Alessandro Marcello – Concerto pour hautbois en Ré Mineur op.1

Le répertoire du hautbois comprend un très beau concerto, né de la plume d’Alessandro Marcello, compositeur vénitien de la période baroque, qui eut aussi les casquettes de poète, philosophe et mathématicien.

Ecrit au début du XVIIIe siècle, il s’agit de l’oeuvre la plus célèbre de ce compositeur dont on entend assez peur parler de nos jours; et encore, la notoriété de ce morceau n’est pas étrangère à la transcription qu’en a faite Bach pour le clavecin (BWV 974). Le style-même du concerto emprunte beaucoup au style baroque italien, fait d’ornements qui accompagnent la ligne mélodique, et qui donne un résultat moins épuré que pour les oeuvres du baroque allemand.

Ce concerto a été souvent attribué, par erreur, à Vivaldi mais il n’en est rien : rendons donc à César ce qui est à César :)

Ci-dessous, le concerto entier, qui dure une petite dizaine de minutes. Pour vous aider, les trois mouvements sont :

I. Andante e spiccato, 00:00

II. Adagio, 03:32

III. Presto, 07:09

En espérant que ce morceau puisse vous convaincre que le hautbois, malgré sa sonorité qui peut parfois prêter à sourire, n’en est pas moins un très bel instrument ! Vous pouvez aussi réécouter le concerto pour hautbois de Lebrun, via ce lien, pour pouvoir comparer les deux.

Tomaso Albinoni – Concerto pour Hautbois n° 2 – Adagio

Voici le maître de l’Adagio! Le 2ème mouvement du Concerto pour Hautbois en ré mineur du compositeur vénitien Tomaso Albinoni (1671-1751) est une pure merveille du répertoire baroque.

Nous vous proposons ici une interprétation du soliste Frank de Bruine de l’Academy of Ancient Music dirigée par Christopher Hogwood.

Cet adagio ne doit pas être confondu avec l’œuvre du musicologue italien Remo Giazotto, communément  appelée « Adagio d’Albinoni« . En fait, Giazotto l’a composé en 1945 en se basant sur le fragment d’un mouvement de sonate à trois d’Albinoni retrouvé parmi les ruines de la bibliothèque de Dresde, après son bombardement durant la Seconde guerre mondiale. Le fragment n’aurait contenu que la ligne de basse et six mesures de la mélodie…

Voici donc le « vrai » Adagio du compositeur Albinoni!