Modeste Moussorgski – Tableaux d’une Exposition – Ballet des poussins dans leur coque / Promenade

Tableaux d’une Exposition (1874) est un grand classique de Moussorgski, compositeur russe du XIXe siècle, membre du Groupe des Cinq que nous avons délaissé pendant un bout de temps maintenant. Composés initialement pour piano, les Tableaux sont aujourd’hui plus connus grâce à la version orchestrée de Maurice Ravel (1922).

Ceux qui aiment ressentir des palpitations synesthésiques pendant leurs expériences musicales vont être servis : comme leur nom l’indique, les Tableaux retranscrivent des impressions nées de la contemplation de tableaux lors d’une exposition. C’est aux peintures de son ami Victor Hartmann, décédé en 1873, que Moussorgski fait allusion : ainsi, chaque pièce porte le nom d’une oeuvre de Hartmann (dont il ne nous reste plus grand chose aujourd’hui) et est précédée d’une « promenade » qui symbolise le mouvement du visiteur entre les différents tableaux.

On ne vous cachera pas que les pièces les plus jolies (et les plus connues) des Tableaux ne durent pas plus de quelques poignées de minutes. Ainsi ( en partie pour ne pas être taxé de fainéantise :P ) je vous propose d’écouter la « Promenade » (qui a été reprise pour un publicité il y a quelques années de cela) en plus du fameux « Ballet des Poussins dans leur coque », où fusera le son du piccolo qui mime les poussins de la basse-cour qui picorent joyeusement, à peine leur matrice ovale éclose… En image, le tableau de Hartmann en question est une esquisse pour des costumes de ballet. La « Promenade » est dirigée par Valery Gergiev, chef principal du London Symphony Orchestra (LSO).

Mikhaïl Glinka – Rouslan et Ludmilla – Ouverture

GlinkaMikhaïl Glinka (1894-1857) est un compositeur russe de la période romantique, inspirateur du groupe des cinq (Balakirev, Rimski-Korsakov, Borodine, Moussorgski, Cui). Nous vous avions déjà fait écouter un morceau très calme de Glinka, la Cherubim Song.
L’ouverture de son opéra Rouslan et Ludmila se situe à l’opposé, vous allez vous en rendre compte! L’histoire de cet opéra, tiré d’un poème de Pouchkine, est assez simple: la belle Ludmilla est enlevée par le méchant magicien Chernomor (plus précisément, deux monstres à son service…) sous les yeux de son tout nouveau mari Rouslan, durant le banquet célébrant leur union… Celui-ci va donc partir à sa recherche.

Valery Gergiev, actuel chef d’orchestre principal du London Symphony Orchestra, est ici à la baguette.

Giuseppe Verdi – La forza del destino – Ouverture

VerdiLa forza del destino (La force du destin) est un opéra de Verdi, dont l’histoire est celle d’une jeune femme et d’un jeune homme dont l’amour est mis en péril car celui-ci a accidentellement tué le père de celle-là, et encourt la vengeance du frère de sa belle… On est tout de suite mis dans l’ambiance avec cette ouverture, commençant par trois coups funestes répétés deux fois, suivis d’une musique angoissante…

L’opéra fut créé en 1862 à Saint-Petersburg. C’est dans cette même ville que le chef d’orchestre Valery Gergiev (désormais chef d’orchestre principal du London Symphony Orchestra) dirige cette version, donnée lors du concert de la nouvelle année 2006. J’espère que vous apprécierez son attitude corporelle…