Joseph Haydn – Te deum

La carrière musicale de Joseph Haydn couvre toute la période allant de la fin du baroqueJoseph Haydn aux débuts du romantisme. Il est à la fois le pont et le moteur qui a permis à cette évolution de s’accomplir. Il a excellé dans plusieurs genres musicaux, mais la postérité se souvient surtout de lui comme le « père de la symphonie » ou le « père du quatuor à cordes ».

Ce magnifique choral a été composé par Haydn sous la commande del’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche en personne. Haydn était en effet un habitué de la cour impériale à Vienne, au point qu’il a fait chanter la partie soprane de la Messe de la Création à l’impératrice elle-même!

Le Te Deum que nous vous présentons aujourd’hui, a tous les aspects d’un chant d’action de grâce à Dieu. Dans la première des trois parties qui composent le morceau, les voix, fluettes, se mêlent gracieusement aux chants des violons (tonalité Do majeur). Seule la partie centrale est plus mélancolique: la tonalité change (en Do mineur), et une supplication s’élève (Te ergoquaesumus). La troisième partie reprend le ton enjoué et vivant de la première partie : les voix chantent leur espoir en Dieu avec les paroles Inte Domine speravi.

Joseph Haydn – Symphonie N°45 « Les Adieux » – 4° mouvement

Joseph Haydn

La symphonie N°45 de Haydn est le fruit d’une commande de son principal mécène, le prince Esterhazy. Elle est célèbre pour son dernier mouvement, qui lui a valu son surnom « Les Adieux »… En effet, les instruments s’en vont progressivement, et ne restent à la fin que les deux violons solistes… Pourquoi cela? Haydn aurait voulu faire comprendre au prince que ses musiciens étaient fatigués à la fin d’une saison qui ne semblait plus finir, et qu’ils avaient envie de rentrer chez eux voir leur famille… Il semble que l’opération ait réussi, l’orchestre ayant pu rentrer chez lui dès le lendemain.

Le dernier mouvement de la symphonie des Adieux est ici interprété par le Wiener Philarmoniker, dirigé par Daniel Barenboim. Vous allez le voir, l’humour combiné du compositeur et du chef d’orchestre donne un résultat assez amusant…

Joseph Haydn – Concerto pour Trompette – 3ème mouvement Allegro

Joseph HaydnPar Albiréo – Audituri Te Salutant!

Contemporain de Mozart dont il fut le guide et l’ami, Haydn (1732-1809) laisse une œuvre extrêmement abondante et variée (plus de 100 symphonies ! ). Cependant, malgré la fécondité de sa production, on n’écoute encore aujourd’hui qu’une part assez réduite de sa musique. Le compositeur a en effet connu une certaine désaffection jusqu’à ce que la critique moderne lui rende une juste place. On lui a en particulier beaucoup reproché son aspect académique, voire son manque d’originalité-le personnage étant à l’opposé des musiciens romantiques fiévreux et torturés qui lui succèdent. Haydn n’était ni anxieux ni épris de littérature, sa musique se caractérise par son équilibre élégant et sa pureté mélodique. Elle est ainsi très proche de celle de Mozart, au point qu’on a parfois attribué à celui-ci des œuvres de son mentor.

Outre ses symphonies, Haydn a écrit un grand nombre de concertos et en particulier un unique concerto pour trompette. En voici le troisième mouvement, interprété par Ruben Simeo, élève du grand trompettiste français Maurice André. C’est un morceau particulièrement agréable pour se lever de bonne humeur le matin !

Joseph Haydn – Das Lied der Deutschen

Mitterrand KohlAujourd’hui, 8 Mai, armistice de la Seconde Guerre Mondiale. L’occasion de faire un point sur le magnifique hymne allemand, qui a suscité quelques controverses.

Comme en Italie (avec Va Pensiero dans Nabucco de Verdi), c’est un morceau d’un grand compositeur germanophone (autrichien), Joseph Haydn (1732-1809) qui a été choisi par les allemands en 1922 comme hymne national.

Rappelons simplement qu’à la base, ce morceau a été composé par Haydn en 1797 pour porter les paroles d’un chant d’anniversaire de l’Empereur François Ier d’Autriche, devenu rapidement l’hymne autrichien. En 1841, les soubresauts qui agitent l’Allemagne dans sa marche vers l’unité inspire au poète Fallersleben les paroles que nous présentons ci-dessous, et qui s’appliquent au même morceau de Haydn.

Au départ, en 1922, l’hymne allemand est constitué des 3 couplets. Mais malheureusement, les mouvements nationalistes feront du premier couplet une interprétation erronée en comprenant le « Deutschland Über Alles » comme une prédominance et donc un appel à la domination du monde, au lieu de le comprendre comme un appel à faire de l’intérêt de la patrie unie une priorité sur les intérêts personnels.

Après la guerre,  en pleine construction de leur nouvelle démocratie, l’Allemagne décide que seul sera conservé le troisième couplet, ce qu’on peut aisément comprendre.

Voilà, bonne écoute et vive l’Europe!

Tout d’abord, le morceau originel de Haydn:

Et voici la version avec les paroles de Fallersleben:

Et enfin, les paroles!

Paroles hymne allemand

Joseph Haydn – Quatuor n° 62 dit « Empereur » – Allegro

Franz Joseph Haydn (1732-1809), de nationalité autrichienne, est l’un des compositeurs les plus prolifiques de la période dite « classique ». Il est notamment connu pour être le père du quatuor à cordes, dont je vous propose aujourd’hui l’écoute d’un mouvement. Le morceau, composé en 1797, est ici interprété par le Kodaly Quartet, génies hongrois des instruments à cordes, dont le 1er violon se prénomme tout de même Attila…

Bien que Haydn ait été un compositeur isolé et finalement peu reconnu pendant la plus grande partie de sa vie, on apprécie la légèreté et la gaieté de l’œuvre. Comme vous le savez peut-être, Haydn fut un ami proche de Mozart et le professeur de Beethoven.