Frédéric Chopin – Concerto pour piano N°2 – 2° mouvement – Larghetto

Frédéric ChopinRetrouvons le maître du piano, Frédéric Chopin, dans un des concertos mettant à l’honneur son instrument favori ! Nous vous proposons ce soir l’écoute du mouvement lent de son deuxième concerto pour piano. Après quelques notes d’introduction par les cordes et les vents, le piano entre en scène, comme une douce caresse, impression renforcée par les cordes soutenant discrètement la mélodie et ses trilles délicates…

Martha Argerich, grande interprète de Chopin (elle a notamment remporté le célèbre concours Chopin en 1965), est ici au piano.

Frédéric Chopin – Nocturne Op. 27 N°2

Frédéric ChopinRetrouvons aujourd’hui le grand compositeur et pianiste romantique Frédéric Chopin (1810-1849), dans l’un de ses célèbres nocturnes – dont nous vous avions déjà présenté un certain nombre d’entre eux :

Le nocturne qui nous intéresse ce soir nous plonge instantanément dans une de ces atmosphères magiques propres aux nocturnes, faites d’un mélange de douceur et de mystère, de douleur et de lumière…

Ce nocturne peut-être caractérisé par ses deux thèmes, présentés simplement au début (le premier à l’ouverture, le second 0:33) , puis agrémentés de fioritures toujours plus nombreuses, et modulés par le compositeur tout au long du morceau.

Appréciez la manière dont Chopin perturbe le rythme naturel de la musique, produisant un effet d’accélération, de 2:30 à 2:40…

Appréciez également la délicatesse du travail des deux mains à partir de 4:11, la résolution des harpèges d’une main se mêlant avec celle des harpèges de l’autre, si bien qu’on ne sait plus trop où donner de la tête…

Voici donc ce nocture Op. 27 N°2 par Maurizio Pollini, grand interprète de Chopin.

Frédéric Chopin – Concerto pour piano N°1 (intégral)

Kate LiuPar Olivier A. – Audituri Te Salutant!

C’est autant l’œuvre que son interprète qui sont concernées aujourd’hui. Lamusiqueclassique.com avait récemment permis de découvrir, avec une joie profonde, Katya Bunyatishvili. Plus récente, plus enthousiasmante encore fut la rencontre avec la médaille de bronze du concours Chopin 2015, autour du concerto No 1, présenté, une fois n’est pas coutume, dans son intégralité.

A la suite des grands maitres, les Zimmerman, les Lang ou les Li avaient pu, chacun à sa manière, porter l’auditeur jusqu’à ce sommet de la musique romantique, sans qu’aucun l’y laissât comblé au point de ne plus savoir redescendre.

On ne peut donc que partager les sentiments qu’éprouve le chef Kaspszyk, s’arrachant à une étreinte qu’il aimerait sans doute prolonger éternellement, pour rendre Kate à la lumière, et à l’ombre d’un Chopin encore penché sur elle.

Varsovie, éblouie, ne s’y trompe pas : c’est bien l’âme du compositeur, recueillie à ses lèvres mêmes, que ces bras, que ces mains, que ces doigts délivrent, avec une infinie grâce.

Frédéric Chopin – Ballade N°4

Frédéric ChopinFrédéric Chopin a composé quatre ballades au cours de sa vie. Nous vous avions déjà présenté les deux premières d’entre-elles (la ballade N°1 en sol mineur, la ballade N°2 en fa majeur). Voici ce soir la quatrième ballade : du pur romantisme… Deux thèmes s’y retrouvent, l’un sombre et torturé, l’autre lumineux et plein d’espoir, marqueurs de la musique romantique.

C’est la pianiste géorgienne Khatia Buniatichvili qui interprète ici cette ballade.

Frédéric Chopin – Ballade N°2

ChopinIl y a un bon moment, Henri vous avait déjà présenté la sublime Ballade N°1 en sol mineur de Chopin.

Ce soir, écoutons la deuxième, dont les thèmes sont (peut-être) un peu moins envoûtants que ceux de la première, mais les passages dramatiques sont d’une intensité à couper le souffle et certaines suites d’accords donnent des frissons.

Ce morceau a été dédié par le jeune Frédéric, 27 ans, à son collègue et ami Robert Schumann, 27 ans lui aussi.

L’interprétation du polonais Zimerman est inspirée et inspirante: on croirait voir Chopin réincarné!

Frédéric Chopin – Les 21 nocturnes interprétés par Claudio Arrau

NocturnePar Références Classiques – Audituri Te Salutant!
L’atmosphère profondément intériorisée des Nocturnes, leur aspect de murmure tourné vers soi, à rebours de tout effet spectaculaire, est en fait ce qu’il y a de plus difficile à rendre. L’extrême pudeur et l’extrême poésie d’Arrau qui égrène chaque note, chaque arabesque, chaque inflexion du piano avec une retenue presque douloureuse donnent à ces Nocturnes quelque chose de poignant.Se remémorant, au creux d’une nuit qui pourrait être ultime, les tendresses qui l’ont effleuré, les drames qui l’on griffé, les rêveries qui l’ont bercé, Arrau, à travers Chopin, dialogue avec lui-même et l’on est presque gêné d’être présent.
Son piano, aux sonorités chaudes ou argentées, automnales ou apaisées, est comme un carnet intime sur lequel il note des secrets en se les fredonnant, avec une poignée de souffle qui vient embuer la vitre devant laquelle il veille. Au creux de cette nuit qu’on partage avec lui, c’est toute une vie qui passe en vingt et un poèmes envoûtants qui sont vingts et un chefs d’oeuvres recréés.
Note : La liste et le minutage des Nocturnes sont accessibles dans le descriptif de la vidéo.
Source : Le guide Alain Duault

Frédéric Chopin – Nocturne Op.9 N°3

Chopin jeuneCe soir, retrouvons Chopin et sa virtuosité romantique. Nous avions déjà partagé les deux premiers Nocturnes de l’Op. 9, entièrement dédié à Madame Camille Pleyel, la femme du grand pianiste et fabricant de piano à qui Chopin devait beaucoup. Aujourd’hui, (ré)écoutons le 3° volet de cette sublime trilogie.

Durant toute la première partie, Chopin utilise les effets chromatiques avec une infinie nostalgie. Comme souvent avec le génie polonais, la main gauche joue une base harmonieuse d’arpèges alors que la main droite court librement sur le clavier, produisant ces mélodies qui portent sa signature.
Tout d’un coup, la tonalité change et l’agitato débute: plus d’accords tourmentés, plus de contrastes, plus de violence mélodique.
Puis on retourne à la douceur avec la dernière partie qui s’achève dans une descente de tierces quasi dissonantes, suivie d’un legatissimo exquis de finesse. Excellente soirée à toutes et tous!