Piotr Tchaikovski – Eugène Onéguine – Scène de la lettre

TchaikovskiRetour à la culture russe avec l’opéra Eugène Onéguine de Tchaikovski! Celui-ci est tiré du roman en vers du même nom d’Alexandre Pouchkine. L’histoire en est la suivante:

Tatiana, vivant dans une famille paysanne, tombe sous le charme d’Eugène Onéguine, un ami de Lenski, fiancé de sa soeur Olga, lorsqu’elle le voit pour la première fois. Tatiana écrit le soir même une lettre d’amour à Onéguine, qui lui répondra malheureusement qu’il n’est pas homme à tomber sous le charme de la première venue, et ne sent pas destiné au mariage…

Un peu plus tard, lors d’une fête donnée en l’honneur Onéguine s’amuse à flirter avec Olga, ce qui rend son ami Lenski fort jaloux,  à tel point que la querelle se termine par un duel, dans lequel Onéguine tue Lenski.

L’action reprend quelques années après. Onéguine est malheureux, il pleure son ami le plus cher, mort de sa main, et se réalise à quel point sa vie est vide de sens… C’est dans ce contexte qu’il va revoir Tatiana, désormais mariée. Il se rend alors enfin compte qu’il l’aime, et vient se jeter à ses pieds. C’est trop tard : Tatiana, en larmes, lui avoue qu’elle l’aime toujours, mais qu’elle restera fidèle à son mari… Il ne reste plus à Onéguine que ses yeux pour pleurer…

Place à la musique de Tchaikovski, et au célèbre air de la lettre, avec Renée Fleming dans le rôle de Tatiana. J’aime bien la manière dont les instruments à vent parviennent à traduire l’empressement et l’excitation de Tatiana écrivant cette lettre décisive…


Charles Gounod – Faust – Air des bijoux

La Castafiore chante l'air des bijoux, Ah je ris de me voir si belle en ce miroirAvec tout le battage médiatique qui a été fait autour, vous ne pouvez pas ignorer que demain sort le film consacré aux aventures de Tintin… Retombons donc en enfance aujourd’hui, avec cet air que tout le monde devrait connaître, puisqu’il est cher à la Castafiore, qu’on entend souvent chanter « Ah, je ris de me voir si belle en ce miroir… ». Rassurez-vous, la soprano américaine Renée Fleming ne massacre pas la musique ici!

Cet air est tiré de l’opéra Faust de Gounod, dont l’histoire est celle d’un vieil homme qui signe un pacte avec le diable pour retrouver la jeunesse, et pouvoir aimer à nouveau (en l’occurence, Marguerite, qui chante l’air des bijoux…) Vous vous en doutez, en partant sur ces bases, ça ne peut que mal se terminer…

Mais au fait, pourquoi Marguerite rit-elle de se voir si belle (en ce miroir) ? Car Faust, grâce à la magie de Méphisto, lui a offert de superbes bijoux…