Documentaire sur la 9° Symphonie de Beethoven

BeethovenPar Références Classiques – Audituri Te Salutant!

La Neuvième Symphonie est de loin l’oeuvre musicale qui a connu le destin historique le plus remarquable, à tel point que depuis 1824, année de sa création, elle n’a cessé de connaître les appropriations les plus paradoxales.

Les anarchistes avec Bakounine, rêvant de détruire le monde bourgeois, l’épargnaient, les républicains français reconnaissaient en elle la devise de 1789 : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Les communistes y entendaient résonner l’évangile tout court. Les francs-maçons y devinaient une oeuvre maçonnique. Hitler inaugurait le IIIe Reich avec la Neuvième. Les kamikazes japonais l’écoutaient avant l’ultime saut. Elle a été l’hymne de la République raciste de Rhodésie. Aujourd’hui les Jeux Olympiques la font régulièrement résonner, et tandis que l’ONU voulut en faire l’hymne mondial, la voilà, à présent, devenue hymne de l’Union Européenne !

Le documentaire de Pierre-Henri Salfati, meilleur documentaire au festival de Hambourg 2005, replace la Neuvième Symphonie dans un contexte et une perspective historique, politique et citoyenne.

Note personnelle : aucune source fiable ne permet d’affirmer que Ludwig Van Beethoven était Franc-Maçon. Les éléments actuels disponibles sur ce sujet sont insuffisants pour être dogmatique à ce propos.

Documentaire vidéo
Durée : environ 1h19
Réalisation : Pierre-Henri Salfati
Production : 13 Production
Co-Production : Arte
Editeur : MK2 Music

Les Quatre Saisons – recomposées par Max Richter – L’été, 1er mouvement

Lorsqu’on évoque Vivaldi, ce sont souvent les Quatre Saisons qui viennent à l’esprit. Ces superbes concerti pour violons, composés aux alentours de 1720, sont aujourd’hui tellement connus qu’ils sont souvent considérés soit comme des emblèmes de la musique dite « classique », soit comme des morceaux rabâchés aux oreilles de ceux qui leur préfèrent des oeuvres sacrées comme le sublime Gloria par exemple.
Quoi qu’il en soit, ces oeuvres marquantes en ont inspirées plus d’un, dont le compositeur anglais d’origine allemande Max Richter. Ce compositeur contemporain né en 1966, connu notamment pour ses musiques de films, a suivi une formation classique tout en étant influencé par la musique punk et électronique. En octobre 2012, le Britten Sinfonia à Londres joue la première de sa Recomposition des Quatre Saisons. Le compositeur reconnaît s’être affranchi de 75% de la musique de Vivaldi, mais on retrouve tout de même constamment l’empreinte du prêtre roux dans chacun des mouvements.

L’écoute de l’oeuvre intégrale est recommandée (l’originale comme la recomposition, les deux ayant été enregistrées et publiées par Deutsche Grammophon :)). Mais pour vous donner un aperçu, voici un extrait de la recomposition: le 1er mouvement de l’Eté. Le début du mouvement a été peu retravaillé mais Richter prend plus de liberté pendant le développement. Le violoniste Daniel Hope nous offre une belle interprétation, d’autant plus remarquable qu’il est habitué à jouer le concerto original et qu’il lui a donc fallu réapprendre et savoir jongler entre les deux… on vous laisse imaginer la gymnastique mentale et le doigté qu’il faut pour y parvenir.
Cette oeuvre me semble être l’aboutissement et l’expression d’une grande liberté musicale, qui allie humilité et ambition pour un résultat étonnant peut-être mais qui ne devrait pas vous laisser indifférent. En tous cas, Max Richter avoue lui-même que son souhait était de retomber amoureux de l’oeuvre originale, et qu’il y est parvenu… Bonne écoute !

Le Messie – Georg Friedrich Haendel

Voici un article hors-jeu que l’on doit à la musique de Haendel, compositeur génial dont nous avons eu l’occasion de vous présenter quelques oeuvres par le passé. Son ‘Messie », oratorio composé en 1741, a eu un retentissement énorme et influença de nombreux artistes jusqu’à aujourd’hui. Mozart éprouva même le besoin d’en réorchestrer la partition…

Mais ce qui peut paraître encore plus surprenant, c’est la réappropriation de l’oeuvre par des musiciens beaucoup plus récents. En 1992, un album de gospel intitulé « Haendel’s Messiah, A Soulful Celebration » a été produit, qui reprend une quinzaine de morceaux du Messie, interprétés par des chanteurs plus ou moins connus, comme Tramaine Hawkins ou Stevie Wonder.

