Antonin Dvorak – Romance pour piano et violon Op. 11

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèqueLe propre des compositeurs romantiques, c’est de trouver des mélodies ayant pour effet (ou peut-être pour but ?) de nous tirer des larmes… Ainsi en va-t-il de cette romance pour piano et violon Op. 11 du compositeur tchèque Dvorak, où le piano et le violon semblent souffrir ensemble dans leur dialogue mélancolique, et compatir avec nous également…

Malgré ces notes un peu tristes, mais ô combien belles, je vous souhaite tout de même une joyeuse fin de week-end !

Antonin Dvorak – Symphonie N°9 « Du nouveau monde » – 3° Mouvement: Scherzo, Molto Vivace

DvorakAujourd’hui, finissons en beauté la présentation de la symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, avec le 3° mouvement, peut-être le plus énergique.

Le compositeur tchèque, une fois de plus, nous fait entrer dans le monde vaste et sauvage des plaines d’Amérique du Nord à l’époque de la conquête de l’Ouest…

Si cela vous amuse de dénicher les (potentielles) sources d’inspirations des compositeurs (qui n’hésitent pas à reprendre un thème qui leur plaît chez un autre artiste), je vous incite à écouter le morceau Duel of the Fates, tiré de la bande originale du film « La Menace Fantôme » , et composé par John Williams. La rengaine basse jouée avec les cordes est discrète mais joue pour beaucoup dans l’atmosphère de tension du morceau. Et elle ressemblerait pas un peu à un des thèmes du morceau du jour? Mais bon, Williams en fait un usage si génial qu’on ne peut vraiment rien dire ;)

Antonin Dvorak – Symphonie N°9 « Du Nouveau Monde » – 1. Adagio – Allegro Molto

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèqueLorsqu’on dit « neuvième Symphonie », on pense généralement immédiatement à l’oeuvre prodigieuse de Beethoven. C’est un peu injuste pour ce pauvre Antonín Dvořák qui n’a quand même pas démérité avec sa 9° symphonie, dite du Nouveau Monde. Vous vous souvenez, nous vous l’avions déjà présentée, notamment par son sublime 4° mouvement.

Aujourd’hui, écoutons le premier mouvement. L’introduction est douce, mystérieuse: c’est la découverte timide. Puis, au bout d’une minute, un thème brutal nous réveille et nous fait entrer dans l’aventure. S’ensuit une montée par les cordes et les vents qui aboutit au thème principal du mouvement, vers 2’09.

Je m’avance peut-être un peu, mais il me semble que Dvorak donne ici du crédit à la thèse que l’impressionnisme fut également un courant musical (et non seulement pictural). Le génie tchèque alterne les mélodies plus expressives les unes que les autres. Il suffit de fermer les yeux pour entrer dans des scènes de plaines amérindiennes et de vallées du far-west!

Montez le volume à fond! Bonne soirée à toutes et tous!

Antonin Dvorak – Pièces Romantiques – Miniatures

Dvorak

Voilà une jolie pièce que les élèves de conservatoire ont sûrement déjà rencontrée : les « Miniatures » de Dvorak, composées pour trio de 2 violons et alto. On connaît le talent du compositeur tchèque qui, même s’il a vécu dans un courant romantique tardif, parvient tout de même à faire vivre l’esprit de la musique romantique du début XIXe siècle.

Alors qu’il séjournait chez sa belle-mère à Prague, Dvorak rencontra un jeune violoniste amateur, Josef Kruis, et lui proposa de jouer un trio pour cordes (Dvorak lui-même était altiste). Ce projet se conclut avec Terzetto en Do Majeur (Op. 74) mais le morceau s’avéra trop difficile pour Kruis, si bien que Dvorak composa les « Miniatures », beaucoup plus simples, mais non moins belles.

Ci-dessous, le premier mouvement (Cavatina), sûrement le plus célèbre; mais n’attendez donc plus pour découvrir les trois autres mouvements (Capriccio, Romance, Elégie) !

Antonín Dvořák – Concerto pour violoncelle en si mineur, op.104 – 1° mouvement « Allegro »

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèquePar Justine Laneuville – Audituri Te Salutant!

