Moritz Moszkowski – Caprice espagnol

Voici un petit morceau très technique, issu de la main de Moritz Moszkowski, pianiste et compositeur allemand ayant également eu une carrière de professeur et de chef d’orchestre. Fidèle aux traditions romantiques, il creusa en profondeur l’art du piano concertant cher à Liszt, comme vous pouvez l’entendre avec le morceau ci-dessous, le Caprice Espagnol ! Le début ressemble fort à la sonate K. 141 de Domenico Scarlatti, avec ces mouvements de doigts très rapides… Bref, on n’aurait pas tous eu envie d’être l’élève de Moszkowski :P

Niccolò Paganini – Caprice N°5

paganiniNous vous  avions déjà présenté l’immense violoniste italien Paganini dans l’article sur son fameux caprice n°24.

Poursuivons aujourd’hui avec le caprice n°5, composé au début du 19° siècle, et célèbre pour son extraordinaire vitesse et difficulté technique. La légende veut que Paganini ait été capable de jouer ce morceau sur une seule corde. Les violonistes pourront dire ce qu’ils en pensent dans la partie commentaires en dessous de l’article…

Comme d’habitude, Paganini fait jaillir des flammes de son archet. Et comme d’habitude, Itzhak Perlman est tout indiqué pour nous le faire rencontrer à travers ses notes…

Niccolo Paganini – Caprice n° 24

paganiniDécouvrons aujourd’hui l’oeuvre de l’italien Paganini (1782-1840). Bien qu’il ne soit pas compté parmi les plus grands compositeurs de son temps, il n’en reste pas moins une figure phénoménale de la période romantique. Sa virtuosité était telle qu’aujourd’hui encore, de nombreux spécialistes se risquent à affirmer qu’il est le plus grand violoniste qui ait jamais existé.

Inventeur de nombreuses techniques de jeu, il suscitait avec son archer des émotions rarement éprouvées jusque là et le public en raffolait jusqu’à l’hystérie. Son influence sur la façon de jouer du violon est comparable à celle qu’ont pu avoir Chopin et Liszt sur le piano et Beethoven et Berlioz sur l’art de la symphonie.

Schubert et Liszt, qu’on ne peut suspecter de naïveté en la matière eurent pour lui la plus grande admiration. Celui-ci s’exclama: « Quel homme ! Quel violon ! Quel artiste ! Quelle souffrance, quelle angoisse, quels tourments ces quatre cordes peuvent exprimer ! ». Et celui-là: « Dans l’adagio de Paganini, j’entendis le chant des Anges. On ne verra jamais personne comme lui ».

Découvrons le avec une de ses plus célèbres compositions, superbement interprété par un de ses dignes héritiers, Itzhak Perlman