Nous vous proposons ici l’écoute de l’air original « O thou that tellest good tidings to Zion » interprété par le contre-ténor allemand Andreas Scholl.

En dessous se trouve une version tirée de l’album de 1992 par Stevie Wonder qui chante a capella…!

Rondò Veneziano – Musique baroque, instruments modernes

Nous profitons de ce vendredi, jour des vidéos « hors-jeu », pour vous faire découvrir ce groupe musical, formé il y a environ 30 ans. Ces musiciens mordus de baroque ont décidé de vivre avec leur temps, et d’user certes du violon et du hautbois (jusqu’à 1’53), mais également du synthétiseur (la suite de la vidéo). Cela permet peut-être de donner à certains le goût des harmonies baroques, à travers l’image de Venise à laquelle ils s’associent largement dans leurs déguisements et vidéos.

Bon week-end à tous !

O’Stravaganza – Vivaldi en Irlande

Par Valentine Massie – Audituri te salutant !

Hughes de Courson est un musicien et compositeur français, membre fondateur du groupe de musique folk Malicorne, il se consacre à présent à une passion audacieuse, le mélange des styles musicaux. Avec O’stravaganza, Courson allie subtilement les mélodies celtiques irlandaises à la musique de Vivaldi.

Dans ce morceau, les mélodies baroques de l’illustre compositeur italien, jouées par l’ensemble harmonique Il Giardino Armonico, répondent aux harmonies d’un ensemble irlandais et breton composé de grands musiciens.

Le dialogue s’instaure entre ces deux styles musicaux si différents, mais que Courson fait habilement correspondre grâce aux liaisons ingénieuses qu’offrent les morceaux. Les violons nous projettent tantôt dans un salon italien du XVIIe, tantôt dans l’univers celtique des siècles passés, l’archer saute et nous propulse au galop dans les plaines irlandaises pour nous ramener en un accord dans l’ambiance d’une Italie barroca en effervescence. Les cordes s’amusent à jouer avec notre imagination, à confondre ces deux espaces dans un mélange délicieux plein de dynamisme. Vos pieds ne résisteront pas à l’envie de claquer un peu le sol de votre salon!

The piano guys – Cello Wars

C’est vendredi, vous avez donc le droit à un article hors-jeu ce soir! Un hors-jeu pour tous les passionnés de Star Wars, qui s’inspire de la musique composée par John Williams, avec quelques jolies associations de thèmes… Bon, et si la vidéo ne vous fait pas rire, j’espère au moins que l’image qui agrémente cet article saura vous faire sourire! Ceci dit, cela pose une vraie question : Yo-Yo Ma maîtrise-t-il mieux le violoncelle que Yoda ne maîtrise la Force… ?

Bon week-end à tous!

Le philarmonique de Münich se met au foot!

Vous le savez peut-être, demain soir aura lieu la finale de la ligue des champions, entre deux clubs allemands, le Borussia Dortmund et le Bayern Münich…

Si lamusiqueclassique.com se garde bien d’exprimer son avis ou d’émettre un pronostic, nous ne pouvons toutefois que saluer cette belle initiative du Münchner Philarmoniker, dirigé par Lorin Maazel, qui a composé (certes, en s’inspirant de quelques airs célèbres… saurez-vous les reconnaître?) cette ode d’encouragement pour l’équipe de sa ville… !

Pour les non germanistes, une esquisse de traduction : « Sur le chemin du grand titre, le Bayern Münich est plus fort que jamais ; les plus jeunes maîtres de tous les temps, Schweini, Müller, Lahm, Ribéry (ce sont des joueurs, pour les non initiés). Avec Jupp Heynckes sur le banc, le triplé n’a jamais été aussi proche! Ramenez la coupe à Münich, faites briller le sud, Mia San Mia! (devise du Bayern, littéralement « Nous sommes nous »). Münich! Bayern Münich! Ramenez la coupe, pour toujours, à la maison! Vous êtes les meilleurs, le monde vous regarde, les champions! »