Voici une des œuvres les plus importantes du répertoire d’un violoncelliste. Comme elle n’a pas encore eu l’occasion d’être présentée, commençons par le commencement, soit, le Premier Mouvement.

Antonin Dvorák écrivit ce Concerto pour son ami Hanus Wihan, un des plus célèbres violonistes de sa génération, qui voulu introduire des changements dans la partie solo. Réelle dispute ? Date de la première incompatible ? Probablement un mélange des deux raisons. Quoi qu’il en fut, Léo Stern, un soliste moins connu, le remplaça pour la Première à Londres en mars 1896.

Le premier mouvement consiste en une longue présentation des deux thèmes par l’orchestre. Le soliste se fait désirer et s’impose après 3’30 pour se confronter à l’orchestre dans divers développements avant une reprise de l’orchestre, puis une fin éclatante en si majeur.

Voici une des meilleurs versions de ce concerto avec l’interprétation du violoncelliste français Pierre Fournier (1906-1986).

Pour les âmes mélancoliques romantiques, je ne saurais trop vous conseiller d’écouter sans plus tarder le deuxième mouvement.

Antonín Dvořák – Danses Slaves – Op. 46, danse N°1

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèqueEncore un déluge de feu sur lamusiqueclassique.com aujourd’hui, avec la première danse slave composée par le Tchèque Antonin Dvorak. Né en Bohème, il a alors la quarantaine et fait découvrir à l’Europe les intonations de la musique populaire slave.

Le fait d’aller chercher des thèmes folkloriques dans ses racines ethniques ou nationales est typique de ette époque romantique. Liszt et Brahms avaient en parti bâti leur célébrité par les rhapsodies hongroises!

Vous allez vous régaler avec ce morceau: ça tourne et ça bouge, bref on a envie d’inviter quelqu’un à danser!

On ne peut qu’apprécier la gestuelle et l’apparence du très charismatique chef d’orchestre Seiji Ozawa! Grande, Maestro!

Antonin Dvorak – Le Calme de la Forêt (Waldesruhe)

DvorakPar Henri Y.Q. – Audituri Te Salutant!

Imaginez vous dans les bois : vous vous échappez de toute réalité anthropique pour errer sans direction précise, vous humez les délicates senteurs d’une nature luxuriante, vous vous délectez de l’apaisement dans votre solitude où vous vous retrouvez seul avec votre conscience et vous-mêmes… Vous n’y arrivez pas ? La cacophonie incessante des villes vous en empêche ? Comme c’est triste. Pour y remédier je vous encourage à relire les Rêveries du Promeneur solitaire, ou, si le temps venait à vous manquer, à vous attarder sur le morceau suivant.

Ce morceau, c’est le « Waldesruhe », tiré des Légendes de la Forêt de Bohême, d’Antonin Dvorak, dont la réputation auprès du grand public n’est plus à faire, notamment grâce à la Symphonie du Nouveau Monde, œuvre monumentale aujourd’hui jouée et rejouée à toutes les sauces, dans tous les conservatoires de musique de France, de Navarre et du reste monde. D’ailleurs, vous vous souvenez du dernier mouvement de cette symphonie, où la musique agitée mime l’inquiétude, la nervosité de l’immigré débarquant à New York, de surcroît subjugué par ces immenses buildings érigés en ce début de XXe siècle ? Ça tombe bien : ici, vous avez exactement l’inverse. Dans ce morceau, tout n’est que calme, quiétude, sérénité. Ce morceau, c’est la traduction du ressenti de Dvorak qui erre, sans but, dans une forêt qu’il connaît bien mais dont la majesté des bouleaux millénaires et l’étincellement du soleil déversant sa lueur sur les clairières continuent de le subjuguer.

Je vous offre ici 7 minutes. 7 minutes pour vous délecter des phrasés suaves d’un morceau non moins langoureux, mené à la perfection par le légendaire Yo Yo Ma au violoncelle et le grand Seiji Ozawa à la baguette. 7 minutes pour vous évader de la cacophonie urbaine et du bourdonnement des autres hommes qui vous insupportent, je n’en doute pas. 7 minutes pour vous transporter dans la vaste forêt de Bohême, matrice de moult contes et légendes qui ont, jadis, bercé l’enfance de Dvorak.