797 pour porter les paroles d’un chant d’anniversaire de l’Empereur François Ier d’Autriche, devenu rapidement l’hymne autrichien. En 1841, les soubresauts qui agitent l’Allemagne dans sa marche vers l’unité inspire au poète Fallersleben les paroles que nous présentons ci-dessous, et qui s’appliquent au même morceau de Haydn.

Au départ, en 1922, l’hymne allemand est constitué des 3 couplets. Mais malheureusement, les mouvements nationalistes feront du premier couplet une interprétation erronée en comprenant le « Deutschland Über Alles » comme une prédominance et donc un appel à la domination du monde, au lieu de le comprendre comme un appel à faire de l’intérêt de la patrie unie une priorité sur les intérêts personnels.

Après la guerre,  en pleine construction de leur nouvelle démocratie, l’Allemagne décide que seul sera conservé le troisième couplet, ce qu’on peut aisément comprendre.

Voilà, bonne écoute et vive l’Europe!

Tout d’abord, le morceau originel de Haydn:

Et voici la version avec les paroles de Fallersleben:

Et enfin, les paroles!

Paroles hymne allemand