Edouard Lalo – Concerto pour violoncelle – 2° mouvement

Edouard LaloUne fois n’est pas coutume, nous avions pris les choses à l’envers en vous présentant en premier le dernier mouvement du concerto pour violoncelle de Lalo. Continuons donc à remonter le courant, avec le deuxième mouvement de ce concerto en ré mineur. Celui-ci nous est ici interprété par Jacqueline du Pré (1945-1987), célèbre violoncelliste britannique, qui fut la femme de Daniel Barenboim. Comme souvent avec la musique romantique, on notera des alternances de passages tristes, gais, ou mélancoliques…

Et si Lalo vous plaît, allez (ré)écouter sa symphonie espagnole!

Edouard Lalo – Concerto pour violoncelle et orchestre – 3° mouvement

Edouard LaloRetrouvons ce soir le compositeur romantique français Edouard Lalo (1823-1892), célèbre pour sa symphonie espagnole que nous vous avions déjà présentée. Ce soir, nous vous faisons découvrir le dernier mouvement de son concerto pour violoncelle et orchestre. Celui-ci commence de manière lugubre, on sent planer quelque chose de funeste, on s’attend au pire… Et pourtant, contre toute attente, le mouvement va soudainement prendre un ton joyeux!

C’est la grande violoncelliste britannique Jacqueline du Pré (1945-1987) qui interprète ici avec brio ce finale.

Ludwig van Beethoven – Trio « des Fantômes » – 2° mouvement

BeethovenEspérons que ce morceau ne vous fera pas si peur que ça, malgré le surnom qu’on lui donne : trio des fantômes/trio des esprits! Quoique, écouté le soir, dans une pièce obscure, il pourrait vous donner quelques frissons… Surtout dans cette très belle interprétation de Jacqueline du Pré (au violoncelle), Pinchas Zuckerman (violon) et Daniel Barenboim (piano).

Pourquoi ce surnom? Car le thème musical qui est développé ici a été retrouvé dans les brouillons du MacBeth que projetait Beethoven, dans une scène réunissant les fameuses sorcières de la pièce de Shakespeare…

Jacques Offenbach – Les Larmes de Jacqueline

Nous commémorons aujourd’hui les 25 ans de la mort de Jacqueline du Pré, dont nous vous avons mentionné le nom à de très nombreuses reprises au fil des 584 articles déjà publiés par nos soins. Peu étonnant, puisque son nom est devenu quasi incontournable dans le milieu de la musique classique dans la seconde moitié du XXe siècle. Enfant prodige du violoncelle, qu’elle commença à étudier à 5 ans, du Pré intégra rapidement les sphères académiques musicales les plus prestigieuses et eut même pour maître Mstislav Rostropovich – souvenez-vous, l’éminent et légendaire musicien qui a joué devant le mur de Berlin avant que celui-ci ne s’effondre… Sa renommée internationale lui vint bientôt, à 17 ans, lorsqu’elle interpréta en tant que soliste le fameux Concerto pour violoncelle d’Elgar – dont je vous recommande au passage la très bonne version avec John Barbirolli et le London Symphony Orchestra. Jouant sur un Stradivarius, le « Davidov », Jacqueline du Pré possède un jeu habile, percutant et énergique, parfaitement adapté à mon avis au concerto d’Elgar qui alterne épanchements élégiaques et fragments suffocants.

Mais, revers de la médaille, la célébrité de du Pré n’est pas étrangère aux aspects mouvementés de sa vie privée : elle fut ainsi l’épouse de Daniel Barenboïm – autre grande figure que nous invoquons souvent  – pour qui elle se convertit au judaïsme et avec qui elle eut une collaboration fructueuse, elle en tant que violoncelliste, lui en tant que pianiste et chef d’orchestre. Elle devint également très amie avec Zubin Mehta et Itzhak Perlman (souvenez-vous de cette vidéo, on la voit), autres « pontes » ! Mais tout conte de fées connaît une fin et, pour du Pré, elle ne fut pas heureuse : la sclérose en plaques qui se déclara en 1971 la fit annuler de nombreuses tournées et la qualité de ses interprétations s’en est ressentie. La maladie l’emporta le 19 octobre 1987. Notez qu’à l’heure actuelle, c’est Yo Yo Ma qui joue sur le « Davidov ».

En guise d’hommage, nous vous faisons partager ce très beau morceau d’Offenbach, dont le titre fait écho au destin tragique de cette soliste prodige. Ne vous fiez pas aux illustrations de la vidéo, le soliste est ici Werner Thomas mais l’intention n’en est pas moins belle. Laissez-vous donc emporter par le phrasé sanglotant de cette pièce et ayez, ce soir, une petite pensée pour Jacqueline…

Camille Saint-Saëns – Le Carnaval des animaux – Le cygne

Je vous propose aujourd’hui d’écouter le Cygne, extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns (1835-1921). Le but poursuivi par Camille Saint-Saëns en composant le Carnaval des animaux était de faire rire, en évoquant différents animaux sur un mode imitatif (écoutez Poules et Coqs par exemple… et si ça ne vous fait pas rire, dites vous que ça amusait les gens à l’époque ;-))

Le Cygne, ici interprété par la grande violoncelliste Jacqueline Du Pré, est sans doute le mouvement le plus connu de cette oeuvre. A l’image de l’animal, mais sans caricature loufoque, ce morceau est empreint de majesté, et d’une très grande beauté… Bonne écoute!