Gilbert and Sullivan – The Pirates of Penzance – Ouverture

Nous vous avions déjà proposé l’écoute d’un extrait de l’opéra-comique de Gilbert et Sullvan « The Pirates of Penzance ». C’est toujours mieux d’écouter une oeuvre en entier: et pour vous en donner envie, en voici l’Ouverture, dans laquelle on découvre d’office quelques airs très accrocheurs repris plus tard dans l’opéra. Je vous conseille l’écoute du reste de l’opéra qui ne pourra que vous donner envie de chanter voire de danser.

Gilbert and Sullivan – The Pirates of Penzance – I am the very model of a modern major-general

Nous vous avons déjà présenté le duo Gilbert et Sullivan sur ce site. Mais il était temps de vous proposer l’écoute de l’un de leurs airs parmi les plus connus!

Il est tiré de leur opéra-comique The Pirates of Penzance, créé en 1879. C’est l’histoire de Frédéric le jeune Pirate de 21 ans qui vient d’atteindre sa majorité de Pirate. Il tombe amoureux de Mabel, la fille du Major-General Stanley, dès qu’il la voit. Il s’aperçoit malheureusement que puisqu’il est né un 29 février, son anniversaire ne tombe réellement que lors des années bissextiles. Comme on ne peut s’affranchir de son apprentissage de Pirate qu’à l’âge de 21 ans, il doit donc servir pendant encore 63 ans! Lié par son devoir, son seul espoir est donc d’espérer que Mabel l’attende patiemment…
L’air est chanté par le Major-Général lors de son entrée sur scène à la fin de l’acte I.
Parfois parodié, cet air est souvent mal interprété. Il faut dire que la prouesse technique n’est pas des moindres. Nous vous proposons aujourd’hui l’écoute d’une interprétation de référence: celle de Georges Baker avec le D’Oyly Carte Opera Company, dirigé par Sir Malcolm Sargent.

Il n’est pas forcément évident de suivre les paroles en anglais, mais vous pouvez les trouver ici.

Gilbert and Sullivan – The Mikado – A more humane Mikado

Nous vous avions déjà présenté un extrait de l’Opéra comique Mikado (1885) de Gilbert et Sullivan avec « I’ve got a little list » issu de l’Acte I.

Voici un extrait de l’Acte II avec le fameux « A more humane Mikado never did in Japan exist », interprété magistralement par le D’Oyly Carte Opera Company.

Avis personnel: certains passages auraient aisément pu être interprétés par moi-même, notamment à 1.47 et à 3.36…

Enjoy!

A more humane Mikado never
Did in Japan exist,
To nobody second,
I’m certainly reckoned
A true philanthropist.
It is my very humane endeavour
To make, to some extent,
Each evil liver
A running river
Of harmless merriment.

My object all sublime
I shall achieve in time —
To let the punishment fit the crime —
The punishment fit the crime;
And make each prisoner pent
Unwillingly represent
A source of innocent merriment!
Of innocent merriment!

All prosy dull society sinners,
Who chatter and bleat and bore,
Are sent to hear sermons
From mystical Germans
Who preach from ten till four.
The amateur tenor, whose vocal villainies
All desire to shirk,
Shall, during off-hours,
Exhibit his powers
To Madame Tussaud’s waxwork.

The lady who dyes a chemical yellow
Or stains her grey hair puce,
Or pinches her figure,
Is painted with vigour
And permanent walnut juice.
The idiot who, in railway carriages,
Scribbles on window-panes,
We only suffer
To ride on a buffer
In Parliamentary trains.

My object all sublime
I shall achieve in time —
To let the punishment fit the crime —
The punishment fit the crime;
And make each prisoner pent
Unwillingly represent
A source of innocent merriment!
Of innocent merriment!

Chorus:
His object all sublime
He will achieve in time —
To let the punishment fit the crime —
The punishment fit the crime;
And make each prisoner pent
Unwillingly represent
A source of innocent merriment!
Of innocent merriment!

Mikado:
The advertising quack who wearies
With tales of countless cures,
His teeth, I’ve enacted,
Shall all be extracted
By terrified amateurs.
The music-hall singer attends a series
Of masses and fugues and « ops »
By Bach, interwoven
With Spohr and Beethoven,
At classical Monday Pops.

The billiard sharp who any one catches,
His doom’s extremely hard —
He’s made to dwell —
In a dungeon cell
On a spot that’s always barred.
And there he plays extravagant matches
In fitless finger-stalls
On a cloth untrue
With a twisted cue
And elliptical billiard balls!

