Frédéric Chopin – Concerto pour piano N°1 (intégral)

Kate LiuPar Olivier A. – Audituri Te Salutant!

C’est autant l’œuvre que son interprète qui sont concernées aujourd’hui. Lamusiqueclassique.com avait récemment permis de découvrir, avec une joie profonde, Katya Bunyatishvili. Plus récente, plus enthousiasmante encore fut la rencontre avec la médaille de bronze du concours Chopin 2015, autour du concerto No 1, présenté, une fois n’est pas coutume, dans son intégralité.

A la suite des grands maitres, les Zimmerman, les Lang ou les Li avaient pu, chacun à sa manière, porter l’auditeur jusqu’à ce sommet de la musique romantique, sans qu’aucun l’y laissât comblé au point de ne plus savoir redescendre.

On ne peut donc que partager les sentiments qu’éprouve le chef Kaspszyk, s’arrachant à une étreinte qu’il aimerait sans doute prolonger éternellement, pour rendre Kate à la lumière, et à l’ombre d’un Chopin encore penché sur elle.

Varsovie, éblouie, ne s’y trompe pas : c’est bien l’âme du compositeur, recueillie à ses lèvres mêmes, que ces bras, que ces mains, que ces doigts délivrent, avec une infinie grâce.

Ludwig Van Beethoven – Concerto pour piano N°4 – I Allegro Moderato

Beethoven jeune hommeIl y a 3 ans, nous vous avions présenté le 3° mouvement du concerto pour piano N°4 de Beethoven, rythmé et enjoué. Ce soir, c’est la premier mouvement que nous vous proposons, interprété ici par Mitsuko Uchida, grande pianiste japonaise aux expressions faciales très prononcées! Décidément, nous sommes très « piano » en ce moment.

Ce mouvement n’est pas l’oeuvre la plus connue de Beethoven. Elle vaut pourtant la peine d’être écoutée. Plutôt paisible et réglée comme une mécanique, on la rangerait sans sourciller dans la période classique si certains passages n’étaient déjà trop audacieux pour être confondus avec du Mozart par exemple…

Edvard Grieg – Concerto pour piano en La mineur – 3° mouvement

Edvard GriegLe morceau que nous vous proposons aujourd’hui est le mouvement final du concerto pour piano en La mineur de Grieg, dont nous avions déjà présenté le 1er et le 2° mouvement. Cette pièce du compositeur norvégien est à ranger dans les concertos pour piano qui ont fait date, aux côtés de ceux de Liszt et Rachmaninov notamment. Comme les virtuoses hongrois et russe, Grieg nous livre ici une oeuvre épique qui s’écoute de préférence avec attention (voire les yeux fermés!) pour bien se laisser traverser par le déluge d’émotion que convoie le morceau.

Du début de ce mouvement, dansant, à la conclusion magistrale, laissez-vous emporter!

WA Mozart – Concerto pour clarinette – 1. Allegro

vieille clarinetteBientôt 3 ans après vous avoir présenté le 2° mouvement (adagio) du concerto pour clarinette de Mozart, écoutons aujourd’hui le 1er (Allegro). Dès les premières notes, toute la maîtrise de Mozart saute aux oreilles. Les cordes sautillent et s’unissent les unes aux autres dans des mélodies étrangement dansantes.
Ce n’est qu’au bout de presque 2 minutes que, le chemin ayant été préparé, la clarinette fait son entrée, telle une princesse. S’enchaînent alors des montées et des descentes délicieuses, des rondes et des pirouettes portées par le son si caractéristique de la clarinette.

Ce morceau est un bon remède contre le spleen, gratuit et sans effet secondaire, alors faites tourner :)
Bonne soirée à toutes et tous!

Rencontre avec Mark Kosower et Oh Jee-Won

Mark Kosower and Oh Jee-WonAu Cambodge où j’habite actuellement a eu lieu récemment un concert de Mark Kosower, violoncelliste international et de sa femme Oh Jee-Won, pianiste. J’ai eu la chance de faire partie de l’équipe organisatrice de ce concert qui était donné en faveur d’un projet d’école près de la frontière thailandaise. La salle était petite (environ 200 places) mais comble car les concerts de ce niveau ne sont pas nombreux à Phnom Penh.

