Alexandre Borodine – Petite Suite – Nocturne

Vous vous souvenez sûrement de Borodine, cet éminent membre du Groupe des Cinq qui, non content d’être un compositeur brillant, cumulait aussi les charges de médecin et de chimiste (il a même été l’auteur de plusieurs traités de chimie)… Qui sait, c’est peut être la science de l’ordre de la nature qui a conditionné son intuition d’habile musicien, capable de faire jaillir d’un agencement nécessaire et suffisant de notes une admirable alchimie…

Si Borodine est surtout connu pour son opéra Prince Igor et ses oeuvres orchestrales, ses écrits pour piano sont également très appréciés. Sa « Petite Suite » se compose de sept morceaux que Borodine a annotés comme étant des épisodes de la vie amoureuse d’une jeune fille. Dans ce « Nocturne » – la dernière pièce – il dépeint musicalement le sentiment de plénitude que la jeune fille éprouve après avoir découvert le bonheur de l’amour.

Cette pièce fut dédiée à la comtesse Louise de Mercy-Argenteau, qui fut une grande amie de Borodine et une grande mécène qui a contribué à faire connaître la musique russe en Europe Occidentale.

Alexander Borodine – Quatuor à Cordes N°2 – 3° Mouvement « Notturno – Andante »

BorodineC’est une délicate mélodie que nous distille ici Alexander Borodine, tantôt triste, tantôt joyeuse… Il faut savoir que Borodine, avant d’être musicien, était chimiste, et que la musique (qu’il a apprise en autodidacte) n’était donc qu’une activité secondaire pour lui… Et pourtant, quel talent!

Si cela vous plaît, je vous invite à aller écouter l’autre morceau de Borodine que nous vous avions présenté sur le site: il s’agit des Danses Polvtsiennes, tirées du Prince Igor.

Alexander Borodine – Le Prince Igor – Danses Polovtsiennes

BorodineAujourd’hui, place à un passage très connu de la musique russe, composé par Alexander Borodine (1823-1887), un membre du fameux Groupe des Cinq, dont nous avons déjà parlé, avec Nikolaï Rimski-Korsakov et Mikhail Glinka.

Bien que ce soit difficile à croire à l’écoute de ce morceau, Borodine était autodidacte et se qualifiait lui-même de « compositeur du dimanche », trop accaparé par son travail de professeur de chimie et sa famille.

Borodine à écrit Le Prince Igor après une étude ethnique et sociologique approfondie de la région des Coumans (peuple apparenté aux Turcs, mais au Nord de la mer Caspienne), où se déroule l’histoire de cet opéra. A l’époque romantique, il était courant de s’intéresser aux thèmes musicaux nationaux et populaires, comme ont pu également le faire Chopin, Brahms et Liszt. Malheureusement, Borodine fut emporté par un infarctus à 54 ans avant d’avoir pu le terminer et ce fut Rimski-Korsakov, encore lui, avec l’aide de Glazounov, qui l’acheva.

Montez le volume et profitez de cette musique aux accents russes si puissants…