Johann Sebastian Bach – Prélude et fugue en do majeur BWV 846

TBachrès grand hit de la musique classique aujourd’hui, tous les apprentis pianistes sont passés par ce morceau – ou au moins le célèbre prélude! Nous vous avions présenté il y a longtemps l’Ave Maria de Gounod, qui reposait sur le prélude

C’est le pianiste autrichien Friedrich Gulda (1930-2000) qui interprète ici le prélude et la fugue en do majeur, issus du premier livre du Clavier bien tempéré de Bach.

Bonne écoute!

WA Mozart – Fantaisie en do mineur KV 475

Wolfgang Amadeus MozartDécouvrons ce soir une fantaisie de Mozart… Qu’est-ce qu’une fantaisie? Un morceau de musique ne répondant pas à une forme imposée… Le compositeur est ainsi plus libre – par exemple, ici, Mozart explore différents thèmes, dans différentes tonalités…

Comme souvent avec Mozart, il est difficile de trouver les mots pour essayer de décrire sa musique… Chacun, à sa manière, sera sensible à l’une ou l’autre des multiples phrases de sa poésie… Et quand celle-ci est déclamée par les mains habiles de Friedrich Gulda, spécialiste de Mozart, alors…

WA Mozart – Concerto pour piano n°20 – Romance (2e mvt)

Pour inaugurer ce premier jour de septembre, nous vous proposons l’écoute de cette très belle Romance, issue du 20e concerto pour piano de Mozart (sur les 27 qu’il a écrits).

Ce concerto a la particularité d’être l’un des deux seuls concertos à être écrits en mode mineur, alors qu’on connaît plus souvent Mozart pour son style enjoué et aristocratique, à l’opposé du pathos romantique. Ce qui n’empêche pas le second mouvement de démarrer avec le mode majeur, appuyant une mélodie calme, limpide et charmante, jouée en solo par le piano, avant d’être rejoint par l’orchestre. Cette première partie reflète une harmonie parfaite entre le soliste et les autres instruments, une complémentarité exquise.

Mais nous ne sommes jamais vraiment au bout de nos surprises, avec Mozart. A 2:40, une intrusion du mode mineur se fait entendre, puis ce mode prend habilement le dessus, progressivement. C’est aux environs de 4:30 que la dominance mineure est entérinée. Une mélodie agitée, houleuse, est jouée, contrastant avec l’harmonie de la première partie. Une longue montée, à la limite de la surenchère, se poursuit, jusqu’à atteindre cette cadence sublime à 6:40 environ.

Le morceau se conclut avec une reprise du thème initial et la coda conclut le morceau avec un arpeggio ascendant jusqu’au murmure final.

Les grands romantiques y verraient là un Mozart approchant la trentaine, attristé par la réminiscence de sa jeunesse perdue, mais cela, nous vous laissons seuls juges avec votre propre sensibilité !

Avec tous les compliments de Friedrich Gulda, pianiste allemand grand spécialiste de Mozart, et du chef Claudio Abbaddo.

Ludwig van Beethoven – Concerto N°5 « Empereur » – 2° Mouvement Adagio

BeethovenAttention! Ce morceau est de ceux qui pourraient vous faire pleurer… Que ce soit son début majestueux aux accents lancinants, ou le chant du piano qui prend le relais de l’orchestre, avec une mélodie magnifique… ou ses multiples résolutions à la relative mineure lorsqu’on s’attend à la tonique… (si vous ne parlez pas ce langage, écoutez à 1:03 ou à 7:24, vous comprendrez tout de suite…). La fin du mouvement prépare le début virulent du suivant, très célèbre, et que nous vous présenterons sans doute un autre jour…

Le concerto N°5 dit « Empereur » – bien que ce nom ne soit sans doute pas de la main du compositeur – est le dernier concerto pour piano écrit par Beethoven. Celui-ci devenait alors tout à fait sourd, et n’a d’ailleurs pas pu créer ce concerto (comme c’était le cas pour les précédents), tâche qu’il laissa donc à son élève Czerny (qui deviendrait célèbre plus tard pour ses exercices techniques…)

L’adagio du concerto Empereur est ici joué par Friedrich Gulda, accompagné par l’orchestre philarmonique de Vienne dirigé par Horst Stein.

Johann Sebastian Bach – Fantaisie chromatique et fugue

Jean-Sébastien BachAujourd’hui 21 mars, jour de la naissance de Bach (1685-1750)! Pour être exact, il est né le 21 mars de l’année julienne, ce qui reviendrait au 31 mars dans le calendrier actuel…

Nous vous proposons aujourd’hui la célèbre fantaisie chromatique et fugue BWV 903, qui est ici interprétée par le grand pianiste Friedrich Gulda.