My object all sublime
I shall achieve in time —
To let the punishment fit the crime —
The punishment fit the crime;
And make each prisoner pent
Unwillingly represent
A source of innocent merriment!
Of innocent merriment!

Chorus:
His object all sublime
He will achieve in time —
To let the punishment fit the crime —
The punishment fit the crime;
And make each prisoner pent
Unwillingly represent
A source of innocent merriment!
Of innocent merriment!

Gilbert and Sullivan – H.M.S. Pinafore – Sir Joseph’s Song

Par Havelock Weatherwax – Audituri te Salutant!

Morceau historique s’il en est. Mesdames et Messieurs les anglophiles, sachez que c’est précisément après cet opéra (HMS Pinafore, 1878) et pour cet aria que sa Majesté Victoria, reine d’Angleterre et – dei gracia – Impératrice des Indes, aurait prononcé son historique « We Are Not Amused ». Vu la postérité de l’expression, les majuscules s’imposaient. On conçoit aisément le déplaisir de sa Gracieuse Majesté, pour les non anglophones, la conclusion de l’aria est : « restez derrière votre bureau et n’allez en mer, vous pourriez ainsi tous devenir grand amiral de la flotte de sa Majesté ». Enfin un librettiste talentueux.

On notera que la version ici offerte est issu des Proms. Les Proms étant un ensemble de concerts classiques donnés tous les ans à Londres, ici en 2005. Les Proms étant l’illustration que la musique classique peut toujours être populaire. A noter que si je ne saurais dire le nom de l’interprète, le chef d’orchestre, Sir Charles Mackerras, est fort connu, sous une triple entrée : grand directeur musical pour le répertoire baroque, meilleur chef concernant les œuvres des compositeurs d’Europe de l’est en général et de Janacek en particulier et… expert toute catégorie de la direction des opérettes de Gilbert & Sullivan.

Eux justement. William Gilbert (librettiste, 1836-1911) et Arthur Sullivan (compositeurs, 1842-1900) sont presque inconnus en France. Ils sont les Offenbach du monde anglo-saxon. Mieux encore, il est rare qu’un adulte ayant grandi dans un pays développé anglophone n’ait pas chanté du Gilbert & Sullivan au détour d’un spectacle de fin d’année d’école primaire ou de collège.

Il est difficile de décrire musicalement Gilbert & Sullivan. C’est un renouvellement indéniable du genre opérette : les sujets sont souvent innovants (les fées et la chambre de lords en compétitions, les japonais décapités pour flirt, les bouffons alliés avec les bourreaux…). La trame est basée sur ce que Gilbert appelait le Topsy Turvy, monde très anglais en effet ou toutes les décisions sont poussées dans leurs conséquences logiques les plus extrêmes. La composition est plus légère, plus décalée, parfois inattendue, reposant souvent sur la parodie des conventions musicales du genre (l’aria « A Wanderong Ministrel I » est, de ce point de vue, tout à fait symptomatique). On flirt parfois du coté du music hall, les adaptations contemporaine le montrent d’ailleurs assez bien (je ne résiste pas à la tentation de vous livrer celle-ci : http://www.youtube.com/watch?v=TQuhtvTLQf8&feature=related ).

Qu’on ne s’y trompe pas : si le genre est mineur et l’air léger, les prouesses musicales et vocales n’en sont pas moins réelles : l’air du Mikado (quand il est bien chanté, pas la…) l’air du Modern Major General (The Pirates Of Penzance) ou le duo I have a song to sing (« The Yeomen of the Guard ») sont de vrais morceaux de bravoure.

H.M.S. Pinafore – Sir Joseph’s Song from MunduJr on Vimeo.

Gilbert and Sullivan – The Mikado – I’ve got a little list

L’association Gilbert and Sullivan fait référence au compositeur Arthur Sullivan et au librettiste Gilbert dont l’oeuvre The Mikado (1885) est probablement l’un des Opéras les plus aboutis.

Les opéras de Gilbert and Sullivan offrent un délicieux mélange tragi-comique, tant dans la composition musicale que dans les vers que l’on peut comprendre assez facilement si l’on parle un peu anglais.

Nous vous proposons ici un extrait « I’ve got a little list », interprété et arrangé par le célèbre baryton Thomas Allen lors des Proms 2004.