Le couple de concertistes a régalé l’audience avec des morceaux choisis parmi les oeuvres de David Popper, Tchaikovsky, Manuel de Falla, Dvorak, Haydn et d’autres… Le Cygne du Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns a été joué en bis, déclenchant un tonnerre d’applaudissements. Le son du violoncelle de M. Kosower était d’une pureté cristalline, un véritable enchantement.

A la fin du concert, j’ai eu la chance de pouvoir discuter avec les protagonistes de la soirée. J’ai notamment pu leur demander de recommander quelques morceaux aux lecteurs-auditeurs de ce blog. Ce sont des pièces que nous n’avions jamais présentées, donc cela tombe bien! Vous allez voir que le concerto pour violoncelle n’est pas des plus accessibles, il m’a fallu plusieurs écoutes pour apprécier… Mais finalement, vous verrez, c’est génial!

Concerto pour violoncelle et orchestre n°2 d’Alberto Ginastera (proposé par Mark Kosower)

Bagatelles de Beethoven (proposées par Oh Jee-Won):

Gerald Finzi – Concerto pour clarinette

FinziPar Marc Leblanc – Audituri Te Salutant!

Quand on parle de Concerto pour Clarinette, on pense souvent à Mozart, voire à Christian Morin. Plus rarement à Gerald Finzi, pourtant une autre référence incontournable du chalumeau.
Finzi est un compositeur britannique du début du XXème siècle passionné par la poésie et la culture des pommes, dont il a même sauvé plusieurs variétés. Son enfance fut parsemée d’évènements douloureux  -des pépins dirait-on- tels la mort de son père, de son ami, de trois de ses frères à la guerre. En outre les poètes dont il met les oeuvres en musique abordent une thématique qui lui est chère, celle de l’enfance innocente corrompue par le monde adulte. Finzi incorpore ainsi dans ses oeuvre un ton élégiaque qui le caractérise.
Son parcours jalonné de rencontres avec Gustav Holst, Ralph Vaughan Williams et d’autres amateurs de compote lui permet de gagner en notoriété dans le paysage musical anglais et d’affirmer son style personnel. C’est en 1959 qu’il compose son concerto pour clarinette, son oeuvre la plus appréciée aujourd’hui. Il est composé de 3 mouvements, empreints de lyrisme et d’un charme contagieux.
Je vous laisse commencer avec l’Allegro vigoroso, qui, même s’il débute de manière assez sombre, laisse la sensualité s’exprimer dès que la clarinette entre en piste et jusqu’à la dernière seconde. Si vous voulez découvrir la suite, passez à l’Adagio ma senza rigore à 7’50 » et enfin à l’Allegro vigoroso à 19’34.
Un morceau idéal pour se détendre, calé dans un fauteuil et l’esprit divaguant dans un verger en fleurs (le verre de Calva en plus est facultatif mais tout autant apprécié !).

WA Mozart – Concerto pour Piano N°17 – Mouvement II Andante

MozartPar Nicolas Quinet – Audituri Te Salutant!

Ce morceau fut composé, selon l’annotation sur la partition de la main du génie, en 1784 (Mozart avait donc 28 ans).

Cette œuvre fut dédiée à Barbara Ployer (une élève de Mozart), et fut vraisemblablement jouée la toute première fois par cette dernière le 13 juin 1784.

Ce concerto assez peu joué, méconnu du commun des mortels est pourtant d’une délicatesse envoûtante.

Ce Andante exprime tous les sentiments intimistes de Mozart bien avant certains de ses chefs-d’œuvre, il suffit d’écouter pour cela ne serait-ce que l’introduction avant l’arrivée du piano.

Par exemple de 0:27 à 01:13 le dialogue saisissant entre la flûte, le hautbois et le basson est tout bonnement d’une pure beauté. La suite n’est que perfection Mozartienne.

Bonne écoute !