Le Messie – Georg Friedrich Haendel

Voici un article hors-jeu que l’on doit à la musique de Haendel, compositeur génial dont nous avons eu l’occasion de vous présenter quelques oeuvres par le passé. Son ‘Messie », oratorio composé en 1741, a eu un retentissement énorme et influença de nombreux artistes jusqu’à aujourd’hui. Mozart éprouva même le besoin d’en réorchestrer la partition…

Mais ce qui peut paraître encore plus surprenant, c’est la réappropriation de l’oeuvre par des musiciens beaucoup plus récents. En 1992, un album de gospel intitulé « Haendel’s Messiah, A Soulful Celebration » a été produit, qui reprend une quinzaine de morceaux du Messie, interprétés par des chanteurs plus ou moins connus, comme Tramaine Hawkins ou Stevie Wonder.

Nous vous proposons ici l’écoute de l’air original « O thou that tellest good tidings to Zion » interprété par le contre-ténor allemand Andreas Scholl.

En dessous se trouve une version tirée de l’album de 1992 par Stevie Wonder qui chante a capella…!

Georg Friedrich Haendel – Watermusic – Alla hornpipe

Pour démarrer la troisième année de ce blog en grandes pompes, nous vous proposons l’écoute d’une oeuvre très connue de Haendel : Watermusic. Il s’agit d’un ensemble de trois suites pour formations orchestrales qui doit son nom au fait que la première représentation eut lieu sur la Tamise, à Londres, le 17 juillet 1717 très précisément. Ce jour-là, à l’occasion du voyage du roi George Ier d’Angleterre vers Chelsea, une barque de 50 musiciens fut affrétée pour suivre le cortège fluvial royal en jouant cette musique pour rendre le trajet du roi plus agréable… La légende veut que George Ier ait tellement apprécié qu’il commanda aux musiciens de rejouer la pièce trois fois!

Vous n’aurez aucun mal à reconnaître ce morceau, qui est un fragment de la seconde suite en ré majeur : l’air est constamment employé dans différents spots de pub et dans certains films, quitte à devenir parfois un peu cliché… Dans l’esprit du compositeur, il s’agissait d’une référence à une danse paysanne, d’origine irlandaise.

Des biographes de Haendel ont souvent décrit « Watermusic » comme une oeuvre de circonstance : le compositeur voulait avec cette musique reconquérir les faveurs du Roi George Ier. La raison? Allemand d’origine, Haendel s’installa dès 1712 en Angleterre, en laissant derrière lui un poste cossu de maître de chapelle à Hanovre… ville dans laquelle George Ier était le Prince-électeur. Autant dire que le futur roi d’Angleterre a dû mal prendre cette défection d’un musicien aussi brillant !

Georg Friedrich Haendel – Giulio Cesare in Egitto – Ouverture

HaendelRetrouvons ce soir le génie baroque de Haendel, dans l’ouverture de son opéra Jules César en Egypte, dont nous vous avions déjà présenté un extrait : Da Tempeste. Un morceau qui, je l’espère, vous donnera un peu de motivation pour commencer cette nouvelle semaine qui s’annonce (notamment à partir de 1:12 avec l’allegro) ! Un peu dans la même veine que l’introduction du Delirio amoroso, ou l’arrivée de la reine de Saba, du même compositeur…

L’ouverture de Jules César en Egypte est ici interprétée par la Concert d’Astrée, célèbre formation baroque, dirigée par Emmanuelle Haïm.

Georg Friedrich Haendel – Israel in Egypt – Sing Ye to the Lord

Précédée du « The Lord shall reign for ever and ever », voici la dernière partie de l’oratorio biblique de Haendel « Israël en Egypte », composé aux alentours de 1739. Comme vous pouvez l’entendre, cette partie a été écrite pour une soprano solo et pour un choeur. Les enregistrements les plus anciens de l’oeuvre (inaudibles) datent du XIXème siècle et témoignent d’ensembles pouvant atteindre plusieurs milliers de choristes!

Les paroles (« Sing Ye to the Lord, for He hath triumphed gloriously; the horse and his rider hath He thrown into the sea ») sont directement issues du chapitre XV du livre de l’Exode (dans la Bible). Il fallait donc une musique suffisamment glorieuse à la hauteur de la narration – c’est réussi… comme toujours avec Haendel. Je vous laisse vous en convaincre.

Ceci est un extrait d’une version remarquable enregistrée par le fameux Taverner Consort.

Georg Friedrich Haendel – Giulio Cesare in Egitto – Da Tempeste

Revenons aujourd’hui au génie baroque avec un extrait de l’Opéra « Jules César en Egypte » de Haendel, créé au King’s Theater de Haymarket à Londres en 1724. Il s’agit ici d’une interprétation de la soprane Maria Bayo, que je trouve particulièrement à l’aise en Cléopâtre.  A écouter le volume au maximum…

De Chicago à Cologne, de Sidney à New York, et de Gênes à Vienne, Giulio Cesare reste, au début du XXIème siècle, l’opéra seria (opposé à l’opéra buffa – ou opéra comique) le plus joué au monde.

Nous aurons sans doute l’occasion de vous présenter d’autres extraits de cet Opéra absolument magnifique, certains airs et duos étant devenus des pièces de concerts à eux-seuls.

Georg Friedrich Haendel – Xerxès – Ombra mai fu

Georg Friedrich HaendelOmbra mai fu, l’air d’ouverture de l’opéra Xerxes (Serse, en français) de Haendel, est un chant d’amour assez particulier, puisqu’il s’adresse… à un arbre! Xerxès, roi de Perse, vante l’ombrage d’un platane… Cette pièce très douce, comme peut l’être le repos à l’ombre d’un bel arbre, est aussi connue sous le nom de Larghetto de Haendel. L’opéra a été un échec à ses débuts, notamment parce qu’il mêlait des éléments tragiques et comiques, ce qui allait à l’encontre du bon goût d’alors…

Ombra mai fu est ici interprété par le contreténor  Andreas Scholl.